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Loi 101

L'appui de Johnson à la CAQ fait des vagues

Article de La Presse Canadienne publié dans le Journal Métro le 6 février 2012

Avec William Johnson en tête, les opposants à la loi 101 ont trouvé leur niche au sein de la Coalition avenir Québec (CAQ), a estimé lundi le porte-parole de Québec solidaire, Amir Khadir.

Selon le leader de gauche, l'enthousiasme manifesté par l'ex-président du lobby anglophone Alliance Québec envers la CAQ illustre à quel point la défense du français n'est pas une priorité pour la formation dirigée par François Legault.

L’éducation en anglais au Québec : pas pour tout le monde

Article de Paul-André Gilbert publié dans le Courrier du Sud le 18 janvier 2012

C’est la Charte québécoise de la langue française qui règlemente l’accès à l’éducation en anglais au Québec.

Pour qu’un enfant puisse être admissible à l’école en anglais, il est nécessaire qu’un de ses deux parents ait reçu un enseignement primaire ou secondaire en anglais au Canada. Il faut que l’enseignement reçu ait été effectué en majorité en anglais.

ecole st-hubert

Écoles passerelles

Des modifications ont été effectuées récemment à la Charte de la langue française. À la suite d’un jugement de la Cour suprême, le gouvernement du Québec a adopté, en 2010, une loi controversée permettant à des enfants de fréquenter des écoles «passerelles» afin d’intégrer le système scolaire anglophone du Québec.

Grâce à la Loi 115, les élèves francophones et allophones peuvent désormais obtenir le droit de fréquenter une école anglophone subventionnée, après avoir passé trois ans dans une école anglophone privée non subventionnée.

Modifications souhaitées

Le président de l’Association des commissions scolaires anglophones du Québec, David D’Aoust, ne croit pas que la Loi 101 sera abolie; cependant, il aimerait que la Charte de la langue française subisse encore des modifications afin de permettre entre autres aux enfants qui proviennent de pays dont la langue primaire est l’anglais de fréquenter les écoles anglophones du Québec. Il affirme que des discussions auront lieu bientôt avec le gouvernement sur ce point.

Voir dans le Courrier du Sud

APPEL À LA COLONISATION : "HUNTINGDON, A LAND OF OPPORTUNITY !" -

Article de Pierre Durand publié dans Vigile le 17 janvier 2012

Le clientélisme du maire de Huntingdon

Les conséquences de cette démagogie publique.

Je tiens à répondre à la déclaration publique du maire de Huntingdon qui souhaite poursuivre "une politique de bilinguisme intégral dans sa ville".

Monsieur,

Je ne fais pas partie de "ces pauvres culturels tricotés serrés" dont vous parlez. Au delà d’être un francophone, je suis Québécois. Vous, vous êtes un colonisé clientéliste et vous contribuez par cette déclaration démagogique à créer des divisions.

Le sens profond de votre déclaration n’est autre qu’une opération publique pour vous attirer l’électorat anglophone et allophone afin de conserver le pouvoir. Vous instrumentalisez le droit de la minorité anglophone du Québec pour assimiler les allophones.

Et donc votre déclaration est une atteinte à tous les Québécois qui vous demandent de respecter notre langue commune et la loi 101.

J’encourage vos électeurs à vous remercier rapidement et à choisir quelqu’un qui servira l’ensemble de la population.

Par ailleurs, Monsieur Stéphane Gendron lance un débat intéressant et la question mérite d’être posée : Est-ce que le droit des Québécois des villes bilingues du West-Island, de Pontiac etc... est respecté ou est-ce que l’anglais est imposé à tous ? J’attends vos réponses (appel à témoin) et notamment la vôtre Monsieur Stéphane Gendron !

Le maire Gendron ne veut pas se conformer à la loi 101

Article de Denis Bourbonnais publié dans le Journal St-François le 18 janvier 2012

Le maire de la ville de Huntingdon, Stéphane Gendron, rides again.

photo st-francois

Celui qui n'en est pas à ses premières démêlées publicisées au grand jour dans les médias s'insurge contre une enquête instituée par l'Office québécois de la langue française sur son administration municipale.

A la suite du dépôt d'une plainte portant sur l'application de la Charte de la langue française dans les affaires municipales de la ville, le maire Gendron a établi clairement sa position: il dit non à la loi 101.

«J'ai déjà informé l'agente de francisation par téléphone que la loi 101, en ce qui concerne la gouvernance municipale, n'avait et n'aurait pas d'application sur le territoire de la ville de Huntingdon. Il est inutile de gaspiller des fonds publics pour faire appliquer une loi qui est inopérante envers notre administration. Point à la ligne», a tranché Stéphane Gendron.Le premier magistrat maintient que la Ville de Huntingdon n'est pas assujettie à la loi 101 en matière municipale. «La ville est composée de près de 40% d'anglophones, ce qui est insuffisant pour lui conférer un statut de ville bilingue en vertu des lois provinciales en vigueur. Malgré les dispositions législatives, nous avons l'obligation éthique et le devoir moral de servir une partie importante de notre population en anglais», a opiné M. Gendron.

Selon le maire, il s'agit d'une question historique, puisque les anglophones ont fondé cette ville, et de dignité pour les citoyens ainsi que les personnes âgées de Huntingdon. «Une ville bilingue est un atout indéniable pour attirer de nouvelles familles et l'industrie. Jamais la relance économique de la ville aurait pu se faire sans cette grande richesse de l'anglais et du français sur un même territoire. Toutes nos institutions ici fonctionnent en harmonie dans les deux langues. Fichez nous la paix», a lancé Stéphane Gendron.

Le maire de Huntingdon en a rajouté: «Je n'ai que faire des insécures et des pauvres culturels que sont les tricotés serrés de la langue française, qui ne vivent qu'en fonction de l'heure de leur disparition en Amérique. À force de focuser sur l'insécurité linguistique, le Québec s'est appauvri et l'Ontario, qui a dit oui à l'immigration et à la diversité, a fini par nous doubler au passage.» En terminant, le maire Stéphane Gendron réaffirme que la Ville de Huntingdon ne pliera pas devant les exigences de l'Office québécois de la langue française et poursuivra sa politique de bilinguisme intégral. «Tant que j'occuperai le fauteuil de maire, nous demeurerons bilingues. S'il le faut, nous créerons un nouveau poste budgétaire intitulé "dignité humaine et droits fondamentaux" afin de payer les contraventions de l'Office», a-t-il conclu.

Voir dans le Journal St-François

L'Office québécois de la langue française enquête sur Huntingdon

Article de Patrice Laflamme publié dans le Soleil de Valleyfield le 14 janvier 2012

Même si elle se trouve sous la loupe de l’Office québécois de la langue française, la Ville de Huntingdon refuse carrément de voir son administration municipale être assujettie à la loi 101, adoptée en 1977 par le gouvernement provincial.

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«Nous avons appris aujourd'hui (mercredi) que l'Office québécois de la langue française a institué une enquête suite à une plainte portant sur l'application de la Charte de la langue française dans nos affaires municipales», a annoncé le maire de Huntingdon, Stéphane Gendron, par voie de communiqué de presse émis mercredi en début de soirée.La Ville dit d’ores et déjà non à la mise en application de la loi 101 au niveau de l’administration municipale. «J'ai déjà informé l'agente de francisation (de l’OQLF) par téléphone que la loi 101 - en ce qui concerne la gouvernance municipale - n'avait et n'aurait pas d'application sur le territoire de la Ville de Huntingdon. Il est inutile de gaspiller des fonds publics pour faire appliquer une loi qui est inopérante envers notre administration. Point à la ligne», a fait savoir le premier magistrat.Les autorités municipales sont d'avis que cette législation - en matière municipale - ne peut s'appliquer à la localité. Elles estiment que la population de Huntingdon est composée de près de 40 pour cent d'anglophones, ce qui leur apparaît insuffisant pour lui conférer un statut de ville bilingue, en vertu des lois provinciales en vigueur.«Malgré les dispositions législatives, nous avons l'obligation éthique et le devoir moral de servir une partie importante de notre population en anglais. Il s'agit d'une question historique - les anglophones ayant fondé cette ville - et de dignité pour nos citoyens et nos personnes âgées, a souligné M. Gendron. Une ville bilingue est un atout indéniable pour attirer de nouvelles familles et l'industrie. Jamais la relance économique de Huntingdon n’aurait pu se faire sans cette grande richesse de l'anglais et du français sur un même territoire. Toutes nos institutions ici fonctionnent en harmonie dans les deux langues. Je n'ai que faire des insécures et des pauvres culturels que sont les tricotés serrés de la langue française qui ne vivent qu'en fonction de l'heure de leur disparition en Amérique. À force de focuser sur l'insécurité linguistique, le Québec s'est appauvri et l'Ontario - qui a dit oui à l'immigration et à la diversité - a fini par nous doubler au passage.»Rejoint au téléphone à son bureau à Montréal, un porte-parole de l’OQLF, Martin Bergeron, a confirmé jeudi matin qu’une plainte a bel et bien été logée à l’organisme publique et qu’une enquête est en cours, sans toutefois donner plus de détails. «Tout le processus de suivi est strictement confidentiel», a-t-il indiqué.M. Bergeron a cependant expliqué que pour chaque plainte reçue, l’OQLF s’assure qu’elle est fondée et que si une infraction à la Charte est relevée, l’organisme «s’assure que des correctifs soient apportés.»Le porte-parole de l’OQLF a aussi indiqué que l’objectif est que la Charte soit respectée. «Notre but n’est pas de poursuivre (devant les tribunaux) mais de nous assurer que le tir soit corrigé», a-t-il dit, ajoutant que dans 98 % des cas soumis, nous avons réussi à fermer les dossiers sans le recours aux tribunaux.»S’il faut en croire M. Gendron, la Ville ne pliera pas devant les exigences de l'OQLF et poursuivra sa politique de bilinguisme intégral sur son territoire. «Tant que j'occuperai le fauteuil de maire de la Ville, nous demeurerons bilingues. S'il le faut, nous créerons un nouveau poste budgétaire intitulé «dignité humaine et droits fondamentaux», afin de payer les contraventions de l'Office», indique-t-il.

Nous ne sommes pas des francophones

Article de Robert Laplante publié dans L'Action National le 13 janvier 2012

Tous les assauts portés contre la loi 101, toute la guerre de propagande conduite contre la vocation intégratrice de la culture québécoise donnent aujourd’hui leurs fruits. Le combat linguistique est à reprendre. Il est à refaire non pas pour les raisons intrinsèques à notre situation démographique – nous sommes une poussière sur le continent et cela nous obligera toujours à la plus grande vitalité. Non, il est à refaire parce que notre régression politique est en passe de nous faire perdre des repères que nous pensions avoir pourtant bien plantés dans notre paysage idéologique et notre bagage culturel.

De démission tranquille en petites trahisons, du refus de combattre à l’engourdissement des réflexes devant les effets combinés de la défense velléitaire et de l’assaut sournois sur toutes les institutions mené par Ottawa et des phalanges de saboteurs payés pour instiller le consentement à la minorisation, le Québec se retrouve maintenant dans une inquiétante vulnérabilité. Et ce n’est pas d’abord une affaire de négligence et de manque de vigilance et de laxisme. C’est une affaire de pouvoir. Ottawa a repris l’initiative politique et conduit depuis des décennies une guerre psychologique et de propagande qui est parvenue à saper les bases du consensus sur lequel s’est construite, jadis, l’adhésion à la loi 101. Non seulement la guérilla juridique incessante qu’il lui a menée est-elle parvenue à l’émasculer, mais encore et surtout, le nation building et une agressive politique d’indirect rule ont-ils fait porter les attaques sur les ressorts mêmes de la culture québécoise, de sa mémoire, de sa dynamique identitaire et de ses aspirations à se poser comme Référence et Norme de sa vie sociale, politique et symbolique.

Les élites politiques québécoises ont perdu l’initiative et toutes les batailles parce qu’elles ont refusé de combattre. Cédant aux très anciennes peurs et au refus de se penser dans l’hostilité, elles se sont consolées dans les demi-mesures. Par un télescopage malsain, le réflexe minoritaire de l’éternelle minimisation des pertes a renforcé la peur de la confrontation pour laisser accepter la lente érosion des pouvoirs de la loi 101 originelle. Au lieu de riposter aux jugements de la cour étrangère par l’adoption d’une nouvelle loi 101 qui aurait consacré le conflit des légitimités, les gouvernements, les uns après les autres, se sont accommodés des reculs, chaque fois se disant qu’il ne s’agissait que d’un petit recul, que l’essentiel n’était pas atteint, etc. Résultat, non seulement il ne reste plus rien de la loi, sa matrice culturelle a été évidée.

Voir dans L'Action Nationale

L'administration municipale de Huntingdon sous enquête

Article de Patrice Laflamme publié par TVA Nouvelles le 12 janvier 2012

«Nous avons appris [mercredi] que l'Office québécois de la langue française a institué une enquête suite à une plainte portant sur l'application de la Charte de la langue française dans nos affaires municipales», a annoncé le maire de Huntingdon, Stéphane Gendron, dans un communiqué de presse.

La Ville a d'ores et déjà dit non à la mise en application de la loi 101 au niveau de l'administration municipale.

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«J'ai déjà informé l'agente de francisation (de l'OQLF) par téléphone que la loi 101 - en ce qui concerne la gouvernance municipale - n'avait et n'aurait pas d'application sur le territoire de la Ville de Huntingdon, a fait savoir le maire. Il est inutile de gaspiller des fonds publics pour faire appliquer une loi qui est inopérante envers notre administration. Point à la ligne.»

Les autorités municipales sont d'avis que cette législation, en matière municipale, ne peut s'appliquer à la localité. Elles estiment que la population de Huntingdon est composée de près de 40 % d'anglophones, ce qui leur apparaît insuffisant pour lui conférer un statut de ville bilingue, en vertu des lois provinciales en vigueur.

«Malgré les dispositions législatives, nous avons l'obligation éthique et le devoir moral de servir une partie importante de notre population en anglais. Il s'agit d'une question historique - les anglophones ayant fondé cette ville - et de dignité pour nos citoyens et nos personnes âgées», a souligné M. Gendron.

«Je n'ai que faire des insécures et des pauvres culturels que sont les tricotés serrés de la langue française qui ne vivent qu'en fonction de l'heure de leur disparition en Amérique, a-t-il indiqué. À force de focuser sur l'insécurité linguistique, le Québec s'est appauvri et l'Ontario - qui a dit oui à l'immigration et à la diversité - a fini par nous doubler au passage.»

Voir sur TVA Nouvelles

Le maire d'Huntington contre l'Office québécois de la langue française

Brève parue dans Le Devoir, 12 janvier 2012

Le maire de Huntingdon, Stéphane Gendron, a averti hier l'Office québécois de la langue française (OQLF) qu'«il est inutile de gaspiller des fonds publics pour faire appliquer» la Charte de la langue française par son administration.

«Toutes nos institutions ici fonctionnent en harmonie dans les deux langues. Fichez-nous la paix! Je n'ai que faire des insécures [sic] et des pauvres culturels que sont les tricotés serrés de la langue française qui ne vivent qu'en fonction de l'heure de leur disparition en Amérique», a déclaré M. Gendron par voie de communiqué, soulignant avoir «l'obligation éthique» et «le devoir moral» de servir environ 40 % de la population en anglais. Disant «poursuivre une politique de bilinguisme intégral», le maire Stéphane Gendron n'hésitera pas à utiliser les deniers publics «afin de payer les contraventions de l'Office». L'OQLF aurait institué une enquête à la suite d'une plainte portant sur l'application de la Charte par la Ville.

L’ÉCOLE 100 % EN FRANÇAIS - La camisole de force

Article de Marie-Andrée CHOUINARD publié dans Le Devoir et sur Vigile.net le 5 janvier 2012

Parler en français, dans une école francophone, et au Québec de surcroît, où le français est la langue officielle et commune. Cela ne devrait-il pas couler de source ? Dans la réalité, le naturel a du fil à retordre. Et pour la plus grosse commission scolaire de la province, située au carrefour migratoire que constitue Montréal et dont 53 % des élèves n’ont pas le français comme langue maternelle, le défi est colossal.

Voilà pourquoi la Commission scolaire de Montréal a prévenu que dès septembre, ses écoles inscriront dans leur code de vie l’obligation pour les élèves de communiquer en français en tout temps et partout. Si la mode est au français en déroute, du banc de l’entraîneur-chef du Canadien jusqu’aux hautes sphères de la Caisse de dépôt, on peut deviner en effet que cette faillite n’épargne pas les cours d’école.

La CSDM brandit donc une nouvelle mouture de sa Politique de la langue comme si elle s’apprêtait à gagner une guerre ; mais sa stratégie de sensibilisation-coercition camoufle un échec. Pas celui de la commission scolaire à elle seule, ce qui serait franchement trop lourd à faire porter, mais celui d’une société qui, en dépit d’une loi 101 au succès indéniable, n’a pas réussi à faire de l’usage de sa langue une évidence, un atout, un plaisir. Avant l’avènement de la Charte de la langue française, 80 % des enfants des nouveaux arrivants fréquentaient le réseau scolaire anglophone, alors qu’ils sont aujourd’hui plus de 90 % à passer directement dans les écoles francophones.

Voir sur Vigile.net

Voir dans Le Devoir

Mondialisation? Non. Colonisation !

Article de Gérald Larose publié dans Branchez-vous le 4 janvier 2012

" C'est normal. c'est la mondialisation". Elle a le dos large la mondialisation. C'est au nom de la mondialisation que, régulièrement, au Québec, on explique les dérives systématiques vers l'anglais. Mais le secteur public? Mondialisé? Les hôpitaux? Planétaires? Les ministères? Mondiaux?
S'il est un secteur qui, par définition car en rapport direct avec la population, est local c'est bien celui des services publics. Et, au Québec, la population est française à 79%, anglaise à 8.7% et d'autres langues à 12%.

Dans tous les pays, les services sont livrés à 100% dans la langue publique et commune du territoire. Au Québec, la langue officielle, publique et commune est le français. Par contre, la Charte de la langue française (loi 101) a prévu une exception constitutionnelle pour la minorité anglaise. Ainsi l'anglais est disponible pour cette minorité. Normalement on devrait retrouver un usage de la langue anglaise qui corresponde grosso modo à ce que cette minorité représente dans l'ensemble québécois. Qu'en est-il?

C'est l'Institut de recherche en économie contemporaine (IREC) et l'Institut de recherche sur le français en Amérique (IRFA) qui nous apprenaient, en novembre dernier, que les proportions étaient tout autres (Le Devoir du 8/11/11).

Alors que les Anglais au Québec composent 8.7% de la population c'est 13.6% des salariés du secteur public qui travaillent exclusivement en anglais. Dans les hôpitaux c'est 12.1% et en éducation 17%. Et quand on ajoute à ceux qui travaillent exclusivement en anglais ceux et celles qui travaillent régulièrement en anglais les taux bondissent à 31% pour le secteur de la santé et 40% pour l'administration publique. Selon les secteurs, on est à 140%, 210% et même 425% de ce que représente la minorité anglaise du Québec.

Et ailleurs au Canada? La minorité française jouit-elle d'un même traitement privilégié? Nenni! Au Nouveau-Brunswick les Acadiens constituent 33.4% de la population et 31.8% des salariés qui donnent leurs services en français. En Ontario les francos sont 4.9% de la population et c'est 4.1% des salariés qui donnent leurs services en français. Et partout ailleurs au Canada c'est pire.

Le plus cocasse demeure Ottawa, la capitale bilingue du Canada bilingue. Alors que la minorité française y est de 17.7%, c'est 8% des salariés qui y donnent leurs services en français. Tandis qu'à Montréal, comptant une minorité anglaise aux proportions identiques (17.7%) les anglos comptent sur 34% de nos concitoyens pour les servir dans leur langue.

Mondialisation? Non. Colonisation!

Voir dans Branchez-vous

Célébrations en anglais: entrevue avec M. Beaulieu aux nouvelles LCN

Nouvelles LCN du 31 décembre 2011
Entrevue de Mario Beaulieu sur les nombreux bars de Montréal qui tentent de séduire les fêtards du Nouvel An grâce à des publicités rédigées uniquement en anglais, une pratique pourtant interdite par la loi.
MBLCN31déc
Voir l'entrevue à TVA nouvelles

Une souveraineté redondante!

Lettre d'opinion de Michel Magnant publié dans Le Devoir le 30 décembre 2011

La loi 101 a rendu la souveraineté redondante.

L'objectif fondamental du mouvement souverainiste était de se séparer pour protéger la langue française et la culture québécoise. Or ces deux objectifs ont été atteints en très grande partie grâce à la loi 101. Nos institutions sont essentiellement francophones, l'économie est largement passée aux mains des Québécois, nos grandes firmes de haute technologie et d'ingénierie sont québécoises et en bout de ligne le français est devenu absolument la langue officielle du Québec, même pour les fédéralistes. Dans cette foulée la majorité des Québécois ne croit plus qu'il faille faire la souveraineté pour sauvegarder ce qui l'est déjà!

Michel Magnant - Montréal, le 28 décembre 2011

Voir dans le Devoir

Entrevue de Pierre Boivin avec Mario Langlois

REPRISE : Les amateurs de sports le 16 mai 2011 dans au 98,5 fm

«C'est fondamental qu'un entraîneur à Montréal parle français (...) ce serait un manque de respect d'avoir un entraîneur qui n'est pas capable de parler à nos partisans» - Pierre Boivin, en entrevue avec Mario Langlois, le 16 mai 2011

Écoutez sur 98,5 fm

Prospectus en anglais : « On n'a pas l'intention de changer la loi. »

Article de GUILLAUME POULIN-GOYER publié dan FI Finance et Investissement le 16 décembre 2011

De plus en plus de sociétés boudent le Québec lorsqu’elles émettent des valeurs mobilières parce qu'elles ont l'obligation de produire un prospectus en français, constate l'Autorité des marchés financiers (AMF). Mais Québec n'a pas l'intention d’assouplir la loi pour les dispenser de cette exigence pour autant.

C'est ce qu'affirme Alain Paquet, ministre délégué aux Finances, qui est responsable de l'Autorité des marchés financiers (AMF), à Finance et Investissement : « On en arrive pas à la conclusion où un assouplissement de la loi 101 [est envisagé]. On n'en est pas là. La loi est claire, elle est là et on n'a pas l'intention de la changer. »

photo FI

Le ministre contredit ainsi ce que rapportait vendredi le quotidien La Presse, qui publiait que l'AMF projetterait de modifier la Loi sur les valeurs mobilières afin de dispenser les sociétés hors Québec émettrices de titres financiers à produire un prospectus en français. « Il n'y a pas eu de demande d'assouplissement [de la loi]. Il n'y a pas eu de demande de ma part. Ni de la part du ministère, ni de la part de l'AMF », a précisé Alain Paquet, qui souligne que ses priorités sont à la fois la protection des épargnants et le bon fonctionnement des marchés.

Actuellement, les sociétés qui émettent des titres financiers sur les marchés primaires au Québec doivent traduire dans la langue de Molière leur prospectus. Or, selon les données compilées par l'AMF, 54 % des sociétés émettrices de produits financiers ont exclu le Québec dans l'émission de valeurs mobilières depuis 2009. À certains moments, cette proportion atteignait 61 %. Comme l'objectif de l'AMF est de veiller à l'efficience des marchés, le régulateur a interrogé les émetteurs, qui se plaignent du temps et du coût de la traduction, selon l'AMF.

« Depuis 2009, tout ce qui est appel public de fonds par des émetteurs hors Québec est en nette diminution dans notre province pour différentes raisons. Dans certains cas, l'explosion des frais liés à la traduction de documents, on exclut le Québec. Certaines compagnies nous ont dit que ça a triplé et même quadruplé depuis quelques années », note-t-il. Sylvain Théberge n'a toutefois pas pu citer de chiffres absolus. Il ajoute que l'AMF tente de trouver des solutions pour résoudre ce problème avec l'industrie.

Pauline Marois lance un cri du cœur pour affirmer notre identité québécoise

Communiqué publié sur CNW Telbec le 15 décembre 2011

« Depuis les dernières années, on remarque d'importants reculs lorsqu'il est question de faire respecter notre langue et nos valeurs. Le français est en perte de vitesse. Dans les entreprises, la langue de travail est de plus en plus l'anglais et dans l'affichage, la loi 101 est de moins en moins respectée. Nos valeurs communes, la primauté du français, l'égalité hommes-femmes, la laïcité dans les institutions publiques et la valorisation de la culture québécoise, sont constamment bafouées au nom du multiculturalisme canadien. C'est inacceptable. Il y a des limites à laisser piétiner nos valeurs par un gouvernement libéral qui refuse d'agir en ce domaine », a déclaré Pauline Marois, en soulignant que le Parti Québécois est la seule formation politique qui a des solutions concrètes pour protéger notre identité.

« Nous proposons d'adopter une nouvelle charte québécoise de la langue française pour remédier aux dégâts causés par divers jugements de la Cour suprême du Canada. Nous allons étendre la loi 101 aux entreprises de 11 à 49 employés afin de faire progresser le français dans ces milieux de travail », a ajouté Yves-François Blanchet, qui a déposé récemment le projet de loi 591 sur l'exigence du français comme critère d'embauche dans les filiales des sociétés d'État.

Marois veut une nouvelle loi 101

Article de La Presse Canadienne publié par Le Devoir le 15 décembre 2011

La chef péquiste veut que soit mené le débat sur la laïcité dans les institutions publiques québécoises

La chef péquiste Pauline Marois croit qu’il faut carrément adopter une nouvelle loi 101, réécrire la Charte de la langue française pour la ramener à son esprit d’origine.

Les choses ont changé depuis 1976-1977, a-t-elle rappelé lors d’une rencontre avec la presse, aujourd'hui à Montréal. Elle cite les récentes controverses sur l’incapacité de hauts dirigeants d’une filiale de la Caisse de dépôt et placement à parler français; de même que les noms de commerces qui ne portent toujours pas de générique en français après toutes ces années.

Photo Presse Canadienne

Elle revient aussi à la charge avec sa volonté d’étendre la loi 101 aux entreprises de 11 à 49 employés et d’abolir les écoles passerelles, qui permettent de contourner l’obligation d’envoyer ses enfants à l’école française.

Mme Marois croit aussi nécessaire de mener une fois pour toutes le débat sur la laïcité dans les institutions publiques québécoises, estimant que le gouvernement laisse les tribunaux décider au cas par cas, à sa place.

Voir dans Le Devoir

Loi 101: Bombardier veut une dispense pour 4022 employés

Article de Francis Vailles publié dans La Presse le 12 décembre 2011

Des employés s'en sont plaints à La Presse. «Dans mon département, on fait des staff meetings et des stand-up meetings pour vérifier s'il y a des issues avec le Stress Level», nous a raconté un employé, selon qui la direction n'a pas informé les employés concernés qu'ils faisaient partie de la «zone franche».
photo La Presse
La semaine dernière, La Presse a écrit que Bombardier Aéronautique n'a toujours pas son certificat de francisation de l'OQLF bien qu'elle ait amorcé son programme de francisation en 1981, il y a 30 ans. Le gouvernement n'accorde pas de subventions ou de contrats aux entreprises qui n'ont pas leur certificat, à moins que l'OQLF constate que leurs démarches progressent. Les efforts récents de Bombardier surviennent quelque temps après que l'entreprise eut demandé au gouvernement du Québec de lui prêter 118 millions de dollars à des conditions avantageuses pour l'assemblage du nouveau modèle d'avion CSeries. Le prêt a été accordé en 2008.

Ivanhoé Cambridge: le PQ propose de changer la loi 101

Le Parti québécois a déposé un projet de loi pour assujettir les filiales des organismes gouvernementaux à la loi 101. Il vise ainsi Ivanhoé Cambridge, filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Selon l'article 20 de la loi 101, il faut maîtriser le français pour être engagé dans une administration publique. Yves-François Blanchet, porte-parole du PQ en matière de langue, veut préciser dans cet article que la loi s'applique aussi aux filiales.

Photo La presse

La ministre responsable de la Charte de la langue française, Christine St-Pierre, s'est montrée très peu ouverte à cette idée. Il y a deux semaines, elle a simplement indiqué que la loi 101 s'appliquait «à toutes les entreprises au Québec» et que l'Office québécois de la langue française pouvait «agir comme médiateur».

Au nom de la loi 101

Article paru dans le journal Le Devoir, 2 décembre 2011

Le Mouvement Montréal français (MMF) et le Syndicat de la fonction publique du Québec ont manifesté hier devant les bureaux de Revenu Québec au centre-ville de Montréal pour dénoncer le recours à l'anglais au ministère et dans les services publics. Ils étaient environ 125 personnes à protester au nom de la loi 101.

Selon le MMF, le ministère du Revenu viole la politique linguistique en fournissant des services et des formulaires en anglais aux entreprises. Une centaine de manifestants se sont rendus à l'intérieur des bureaux, dans une salle d'attente, où ils ont pu rester pendant une quinzaine de minutes.

photo Devoir

Mouvement Québec français: Québec doit briller (PC)

Article de La Presse Canadienne publié sur le site de Branchez-vous! Matin le 1er décembre 2011

Le président du Mouvement, Mario Beaulieu, considère que le ministère du Revenu fait partie de ceux qui ne respectent pas l'esprit de la loi, en communiquant ou en offrant aux entreprises établies au Québec des «versions de courtoisie» en anglais pour plusieurs documents.

Mouvement Québec français et le Syndicat de la fonction publique du Québec demandent que l'article 16 de la Loi 101 soit appliqué à la lettre.

Cet article stipule que les communications avec les entreprises doivent s'effectuer en français.

Selon Mario Beaulieu, tous les services publics doivent se conformer à l'esprit de la loi et n'opter pour l'anglais que dans de rares exceptions, pour les membres de la minorité «historique anglophone».

Le courrier des cocus

Chronique de Joseph Facal parue dans le Journal de Montréal du 28 novembre 2011.

L'enjeu est de maintenir la nette prédominance du français comme langue commune à Montréal. Pratiquement tous les Danois parlent anglais, mais il serait impensable qu'un immigrant qui s'installe à Copenhague ne finisse pas par faire du danois sa langue de fonctionnement principale.

Le gouvernement libéral de Jean Charest affaiblit le Québec

Communiqué

Après l'interpellation de ce matin avec le ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes au Salon bleu, le député de Marie-Victorin, Bernard Drainville, arrive à la conclusion que le gouvernement libéral de Jean Charest affaiblit le Québec en ne demandant rien et en obtenant rien. Pendant les deux heures de l'interpellation, le député est revenu à la charge en posant plusieurs fois les cinq questions suivantes :

1 - Qu'est-ce que le gouvernement va faire pour que la loi C-10 ne s'applique pas au Québec?
2 - Qu'est-ce que le gouvernement va faire pour récupérer les 500 millions que nous coûtera C-10?
3 - Est-ce qu'une copie des données québécoises comprises dans le registre des armes à feu a été faite?
4 - Est-ce que le gouvernement a l'intention de signer une entente administrative sur le droit criminel tel que le prévoit le programme du Parti libéral?
5 - Est-ce que le gouvernement va demander que la loi 101 s'applique à toutes les entreprises sous juridiction fédérale présentes au Québec?

« Cinq questions - zéro réponse. C'est décourageant! », a déclaré le porte-parole de l'opposition officielle en matière d'affaires intergouvernementales canadiennes, Bernard Drainville.

Le Salon de la «woman»

Article d'Yves St-Louis paru dans La Presse, Québec, 21 novembre 2011

Le respect de la langue de Molière est un incontournable à Québec si nous ne voulons pas nous «montréaliser». La fin de semaine dernière, au Salon de la femme, j'ai été indigné de constater que de nombreux exposants s'affichaient uniquement en anglais tandis que d'autres faisaient une place marginale au français, allant jusqu'à le cacher au devant de la table, endroit peu visible à cause de la présence des visiteurs.

Voir dans La Presse

La ministre St-Pierre hésite à amender la Loi 101

La Presse, Paul Journet, 18 novembre 2011

La ministre de la Culture, Christine St-Pierre, dit songer à amender la Loi 101 pour qu'elle s'applique aussi aux filiales de la Caisse de dépôt et placement. Mais elle répète en même temps que la Charte offre déjà la protection nécessaire.
Photo de LAPresse

Les Morales réclament une exemption à la loi 101

Article Lisa-Marie Gervais paru dans Le Devoir du 17 novembre 2011.

Des Mexicains installés au Québec contestent un avis du gouvernement qui les oblige à envoyer leurs enfants à l'école en français, en vertu de la loi 101. La famille Morales juge inacceptable que sa progéniture soit retirée de l'établissement anglophone de Montréal qu'elle a toujours fréquenté et invoque des motifs «humanitaires» pour ne pas déraciner les enfants de leur milieu scolaire.

Langue française - L'objectif inavoué de la campagne de l'OQLF

Texte de Carole Lavallée paru dans Le Devoir du 17 novembre 2011.
photo Le Devoir

Langue française - Le glissement

Le Devoir, Bernard Descoteaux, 16 novembre 2011
Le message envoyé aux Québécois est encore plus pernicieux. De façon à peine subliminale, le comportement de la Caisse induit une abdication devant l'omnipuissance de l'anglais. Cela justifie des comportements de plus en plus répandus où la langue anglaise est valorisée aux dépens du français.
Le Devoir

L'OQLF lance une campagne sur l'affichage commercial

Article de Julien Arsenault paru dans le site de La Presse du 14 novembre 2011.

De leur côté, le Mouvement Québec français (MQF) et le Mouvement Montréal français (MMF) se sont insurgés de la campagne proposée par l'OQFL, affirmant que le Québec est maintenant prêt à verser jusqu'à 50 000 $ en subventions à des entreprises afin qu'elles respectent les dispositions de la Charte.

Parlez-vous «francèse»?

Journal de Montréal, Isabelle Maréchal, 14 novembre 2011
Qui n'a pas déjà «switché» à l'anglais devant le collègue anglophone qui fait pourtant des efforts pour parler notre langue ?
La lutte du français au Québec est devenue un vieux dossier du PQ. La loi 101 a perdu de son mordant. Tant qu'on ne forcera pas les entreprises de 50 employés et moins à utiliser le français d'abord, l'anglais reprendra du terrain.
photo JourMTL
Voir dans le journal de Montréal

Place disproportionnée de l'anglais dans la fonction publique

Radio-Canada, 8 novembre 2011
Une étude révèle un déséquilibre entre la place de l'anglais comme langue de travail dans les services publics et le poids démographique des anglophones au Québec. Dans le reste du Canada, on observe le contraire, le secteur public de langue française étant généralement moins important que la population de langue française.

photo radiocan
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