Communiqué du MMF, Montréal, le 2 février. /CNW Telbec/
France Boucher, présidente de l'Office québécois de la langue française a reçu le prix Autruche
Le Mouvement Montréal français (MMF) a remis ce midi ses prix Harfang et Autruche respectivement à Monique Giroux et France Boucher. Le président du MMF, Luc Thériault, considère qu’il est important “de récompenser les bâtisseurs et de dénoncer les fossoyeurs de notre langue commune. Il s’agit d’un bel incitatif pour aider à la défense et à la promotion du français non seulement à Montréal, mais dans tout le Québec.”
Le conseil d’administration du Mouvement Laurentides français nouvellement élu,
entoure Mario Beaulieu, président de la SSJB de Montréal, Maurice Dumas, président du MLF et Luc Thériault, président du MMF,
au lancement du MLF à Saint-Eustache le 22 janvier dernier.
photo Normand Lacasse
Visionnez la vidéo du discours de Luc Thériault lors du lancement du Mouvement Laurentides français.
Le Mouvement Montréal français a tenu son assemblée annuelle le 1er décembre 2009.
Le conseil d'administration 2010 est composé de :
Luc Thériault, président; Lucie Martineau, vice-présidente;, Georges Le Gal, secrétaire général; Éric Ciaburro, trésorier; et Marc-André Bahl, Yves Beauchemin, Mario Beaulieu, Yves Chartrand, Marcel Desmeules, Françoise Dumitrescu, Jean-Pierre Durand, Patrice Jodoin et Jean-Marc Tellier, administrateurs.
Faire du français la langue publique commune à Montréal est un facteur essentiel de l’inclusion des nouveaux arrivants à la société québécoise. C’est la condition première pour assurer l’avenir du français au Québec, seul État majoritairement francophone de l’Amérique du nord. C’est contribuer à la défense de la diversité culturelle dans la mondialisation.
Par Mario Beaulieu,
porte-parole du MMF
Le Québec est le seul État majoritairement francophone de l’Amérique du nord. Le contexte de la mondialisation rend le combat pour la diversité culturelle et linguistique plus important que jamais. Le combat du Québec français s’inscrit dans un mouvement universel contre l’uniformisation des cultures nationales et leur réduction au rang de simples marchandises. Ce mouvement s’inscrit lui-même dans le prolongement de l’affirmation du droit des peuples à l’autodétermination et de la décolonisation qui a marqué les dernières décennies.
Les lois linguistiques existent partout dans le monde, soit dans plus de 190 États et 110 pays. À plusieurs égards, la loi 101 est laxiste comparativement à ce qui se fait ailleurs : dans la plupart des pays, les mesures d’aménagement linguistique sont basées sur le principe de territorialité : c’est-à-dire que, sur un territoire donné, une seule langue est utilisée dans le secteur public.
Le Québec est le seul État de notre continent où le français peut être la langue officielle et commune. La mondialisation ne justifie en rien le recours à l’anglais entre Québécois de langues maternelles diverses dans les milieux de travail, dans les entreprises et dans le commerce. Le problème ne réside pas dans le fait que des emplois nécessitent l’usage de l’anglais ou d’autres langues dans les communications avec l’extérieur du Québec. Le problème est que la mondialisation sert de prétexte à un nombre croissant d’entreprises établies ici pour obliger leurs employés à transiger en anglais avec d’autres résidants du Québec, collègues, clients ou fournisseurs, surtout à Montréal ou dans les autres régions linguistiquement mixtes.
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