Fête nationale

De quoi fêter le 24 juin?

L’opinion de Bernard Landry #20, www.lasemaine.ca, Vigile, 29 juin 2009

« Nous avons de bonnes raisons de célébrer dans la joie notre fête nationale. D’abord le fait d’avoir conservé notre langue et notre culture dans des conditions extrêmement difficiles, démontre un courage et un dynamisme qu’il est nécessaire de fêter. Des peuples valeureux, comme les Écossais, Les Gallois et les Irlandais, ont à toutes fins pratiques perdu les leurs, sous la même pression anglaise à laquelle nous avons victorieusement fait face.

Dans notre cas, en plus d’avoir à résisté à nos puissants colonisateurs qui avaient décidé de nous assimiler -pour notre bien, disaient-ils- nous avons eu à faire face à la formidable pression culturelle états-unienne, une des plus fortes de l’histoire humaine. (...)

Une voix qui porte!

Visionner le discours de Mario Beaulieu lors du Grand Spectacle de la Fête nationale le 24 juin au Parc Maisonneuve : http://www.tagtele.com/videos/voir/40184

Le président du Mouvement Montréal français, remercie 101 fois Mario Beaulieu pour son engagement indéfectible à la défense et la promotion de la langue française.

Luc Thériault, président du Mouvement Montréal français, 22 juin 2009.

« À la veille de la Fête nationale, j’aimerais souligner le dévouement exemplaire de Mario Beaulieu à la défense et à la promotion de la langue française. Sur le terrain de l’engagement politique, et dieu sait si la défense et la promotion de la langue française sont éminemment politiques, il y a malheureusement peu de place pour la reconnaissance. Aujourd’hui, je voudrais rompre avec cette mauvaise habitude et rendre hommage à notre compagnon de lutte Mario Beaulieu.

Fête nationale: Guy A. Lepage dénonce les « cous bleus »

Alexandre Vigneault, La Presse, 18 juin 2009.

« Reprenant une image empruntée au chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, il (Guy A. Lepage) affirme que s'il y a des « rednecks » au Canada anglais, il y a des « cous bleus » au Québec. « Les cous bleus, ils m'écoeurent, dit-il. Je ne veux pas être un cou bleu. Je ne veux pas imposer un dogme de citoyens de première et de deuxième qualité. Ça me pue au nez. » (...)

« Si on dit que la Saint-Jean est la fête de tous les Québécois, ça inclut tout le monde. » (...)

Controverse linguistique autour de la Fête nationale - entrevue Denis Lévesque avec Mario Beaulieu et Françoise Boivin

LCN, 15 juin 2009.
Entrevue de Denis Lévesque avec Mario Beaulieu, président de la Société Saint-Jean-Baptiste et Françoise Boivin, ancienne députée fédérale de Gatineau.
Écoutez l'émission.

L'anglais à la Fête nationale - Baliser l'entrée en piste de l'anglais

Lettre d'opinion de Christian Dufour dans Le Devoir du 22 juin 2009.

Parce que l'anglais n'est en aucune façon une langue comme les autres au Québec, la réticence à ouvrir officiellement la Fête nationale du Québec à des prestations musicales en anglais est très compréhensible.

Rien n'est acquis

Libre opinion, Yves Beauchemin, écrivain, La Presse, 19 juin 2009.

Yves Beauchemin est également membre fondateur du Mouvement Montréal français.

« Cette controverse sur la participation de deux groupes de musiciens anglophones aux fêtes de L'Autre Saint-Jean (L'Autre Singeant?) dans le quartier de Rosemont-La-Petite-Patrie excite bien des esprits. Elle a même créé une scission chez les souverainistes! Leurs adversaires s'en frottent les mains.

Dans La Presse du 15 juin, le chroniqueur Yves Boisvert se montrait cinglant: « Amenez-nous un groupe africain, des rappeurs vietnamiens ou des trombonistes finlandais, on trouve ça mignon comme tout. C'est la Fête nationale! Tout le monde est québécois! Mais un Anglais dans un spectacle secondaire de la Saint-Jean? Quelle répugnante idée... » On conviendra que la question ne porte pas sur le nombre de tounes anglaises ou la durée de ces tounes, mais que nous sommes en pleine symbolique. Une fête nationale n'est pas autre chose. D'où l'émotion.

Mais, en même temps, des réalités bien concrètes s'imposent à nous. Par exemple:

1) Ce n'est pas le vietnamien ou le finlandais qui domine massivement l'Amérique du Nord et exerce une pression écrasante sur les 2% de locuteurs français que nous représentons, mais bien l'anglais.

Anglophones à la Fête nationale - Les souverainistes mécontents

Radio-canada.ca, 19 juin 2009.

« La présence de groupes anglophones à la Fête nationale continue d'alimenter la polémique.

Des souverainistes et défenseurs de la langue française affirment que la présence de ces groupes ouvre une brèche aux fêtes bilingues.

Estimant que la langue officielle des Québécois est le français, ils estiment que la fête de la Saint-Jean-Baptiste doit se dérouler en français.

Lors d'une conférence de presse vendredi, à Montréal, le président du Rassemblement pour un pays souverain, Benoît Roy, a affirmé que la Fête nationale est rassembleuse et inclusive, puisqu'elle invite les anglophones et toutes les communautés linguistiques à s'intégrer et à fêter, mais en français.

L’anglais à la Fête nationale

Pierre Dubuc, directeur, L’Aut’Journal, 18 juin 2009

(...) « Tout comme on ne devrait pas se surprendre que les milieux anglophones de Montréal aient saisi au bond la mini-crise provoquée par la décision d’interdire la présence de groupes chantant en anglais, à une célébration de la Fête nationale dans le quartier Rosemont, pour avancer la pièce du bilinguisme sur l’échiquier de la bataille linguistique.

Avec la vitesse de l’éclair, The Gazette et des porte-parole comme Jack Jedwab, vite relayés par le justicier Boisvert et le mercenaire Lagacé de La Presse, se sont mis à traiter de xénophobes, racistes et fascistes les responsables de cette décision et ceux qui les appuyaient.

Pendant que les souverainistes discouraient sur le « bon usage des crises », dans la foulée des déclarations de M. Parizeau, les fédéralistes montraient leur savoir-faire et leur maîtrise de « la stratégie du choc », telle que si bien décrite par Naomi Klein.

Penauds, naïfs ou niais – on vous laisse les départager – les leaders souverainistes ont salué cette nouvelle victoire contre « l’exclusion », au grand plaisir des éditorialistes de The Gazette et de La Presse qui ont applaudi leur « ouverture » et leur « modernité ».

Merci à la technopole Angus, au Red Lignt et à Christian Yaccarini qui prône l'anglais dans Montréal et dans Rosemont

Simplement vous dire que je vis dans Rosemont, je que travaille dans Rosemont. Que je suis un souverainiste mais que je ne suis pas d’accord avec l’exclusion d’un groupe de québécois anglophone de la fête nationale.

Christian Yaccarini

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