Communiqué publié sur CNW Telbec le 1 février 2012
Le porte-parole du Mouvement Montréal français (MMF), Denis Trudel, et le président du Mouvement Québec français, Mario Beaulieu, invitent les médias à une conférence de presse pour présenter un éventail d'artistes québécois provenant de tous les milieux des arts de la scène qui se mobilisent avec passion pour dire, déclamer, chanter, danser, rythmer, rire, slammer leur amour de la langue française lors d'une manifestation-spectacle organisée par le MMF sur le thème « J'aime ma langue dans ta bouche » le samedi 4 février prochain au Cabaret Le Lion D'Or pendant 12 heures : de midi à minuit.
Cette conférence de presse se tiendra avec plusieurs artistes québécois d'ailleurs et d'ici :
Le jeudi 2 février 2012 - 10h
Maison Ludger-Duvernay
82 rue Sherbrooke Ouest, Montréal
Les artistes qui participeront au spectacle par des prestations de musique, de chanson, de poésie, d'humour, de théâtre, de slam sont : Karim Akouche, Alecka, Jacques Archambault, Yves Beauchemin, Christian Bégin, Sylvaine Bellec, Daniel Boiteau, Lyne Cadieux, Patrice Coquereau, Pierre Curzi, Joël Desrosiers, Boucar Diouf, Julie Dirwimmer, Elkhana, Céline Faucher, Hélène Florent, Fouad, Lucien Francoeur, Denis Gadoury, Danny Gilmore, Imane, Inte-ya, Gary Klang, Michelle Labonté, Manon Leriche, Kim Lizotte, Jacques L'Heureux, Hélène Major, Les Oeuvriers, Marie Ouellet, Tassadit Ould-Amouda, Luc Picard, Paul Piché, Romain Pollender, Sylvie Potvin, Ananda Prasad, Geneviève Rioux, Geneviève Rochette, Gabriel Sabourin, Marc Sauvageau, Tassut, Marie Tifo, Denis Trudel, Guillaume Wagner, etc.
Article publié sur Canoé le 31 janvier 2012
Le vérificateur général du Canada dit suivre des cours de français intensifs en marge de son travail.
La nomination de Michael Ferguson à ce poste, l'automne dernier, avait provoqué une controverse puisque l'homme est unilingue anglophone.

Mardi matin, lors de sa première sortie publique après sa comparution devant un comité du Sénat, M. Ferguson a expliqué qu'il se soumettait à deux heures de cours de français chaque jour, en plus de faire quelques exercices à la maison le soir venu.
Selon le vérificateur général, l'apprentissage de la langue française n'affecte pas son rendement au travail. Il a néanmoins avoué avoir trouvé pénible toute la polémique entourant sa nomination. Il s'est même demandé à quelques reprises s'il tenait vraiment à exercer les fonctions de vérificateur.
Article d'André Dubuc publié dans La Presse le 31 janvier 2012

Une question d'accent
L'assemblée a connu une longue période de questions, animée par Yves Michaud. Il a d'abord demandé au président exécutif du conseil, Pierre H. Lessard, de considérer la réintroduction de l'accent aigu sur la bannière Metro au Québec. «Metro n'existe pas en français. C'est un mot anglais», a-t-il dit. M. Michaud a déposé une plainte à l'Office québécois de la langue française à ce sujet.
M. La Flèche a répondu que METRO, en majuscules et sans accent, est une marque de commerce enregistrée depuis des décennies. Metro dit se conformer à la loi 101.
Par ailleurs, M. Michaud a proposé un amendement à la proposition de modifications aux statuts de Metro concernant le lieu de l'assemblée des actionnaires. Metro, comme CGI et Cogeco, ajuste ses statuts pour se donner la possibilité de tenir l'assemblée hors Québec comme le permet la nouvelle loi sur les sociétés par actions. M. Michaud demandait à ce qu'on ajoute, «là où le nombre d'actionnaires le justifie». Son amendement a été battu lors d'un vote à main levée.
Article de François Pouliot publié dans le journal Les Affaires le 31 janvier 2012

Alors que Metro refuse d'ajouter un accent à son appellation pour la franciser au Québec, la société Quebecor pourrait prochainement franciser la sienne afin d'avoir une marque mieux adaptée au paysage linguistique québécois.
"Je vous confirme que Quebecor et sa filiale Quebecor Média ont entrepris il y a plusieurs semaines déjà une réflexion qui les mèneront à recommander à leurs conseils d'administration et à leurs actionnaires respectifs de considérer l'ajout d'une version française au nom Quebecor par l'ajout d'un accent aigu", a indiqué par courriel aux Affaires le vice-président aux affaires corporatives et institutionnelles de Quebecor, Serge Sasseville.
Monsieur Sassevile a insisté sur le fait que les modifications étaient sujettes aux approbations des conseils d'administration et des actionnaires.
La recommandation de Quebecor survient au moment même où Metro est attaquée par l'activiste Yves Michaud qui lui demande de franciser son nom au Québec en lui ajoutant un accent aigu.
Monsieur Michaud a déposé une plainte à l'Office de la langue française du Québec où il allègue que le mot "metro" n'est pas français et uniquement anglais.
La direction de l'épicier indique quant à elle que "Metro" n'est ni un mot français, ni un mot anglais, mais une marque de commerce qu'elle a toujours utilisée et qui n'a jamais été accentuée.
Article de Gérard Samet publié sur Argent le 31 janvier 2012
Le Robin des banques cible Metro. Yves Michaud sera présent et entend intervenir avec vigueur lors de l’assemblée des actionnaires de Metro. Objet de sa colère? La défense de la langue française.

Le Robin des banques cible Metro. Yves Michaud, le fondateur du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (Médac) est sur tous les fronts de la défense des actionnaires. Sa prochaine bataille se déroulera lors de l’assemblée générale du groupe Metro Richelieu.
Yves Michaud sera présent et entend intervenir avec vigueur lors de l’assemblée des actionnaires de Metro. Objet de sa colère? La défense de la langue française.
Il vient de déposer une plainte devant l’Office québécois de la langue française (OLF) pour non-respect de la Charte de la langue. «Metro, sans accent aigu sur le e, n’existe pas dans le dictionnaire, rage Michaud. Il s’agit d’un mot français qui prend un accent. C’est grave de déformer ainsi le nom d’une entreprise québécoise d’origine, qui dessert une majorité de clients francophones et dont les actionnaires sont majoritairement québécois».
Article de Don MACPHERSON The Gazette (Montreal) publié dans Vigile le 28 janvier 2012
La minorité dominante s’excite ! Pour Mac, être souverainiste équivaut à être anti-anglo ! Elle est bien bonne. Le mouvement souverainiste est un mouvement de libération nationale, sortir du Canada, et un mouvement identitaire, renforcer l’identité française des Québécois. C’est introduire de la “volonté politique” dans la suite des choses. Plutôt que de s’abandonner bêtement au marché des langues, à l’utilitarisme linguistique, comme le souhaitent la Gâzette et ses larbins. Tenter de culpabiliser les défenseurs de la culture nationale, c’est à la fois ridicule et révélateur de convictions anti-démocratiques, voire pré-fascistes.
On Star Académie, Julie Snyder makes an unfair and gratuitous attack on Quebec anglophones - and no one bats an eye

Pierre Karl Péladeau’s Quebecor media empire is spreading its minority-baiting for profit, from the pages of the yellow rags that five years ago gave Quebec the religious-accommodations issue, to primetime television.
If Quebecers won’t turn out for nationalist demonstrations, then Péladeau’s wife, Julie Snyder, and his TVA network will deliver the pro-sovereignty and anti-English messages to them as entertainment.
The equivalent of one out of every three men, women and children in French Quebec watched last Sunday’s 2½-hour fifth-season premiere of TVA’s Star Académie talent contest.
What they expected was escapist entertainment, an Idol-style competition of songs and sob stories from young unknowns, with added guest stars.
Le président du Mouvement Québec français (MQF), Mario Beaulieu, félicite Yves Michaud, fondateur du Mouvement d'éducation et de défense des actionnaires MÉDAC), qui a saisi l'Office québécois de la langue française (OQLF) d'une plainte concernant l'anglicisation de la marque de commerce Metro, par le retrait de l'accent aigu que portait la marque auparavant. Yves Michaud entend intervenir à l'Assemblée annuelle des actionnaires de Metro inc. qui aura lieu :
le mardi 31 janvier 2012, 11 h
Centre Mont-Royal
2200, rue Mansfield, Montréal
Mario Beaulieu entend appuyer M. Michaud lors de cette assemblée. Le président du MQF estime «qu'une marque de commerce en français constitue un avantage concurrentiel assuré au Québec, tout en respectant le statut du français en tant que langue commune et de travail.» Il compte faire valoir que « L'usage du français en tant que langue de travail et des milieux financiers au Québec est un facteur de développement économique. Il contribue aux échanges économiques entre toutes les régions du Québec. C'est un facteur déterminant de l'intégration et du taux de rétention des nouveaux arrivants et des allophones à l'espace socio-économique québécois. Pour ces raisons pragmatiques, sinon par fierté, les entreprises québécoises devraient assumer un rôle de chef de file dans la francisation des milieux de travail au Québec. »
Article de Luc Papineau, enseignant et coauteur du Grand mensonge de l’éducation publié dan le Devoir le 31 janvier 2012
Depuis quelques mois, de nombreux enseignants du primaire publient dans les journaux des lettres pour exprimer leur mécontentement quant au projet d’anglais intensif à la fin de la sixième année. En tant qu’enseignant de français de première secondaire, je m’interroge sur les connaissances et les compétences de mes prochains élèves en français, mais aussi dans les autres matières, si on leur retire la moitié de leur dernière année du primaire pour la consacrer à l’enseignement de l’anglais.
Je comprends mal aussi que bien des parents soient obnubilés par ce mirage d’enfants bilingues et oublient que ce projet du ministère de l’Éducation créera de nombreux problèmes avec lesquels ils devront vivre et dont, manifestement, ils sous-estiment la gravité.
Ainsi, au cours de sa sixième année, un enfant aura donc au moins deux enseignants à tour de rôle. À ce que je sache, n’est-ce pas ces mêmes parents qui se plaignent du manque de stabilité du personnel enseignant?
Entrevue de Mario Beaulieu à l'émission Mise à Jour Montréal de canal Vox le 26 janvier 2012
Quelle place pour l'anglais dans nos écoles primaires?

- Entrevue avec Angela Mancini, présidente de la Commission scolaire English-Montréal
Site web de la CSEM: www.emsb.qc.ca
- Reportage de Cynthia Noury, qui visite la seule école primaire bilingue (privée) de Montréal, l'École Bilingue Notre-Dame de Sion
Site web de l'École Bilingue Notre-Dame de Sion: www.ebnds.ca
- Entrevue avec Micheline Schinck, présidente de la SPEAQ, la Society for the Promotion of the Teaching of English as Second Language in Québec et Mario Beaulieu, président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal
Spectacle J'aime ma langue dans ta bouche, samedi 4 février 2012 de midi à minut au Lion d'Or, rue Ontario à Montréal. Plus d'infos sur la page Facebook de l'évènement
Le sujet vous passionne? Réagissez en direct sur Facebook ou sur Twitter avec le mot-clic #majmtl
Article de Pierre Gauthier publié sur Vigile le 28 janvier 2012
En consultant l’horaire du cinéma Odyssée de Chicoutimi, je découvre par hasard qu’il y a des représentations de film en anglais à chaque jeudi !

Surpris, je fais alors une petite recherche, et je découvre qu’une « entente » a été adoptée entre la direction du cinéma et la base de Bagotville.
L’annonce officielle indique que des rénovations sont en cours dans le cinéma anglophone de la base militaire, et que l’accommodement n’est que temporaire.
http://www.courrierdusaguenay.com/Actualites/2011-11-25/article-2815197/...
Mais sur la page facebook de la base, on apprend que le cinéma de la base sera plutôt fermé DÉFINITIVEMENT pour des raisons de compressions budgétaires ! Conclusion, il sera désormais possible de voir des films en anglais en permanence à Chicoutimi !
Article de Caroline Proulx - Professeure au Département de français et de lettres du cégep Ahuntsic publié dans Le Devoir le 28 janvier 2012.
À RETENIR
«Le Canada français, culture agonisante et fatiguée, se trouve au degré zéro de la politique. Ceux qui ont réussi en politique au Canada français, ce sont les a-nationaux, c'est-à-dire ceux qui "représentaient" le mieux ce peuple déréalisé, parcellisé et dépossédé par surcroît.»
— Hubert Aquin, La fatigue culturelle du Canada français.

Bris de dialogue
Oui, je peux me dire indépendantiste et probablement souverainiste, une indépendantiste mi-trentenaire qui a échappé — pas complètement apparemment — à un certain cynisme, mais je suis à mon tour fatiguée. Il m'apparaît clair que le fait que je sois «indépendantiste», tout comme d'autres encore sont fédéralistes, autonomistes, capitalistes, environnementalistes, automobilistes ou socialistes, semble servir souvent d'argument pour briser le dialogue.
Faute de véritable discussion entre nous, une discussion, j'entends, au-delà de la pure démagogie et de l'enfermement idéologique ou encore émotif, je m'interroge comme d'autres l'ont fait. Bien entendu, l'émotion est intriquée à la discussion, on n'y peut presque rien bien souvent. Être ceci ou cela, croire, par exemple, en l'indépendance politique du Québec ou en la Confédération canadienne, est partie prenante de notre subjectivité.
Elle l'est tout autant de notre histoire personnelle, de nos affects les plus profonds qui remontent à notre héritage familial et à nos sacro-saintes origines. C'est compliqué. Toujours est-il que de se définir comme ceci ou cela ne sera jamais une raison pour ne pas discuter en toute bonne foi de l'avenir du Québec, tout comme du sens qu'a pour nous le Canada. C'est une question de bon sens, mais qui ne trouve pas de réponse réelle dans le discours politique et intellectuel des dernières années. Rien de nouveau, mais c'est fatiguant.
Article de Tania Longpré, enseignante en francisation à la CSDM publié dans La Presse le 27 janvier 2012

Cette semaine a été marquée par une publicité conjointe de syndicats d'enseignants montréalais, qui s'unissent dans le but de protester contre le projet d'implanter unilatéralement le bilinguisme dans les classes de sixième année du primaire au Québec. Ce cri du coeur peut se définir ainsi: l'instauration du bilinguisme dans ces classes est une aberrance notoire.
L'idée qui émane des hautes sphères du ministère de l'Éducation semble, au premier abord, fort alléchante pour les parents: à même les budgets du système d'éducation publique, nous bilinguiserons vos enfants! En résumé, la méthode consiste à rapporter le contenu pédagogique, s'échelonnant actuellement sur une période de 10 mois, sur cinq mois. Offrir le même enseignement en moitié moins de temps!
Il va de soi que si votre enfant a des capacités scolaires exceptionnelles, il pourra très bien réussir cet exploit. Dans les faits, il s'avère que la méthode préconisée n'est ni facile et ni idéale.
Les tenants de cette méthode, qui conseillent actuellement le ministère, précisent à cet effet qu'afin d'évoluer dans la mouvance mondiale, les jeunes du Québec doivent apprendre à la fois l'anglais et le français. On va jusqu'à dire que l'apprentissage de l'une renforce celle de l'autre.
Au plan linguistique, le gouvernement semble oublier quelques petits détails. D'abord, les deux langues les plus parlées dans le monde actuel sont le mandarin et l'espagnol. Or, il n'y a aucun programme éducatif aussi poussé qui donne la possibilité aux enfants d'apprendre ces deux langues. On sait que l'espagnol, une langue qui ne cesse de prendre du galon, est plus facile à apprendre pour un locuteur francophone, du fait qu'elle découle également du latin. Cette lacune me semble plus importante encore que la déficience de l'anglais chez nos enfants, la langue de Shakespeare étant déjà massivement enseignée dans nos écoles.
Blogue de Philippe Daoust publié sur Les Rendez-Vous De La Francophonie le 21 janvier 2012

Je vous présente aujourd’hui un reportage qui pourrait bien être la réponse aux coûts élevés du bilinguisme au pays! La Société Radio-Canada aurait-elle trouvé la solution miracle pour réunir les deux communautés linguistiques? Gardons le sourire et explorons cette possibilité!

Il est clair que si tout le monde parlait la même langue, les Canadiens pourraient économiser des millions de dollars! Bon, d’accord, il faudrait investir un peu pour amener toute la population à adopter le Chiac. Why not y réfléchir a little more?
Mais j’y pense, le Chiac ne serait pas l’unique solution! Le politicien Justin Trudeau avait récemment trouvé le moyen de rapprocher, lui aussi, les deux solitudes linguistiques en les réunissant l’une dans l’autre. Et que dire d' Elvis Gratton qui écrit directement « en bilingue pour sauver du temps »?
Un peu de sérieux!
Que l’on soit d’accord ou non avec les montants investis pour permettre aux minorités francophones et anglophones du Canada de recevoir des services dans leur langue,l'étude de l'Institut Fraser publiée cette semaine aura eu le mérite de relancer le débat et de soulever des questions pertinentes auxquelles on ne prend pas toujours le temps de réfléchir…
La question du français
René Angelil a tenu à revenir sur la question du français qui fut soulevée dimanche dernier lors du premier gala. Les jeunes candidats qui devaient chanter pour sauver leur place l'ont fait en anglais. Ce qui a un peu surpris le directeur.
« Juste avant de déclarer sur scène, j'ai prévenu les autres professeurs et je leur ai demandé leur avis. Ils étaient tous aussi d'accord. Donc je crois que lorsque tu participes à un concours comme Star-Académie, tu dois chanter en français »
Article de Robert Emery Prud'homme - Professeur de chimie à l'Université de Montréal publié dans Le Devoir le 26 janvier 2012

En anglais
Dans les colloques, conférences et symposiums, s'il va de soi qu'une conférence prononcée par un chercheur québécois dans un forum international à Los Angeles ou à Kyoto soit en anglais, elle sera également en anglais, sauf exception, au Québec, en France et en Belgique wallonne. Quel que soit le lieu de la conférence, quand il s'agit d'une conférence internationale où les francophones forment une minorité, en compagnie de minorités allemande, italienne, espagnole, portugaise, japonaise, chinoise, coréenne, etc., pour que la rencontre ait un sens, pour pouvoir travailler ensemble, il faut se comprendre. Et pour se comprendre, il faut une langue commune. Aujourd'hui, c'est l'anglais. Autrefois, c'était le latin. Demain, ce sera peut-être le chinois.
Mais tous les colloques ne sont pas internationaux. Il y a aussi des colloques canadiens, qui se tiennent régulièrement au Québec ou, en France, des colloques nationaux. En France, on entend de moins en moins de français dans ces colloques scientifiques. Au Québec, un grand nombre de ces colloques sont parrainés par un organisme canadien soi-disant bilingue comme le CIGRE (Conseil international des grands réseaux électriques) dont nous parle Le Devoir. Ces organismes n'ont souvent de français que le nom et, conséquemment, leur site Web ne comporte pas toujours de version en français; quand il y en a une, si on s'y promène, on finit par tomber sur une section non traduite ou, pire, écrite dans un français approximatif.
Article de Manon Cornellier publié dans Le Devoir le 21 janvier 2012
Lorne Gunter, du National Post, s'émeut des sommes en jeu: 2,4 milliards de dollars dépensés annuellement par le fédéral et les provinces. À son avis, cela ne vaut le coup que dans deux provinces, le Québec et le Nouveau-Brunswick, où les unilingues de langue minoritaire représentent plus de 1 % de la population. Pour les autres (tous francophones évidemment et moins nombreux souvent à cause de décisions passées destinées à accélérer leur assimilation), Gunter ne suggère rien. Il se contente de faire la liste par province du nombre de personnes s'exprimant uniquement dans la langue de la minorité et s'indigne de voir certaines provinces dépenser des millions pour répondre à une poignée de citoyens, tenant pour acquis que les francophones bilingues ne comptent pas dans l'équation, comme s'ils n'avaient pas le droit d'être servis dans leur langue. En même temps, il dit que toutes ces politiques sur les langues officielles n'ont rien donné puisque le niveau de bilinguisme n'a pas augmenté dans la population anglophone. Des francophones, il ne dit mot. Mais si le taux de bilinguisme n'augmente pas, cela ne veut-il pas dire que le besoin demeure entier d'avoir accès à des services dans sa langue?
Entrevue de Mario Beaulieu avec d’Isidore Grao pour La Voix De Cartier publié le 24 janvier 2012

IG : Croyez-vous que la langue en tant que véhicule principal de communication soit un élément déterminant pour une nation ? Ou ne croyez-vous pas qu’il fasse apporter aux citoyens un supplément d’âme aux travers des valeurs telles que la solidarité, et ce dès leur jeune scolarité ? Par exemple, en développant davantage l’éducation de l’histoire de leur pays et de la géographie afin de transférer les traditions et de pouvoir ainsi créer des éléments de cohésion.
MB : La langue française est le véhicule de la culture québécoise. La Société Saint Jean-Baptiste depuis 1834 a aussi mené plusieurs batailles pour que l’on maintienne l’enseignement de l’histoire. Pour un peuple ne pas connaître son histoire c’est comme être amnésique pour la culture et l’identité nationale. Il y a eu un affaiblissement de l’enseignement de l’histoire. Même à l’heure actuelle dans les universités québécoises il n’existe aucune chaire d’histoire du Québec. On enseigne très peu l’histoire politique. Il y a peut être une certaine forme de tabou. Les jeunes québécois perdent petit à petit leur identité nationale. Il y a malgré tout des études qui démontrent que les jeunes québécois se considèrent de plus en plus comme québécois avant d’être canadiens. Le gouvernement fédéral, notamment par le financement de chaires de recherches du Canada a cherché à évacuer l’enseignement de l’histoire nationale des écoles. La société Saint Jean- Baptiste contribue fortement à relancer une coalition pour l’histoire du Québec. Celui-ci vise à renforcer cet enseignement à tous les paliers de l’enseignement et de l’éducation Québécoise. Ceci est fondamental.
Article de Reine Côté publié dans Branchez-Vous le 24 janvier 2012
Afin de rappeler aux gens l'importante place du français dans la culture québécoise, le Mouvement Montréal Français tiendra une manifestation-spectacle ayant pour thème J'aime ma langue dans ta bouche au Cabaret Lion d'Or samedi, le 4 février, en compagnie d'une foule d'artistes.

Le comédien Denis Trudel, porte-parole du Mouvement Montréal Français, promet un événement «Amusant, poétique, engagé, festif, intelligent, original et, si possible, historique!».
«La langue française, c'est le véhicule de la culture québécoise, c'est le coeur de l'identité du peuple», insiste-t-il.
Article de Pierre Tremblay publié sur Vigile le 23 janvier 2012
Ce projet va à l’encontre de la Charte de la langue française et bafoue les droits des francophones de recevoir leur enseignement en français.
Est-ce que projet ne va pas à l’encontre de la constitution canadienne qui reconnaît le français comme langue officielle donc par le fait même, donne le droit aux citoyens où le nombre le justifie de recevoir une éducation gratuite en français ?
Si je comprends bien le gouvernement, celui-ci s’attaque au coeur de la Charte de la langue française, la loi 101 de façon détournée soit l’obligation des enfants dê suivre un enseignement en français au Québec. On veut ainsi créer une brèche.
Étant donné que la charte empêche les francophones d’aller à l’école anglaise alors pourquoi ne pas rentrer l’anglais dans les écoles françaises !
Je suis donc certain que le gouvernement ne peut agir de cette façon sans changer la loi 101 concernant la langue d’enseignement.
Le gouvernement n’a pas le droit de priver une personne de l’école dans sa langue maternelle. C’est illégal et anticonsitutitionnel.
Article de Jean-François Vallée publié sur Vigile le 22 janvier 2012
Le danger concret de l’assimilation
Nulle part dans les liens qui ont été transmis aux comités de parents il n’est rappelé que l’école québécoise n’a que la responsabilité d’enseigner les bases de la langue seconde afin que les élèves puissent l’utiliser de façon fonctionnelle. Que cette « maitrise parfaite » soit différée jusqu’à la fin du secondaire n’a rien de scandaleux. L’école n’a pas à faire de tous nos enfants, de « parfaits » bilingues mur à mur, sans exception aucune. Les exemples des Acadiens ou des autres Canadiens français suffisent à montrer que dès que tout un peuple devient « parfaitement » bilingue et subjugué par sa langue seconde, sa propre langue recule. Combien d’anglophones du Nouveau-Brunswick suivent des cours de français intensif ? Et au Manitoba ? Ces chiffres n’intéressent pas le MÉLS.
Comme l’a démontré une étude de l’IRFA, c’est au secondaire et au collégial que les jeunes deviennent des consommateurs de biens culturels, et leurs choix sont déterminants pour ceux qui suivront dans leur vie. Livres, CD, DVD ; tout cela existe en version anglaise. Veut-on vraiment que, dans 10 ou 20 ans, nos enfants « parfaits bilingues » ne s’abonnent qu’à des magazines en anglais, réclament des films en version originale anglaise, trouvant intolérable la voix des traducteurs ? Ce que les anglophones appellent l’acculturation sera alors bien enclenché.
Lettre d'Hubert Charbonneau publié dans le Devoir le 23 janvier 2012
Le président du Club de hockey Canadien, Monsieur G. Molson, déclare qu'il «supporte» le bilinguisme. On lui pardonnera l'anglicisme, d'autant que la plupart des Québécois de langue française en usent et en abusent. Qui n'est pas pour le bien? Quoi de mieux pour un individu que de parler deux langues, surtout au Québec? Mais ce qui est bien pour un individu ne l'est malheureusement pas forcément pour une population. Que nous apprend en effet l'histoire? Que dans les cas de vrai bilinguisme, c'est finalement la langue de la majorité qui finit toujours par l'emporter à plus ou moins long terme.
Des exemples, il n'en manque pas: la toute-puissance du latin des envahisseurs romains a laminé le parler celtique des Gaulois, l'anglais a écrasé le gaélique en Irlande et en Écosse et le gallois au pays de Galles; le français a terrassé, entre autres, le breton, le basque, le catalan, le provençal et le flamand sur le territoire de l'Hexagone, etc. Or, au Canada, c'est l'anglais qui domine. Qu'arrivera-t-il au français minoritaire? Libre à chacun de tirer sa conclusion, mais l'avenir semble pour le moment inéluctable.
Article de Sinede publié sur RDS.ca le 21 janvier 2012
Comment réagirait-on si en République Tchèque on nommait un entraîneur qui ne parlerait aucun mot tchèque? On dirait que ces joueurs étrangers (comme Spacek) ne sont pas conscient du fait que de venir jouer ici au Québec revêt un caractère particulier. En ce sens que nous sommes tolérants à leurs égards, on accepte qu'ils nous parlent en anglais et ce, sans même se forcer d'apprendre quelques mots en français. En plus, on les vénère, les adule et sont les idoles d'un peuple. On est très tolérant
Pourquoi ces athlètes venus d'ailleurs se soucieraient de parler une langue qui n'est pas leur langue de travail? Ils n'en n'ont une aucune envie et sont très loin de la réalité québécoise. C'est dommage que ces joueurs assez bien payés se fichent du fait français. Pas grave, on continue quand même de les encourager, de les dorloter et même d'acheter des chandails avec leur nom dans le dos!
Alors monsieur Spacek, quand vous dites "Et toute cette merde (crap) à propos d'un entraîneur qui parle français, ça n'aide vraiment pas à gagner des matchs" vous devriez garder ces commentaires pour vous. C'est faire preuve de très peu de classe face à vos anciens partisans ainsi qu'à votre ancienne équipe qui vous a accordé un faramineux contrat...
Voir sur RDS.ca
Article de Michel Moisan et de Gérald Paquette publié dans Canadian University Press le 20 janvier 2012
La progression de l’anglais comme langue de communication à Montréal, métropole du Québec, est un fait avéré depuis quelques années et qui semble aller en s’amplifiant. Plutôt que de vous laisser envahir par la morosité ambiante à ce sujet, ce petit guide vous propose une ligne de conduite de tous les jours, dans le sens de l’affirmation du français comme langue de communication et, particulièrement, dans le domaine de vos choix comme consommateur. Si un mouvement collectif dans ce sens se dessinait, les commerçants/sociétés ne manqueraient pas de s’en apercevoir et d’ajuster leur politique d’étiquetage, de langue de travail.
Il s’agit de nous responsabiliser en tant que consommateur vis-à-vis de cette situation. En même temps, une telle attitude quotidienne serait de nature à relever notre degré de conscience sur la question linguistique… Un tel comportement va manifestement beaucoup plus loin que simplement exiger, à l’occasion, un vendeur/serveur parlant français.
Ce petit guide a été conçu à l’intention de tous ceux et celles qui souhaitent conserver au Québec son caractère de société très majoritairement francophone. Voici quelques suggestions de pratiques linguistiques à adopter pour y contribuer.
Article de Christian Ouellet publié dans le Soleil le 22 janvier 2012

Ça y est, le bouclier est levé. Il fallait s'y attendre et c'est normal. Tout changement, quel qu'il soit, apporte son lot de craintes, parfois justifiées, parfois fabriquées. Peut-on publier des résultats de recherches qui montrent le bien-fondé de cette mesure là où on en fait l'expérience - au Saguenay-Lac-St-Jean - et ce, même pour les élèves en difficulté et dans les milieux dits défavorisés? Qu'ils se lèvent et qu'ils parlent, qu'il nous montrent, qu'ils nous prouvent.
Imaginons un instant le portrait d'un enseignant d'anglais de 6e entrant en classe en s'adressant aux élèves uniquement en anglais. Il ne leur fera pas seulement la conversation pendant cinq mois en anglais, je l'espère. Il présentera donc des contextes spécifiques d'apprentissages, car c'est comme cela que l'on apprend. Ces contextes peuvent se rapporter à l'histoire, la géograghie, les religions dans le monde, les arts, les sciences, la mathématique, la culture, le sport, etc. C'est comme si on pensait qu'une langue seconde s'apprend différemment de la langue maternelle et que les compétences autres que celles de s'exprimer oralement étaient totalement évacuées. Je comprends les craintes pour les élèves qui éprouvent déjà des difficultés avec le français, mais à ce que je sache, cette langue est l'une des plus difficiles à apprendre. Comment se fait-il alors que dans d'autres pays, tout cela se fait naturellement et on ne remet pas cela en question?
Là ou je m'inquiète, c'est que l'on a déjà de la difficulté à protéger le français comme langue de travail, d'affichage, moteur de notre culture; et que peu de gens semblent se préoccuper du fait qu'il faudra redoubler d'ardeur pour éviter que le français disparaisse ou devienne un dialecte. Pour le reste, j'ai toujours fait confiance à la capacité des enfants de s'adapter à différentes situations dans différents contextes.
Article d'Henri Marineau publié dans Vigile le 20 janvier 2012
Hydro-Québec est soumise à la « politique gouvernementale relative à l’emploi et à la qualité de la langue française dans l’administration ». Le personnel d’Hydro-Québec peut « s’exprimer dans une autre langue que le français lorsque la conférence ou l’allocution est prononcée au Québec devant un auditoire international », a fait valoir Louis-Olivier Batty. Cette position est conforme à une des dispositions de la politique gouvernementale.
En revanche, une autre disposition de cette politique stipule que, « lorsque l’Administration participe à un congrès, à une exposition ou à une autre manifestation publique, elle s’assure que l’information la concernant est offerte en français ».
En outre, dans sa politique en matière de langue de travail et de communication, Hydro-Québec s’engage à « assurer le rayonnement de la langue française auprès de sa clientèle, de ses fournisseurs et de ses partenaires ».
À quelqu’un qui a demandé s’il pouvait soumettre des communications en français, un membre de l’organisation du congrès et chercheur à l’IREQ, Jean-François Allan, a répondu que le congrès regroupe des experts nationaux, c’est-à-dire canadiens, et internationaux et que « la langue commune des conférences de CIGRE Canada est l’anglais ». Aucun service de traduction n’est fourni.
Article publié dans La Presse le 21 janvier 2012
Deux questions adressées aux travailleurs rémunérés se rapportent à la langue le plus souvent utilisée dans l'emploi et, s'il y a lieu, les autres langues régulièrement utilisées. Nous avons trouvé pour le Québec que le pourcentage de diplômés utilisant le français le plus souvent dans l'emploi est de 81,4%. Le pourcentage de diplômés utilisant l'anglais le plus souvent est de 18,1%. Par ailleurs, 14,2% des diplômés utilisent l'anglais le plus souvent et le français régulièrement dans leur emploi.

Donc, au total, près de 96% des diplômés postsecondaires utilisent le français dans leur emploi au Québec (81,4% comme langue principale et 14,2% comme deuxième langue). Ce résultat conforte les données du recensement de 2006, qui montrent que 95% de tous les travailleurs du Québec utilisent le français au travail (87,7% souvent et 7,4% régulièrement).
Notons aussi que 78,5% des diplômés anglophones utilisent le français souvent ou régulièrement dans leur emploi. Ce pourcentage est de 46,9% chez les francophones pour ce qui est de l'utilisation de l'anglais.
Par rapport aux diplômés qui utilisent uniquement le français (sans anglais) dans leur emploi, ceux qui utilisent le français souvent et l'anglais régulièrement gagnent 5,2% de plus; ceux qui utilisent l'anglais souvent et le français régulièrement gagnent 5,5% de plus. Ceux qui utilisent l'anglais souvent sans le français gagnent 3,6% de plus, mais cet écart n'est pas statistiquement significatif relativement au groupe de référence, i.e. ceux utilisant le français uniquement. Ces résultats soutiennent d'autres études sur la rentabilité du bilinguisme utilisant des données plus générales que celles des nouveaux diplômés postsecondaires issus du système québécois d'éducation.
Chroniques de Christopher Hall publié dans le Journal de Montréal le 20 janvier 2012
On apprenait cette semaine que la prestation de services publics bilingues au Canada coûterait plus de deux milliards de dollars par année.
Comme c'est exactement le même montant qu'a coûté le registre des armes à feu, j'ai bien peur que Stephen Harper veuille faire comme avec le registre, et élimine la langue française au pays !
D'ailleurs, il agit déjà en conséquence, en nommant un juge à la Cour suprême ainsi qu'un Vérificateur général unilingues anglophones. D'entrée de jeu, je reconnais que deux milliards c'est beaucoup d'argent, même si ce chiffre a été établi par l'Institut Fraser, un think tank (laboratoire d'idées) de droite canadien qui n'est pas reconnu pour sa ferveur envers le fait français. Alors, quand vient le temps de calculer les coûts du bilinguisme, l'Institut est un peu comme mon oncle Doug à la pêche... il a tendance à exagérer.
De toute façon, le bilinguisme ne se calcule pas uniquement par les coûts d'impression de dépliants en français ou les frais de traduction des derrières de boîtes de céréales. C'est peut-être difficile à saisir pour des esprits cartésiens comme les membres de l'Institut Fraser, ou le premier ministre Harper, mais la valeur du bilinguisme est une richesse qui ne se compte pas en argent.
Au moment où certains considèrent que la langue française est en perdition au Québec, voilà que le site Internet de l'Équipe autonomiste renferme un grand nombre de fautes d'orthographe, selon ce qu'a constaté le Journal. Le président du Mouvement Québec français, Mario Beaulieu, estime que «ce n'est pas professionnel» et qu'un si grand nombre de fautes peut «nuire à l'image de la formation politique».
«Ces gens ne semblent pas accorder d'importance à la qualité du français», déplore- t-il.

Formé d'ex-militants adéquistes frustrés de la fusion avec la Coalition avenir Québec (CAQ), ce mouvement tente de devenir un parti politique.
Article de Robert Dutrisac publié dans le devoir le 19 janvier 2012
Hydro-Québec et son centre de recherche, l’IREQ, chapeautent le congrès de CIGRE Canada qui aura lieu en septembre à Montréal, une manifestation scientifique à caractère international qui se déroulera entièrement en anglais.

Article de Charles-Xavier Durand publié dans Vigile le 17 janvier 2012
Conférence de monsieur Charles Durand, auteur Le rôle de la langue dans la guerre de représentation
Fiches « pense-bêtes »
1) Avertissement
2) L’anglais a acquis son statut pas ses seuls mérites ? FAUX !
3) L’anglais est adapté à la communication internationale ? FAUX !
4) L’anglais est au monde moderne ce que le latin était au Moyen-Âge ? FAUX !
5) Le monde a besoin d’une seule langue internationale ? FAUX !
6) Pourquoi grammaire et syntaxe anglaises sont-elles des obstacles à faire de l’anglais une langue de communication universelle ?
7) Le monde aime spontanément la culture étasunienne ? FAUX !
Texte entier de la conférence de monsieur Charles Durand Bibliographie
Avertissement
Le peuple est indifférent à ce qu’il ignore.
Le peuple tient pour vrai ce qu’on lui répète trois fois.
Les propos des médias sont assimilés, dans l’inconscient collectif populaire, à des vérités révélées, qui sortent du champ d’action d’une critique honnête.
On doit maintenir des médias qui déforment tous les événements qui se produisent dans le monde et dont la connaissance serait susceptible de mettre en doute l’utilité et la légitimité de l’empire mais qui néanmoins gardent assez de crédibilité pour contribuer à renforcer le dit empire. Pour détruire quelques croyances, dogmes, poncifs, préjugés et, aussi, quelques lieux communs et autres vérités prétendument révélées…
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Le rôle de la langue dans la guerre de représentation
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