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Douze heures pour la langue française

Article de Mélissa Guillemette publié dans Le Devoir le 4 février 2012

Christian begin

Parmi eux, une néo-Québécoise d'origine chinoise qui chantait Piaf et une slameuse française ayant adopté le Québec, ce «pas pays» qui est devenu son «che' nous». La communauté kabyle de la métropole a aussi contribué au spectacle, comme le dramaturge Karim Akouche, qui a présenté un extrait de sa pièce Qui viendra fleurir ma tombe? présentée récemment à la Place des Arts. «Un peuple qui ne défend pas sa langue est un peuple mûr pour l'esclavage, juge-t-il. Le Québec chérit sa liberté et pour la conserver, il doit donc défendre sa langue.»

Le spectacle a présenté des numéros d'artistes originaires d'une dizaine de pays. Les défenseurs de la langue française souhaitaient justement faire un pied de nez à ceux qui les qualifient de «tricotés serrés» xénophobes.

Plusieurs artistes et personnalités bien connus ont aussi témoigné leur amour pour la langue française, comme Christian Bégin, Boucar Diouf, Geneviève Rioux, Yves Beauchemin et Hélène Florent. Au total, 70 personnes ont participé au spectacle, qui a fait salle comble.

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L'opposition à l'anglais intensif s'amplifie

Article de Marc Allard publié dans Le Soleil le 17 janvier 2012

Une quarantaine d'enseignants et de professionnels d'écoles primaires de Québec joignent leur voix aux opposants au programme d'anglais intensif en sixième année, craignant que son implantation freine la réussite des élèves, sape l'apprentissage des autres matières et alourdisse la charge de travail à la maison.

photo soleil

L'appui de Johnson à la CAQ fait des vagues

Article de La Presse Canadienne publié dans le Journal Métro le 6 février 2012

Avec William Johnson en tête, les opposants à la loi 101 ont trouvé leur niche au sein de la Coalition avenir Québec (CAQ), a estimé lundi le porte-parole de Québec solidaire, Amir Khadir.

Selon le leader de gauche, l'enthousiasme manifesté par l'ex-président du lobby anglophone Alliance Québec envers la CAQ illustre à quel point la défense du français n'est pas une priorité pour la formation dirigée par François Legault.

Québec solidaire se prépare au prochain scrutin

Article de Valérie Simard publié dans La Presse le 4 février 2012

QS sur la presse

Québec Solidaire réclame ainsi qu'il soit désormais interdit aux employeurs d'exiger la connaissance de l'anglais à l'embauche, sauf s'il est démontré que cette langue est indispensable à l'exercice de cet emploi. Le parti veut également rendre l'Office québécois de la langue française indépendant du gouvernement, augmenter ses ressources et abaisser de 50 à 10 employés le seuil à partir duquel s'applique la Charte de la langue française. Mais, contrairement au Parti québécois, Québec Solidaire ne croit pas qu'appliquer la loi 101 aux cégeps serait une mesure efficace. «Si l'avenir nous démontre le contraire, nous n'avons pas de résistance particulière à ça, a noté Amir Khadir. Mais, ça commence ailleurs. Ça commence aux étages supérieurs de nos fleurons de l'industrie québécoise.»

«Depuis deux ans, on a fait beaucoup de choses contre, a remarqué le président du Mouvement Montréal Français, le comédien Denis Trudel. On en pouvait plus d'être contre. On passe pour des brimeurs, des interdiseurs, des empêcheurs de quelque chose. Je m'excuse, mais la liberté est de mon bord. J'avais envie qu'on montre notre as majeur dans le dossier linguistique qui est la langue elle-même.»

Le Mouvement Québec Français souhaite ainsi attirer les jeunes et les minorités culturelles qui sont moins sensibles à son discours. «Aborder la question de la langue sous son aspect festif et séduisant plus que sur l'aspect de la défense ou de la revendication, de temps en temps, c'est une très bonne chose», a souligné le président du Mouvement Québec Français, Mario Beaulieu.

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Full bilingue!

Chroniques de Mathieu Bock-Côté publié dans le 24H le 2 février 2012

Le bilinguisme est devenu un fantasme

Mais fiston n'est pas parfaitement bilingue? Scandale! On croit que son fils sera mieux préparé à vivre sa vie s'il peut bosser dans n'importe quel Starbuck de la planète et suivre le rythme de la pop culture mondialisée. Prolétaire partout plutôt que maître chez lui!
Le bilinguisme est devenu un fantasme. Évidemment, connaître plus d'une langue, c'est merveilleux. Mais les Québécois ne se veulent pas polyglottes. Mais bilingues de naissance. Ils veulent deux langues maternelles.

Dans notre Québec qui ne s'aime pas, on veut même punir les unilingues. Comme s'il était désormais normal de se dédoubler au quotidien. Comme si partout sur terre, l'immense majorité des gens ne vivaient pas leur vie dans leur langue maternelle.

Un jour, les Québécois se réjouiront d'entendre leurs enfants leur parler anglais en sortant du berceau. Ils seront enfin soulagés. Soulagés d'une histoire qu'ils n'avaient plus le courage d'assumer.Ce n'est pas très beau, un peuple qui se laisse mourir. Ça fait pitié. Surtout quand c'est le nôtre.

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Huntingdon l’illégale !

Chroniques de Patrick Bourgeois publié dans L'Organisation du Québécois le 3 février 2012

Dans les faits, ce que propose Stéphane Gendron est de la même engeance que les recommandations du fou à Boisvenu ; c’est-à-dire violer la loi pour atteindre des objectifs personnels (la vengeance dans un cas) ou politiques (redorer un blason en favorisant l’économie locale dans l’autre). Tout le monde en a convenu cette semaine, le sénateur redneck a tenu des propos criminels en souhaitant et proposant le suicide des assassins. Le maire Gendron n’a pas agi autrement lorsqu’il a recommandé que l’on viole la loi 101 afin de permettre aux immigrants de vivre en anglais au Québec. Les thèmes ne sont évidemment pas de même nature, mais les deux bonshommes sont des partisans de l’illégalité, ça, c’est clair.

D’ailleurs, le maire Gendron a très clairement mis au défi les agents de l’office de la langue française en leur lançant par la tête que la loi 101 ne s’appliquait pas dans son Far West de pacotille, là où les bouffons sont rois, et que ceuzes-là ne pourraient pas l’empêcher d’agir à sa guise. Dans sa noix de coco, Gendron est plus fort que tout le monde, plus fort que l’État du Québec (le plus grand parmi nous aimait à répéter René Lévesque), et plus fort que le peuple québécois lui-même. Va falloir lui faire avaler ses propos à celui-là !

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Lettre au député de Jeanne-Le Ber, Tyrone Benskin

Article de Thierry St-Cyr publié dans Le Messager De Verdun le 3 février 2012

photo messager

Par contre, je m’attriste de voir le NPD renier si rapidement ses engagements. Par exemple : avant les élections, le NPD avait promis aux Québécois de défendre la loi 101 à l’intérieur de la juridiction fédérale. Après les élections? Demi-tour. Le NPD a appuyé en comité la nomination d’un juge unilingue anglais à la Cour suprême. Quant à la nomination d’un vérificateur général unilingue anglais, le NPD a tout fait pour éviter de faire des vagues, au lieu de monter au combat.

Votre bilan personnel est tout aussi décevant. Plutôt que de donner l’exemple en respectant l’esprit de la loi 101 dans vos communications officielles, vous avez préféré marginaliser le français. Il aurait pourtant été si simple d’envoyer, comme je le faisais, vos communications officielles en français, tout en envoyant une copie anglaise à ceux qui le réclament. En cinq ans, j’avais constitué une liste d’une centaine de personnes souhaitant recevoir une version anglaise (sur 100 000). Cela constitue donc en plus une importante économie d’argent et de papier

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Un ex-président d'Alliance Québec appuie la CAQ

Article de Denis Lessard publié dans La Presse le 3 février 2012

photo La Presse

Ancien président d'Alliance-Québec, William Johnson, appuie la Coalition avenir Québec (CAQ) de François Legault. L'ancien chroniqueur du Globe and Mail promet même de faire un rassemblement chez lui lors de la prochaine campagne électorale pour favoriser la campagne de l'ancien ministre péquiste.

François Legault s'est prononcé contre l'application de la loi 101 au niveau collégial, la position adoptée par le PQ, mais s'est dit plutôt ouvert au recours à la clause dérogatoire pour éradiquer les «écoles passerelles». Le gouvernement du Québec a plutôt opté pour un mécanisme complexe d'évaluation des demandes.

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MARATHON DE 12 H - Le français célébré

Article publié dans le Journal de Montréal et dans le Journal de Québec le 3 février 2012

photo journal mtl

Soixante-dix artistes, dont Luc Picard, Paul Piché et Marie Tifo, prendront part ce samedi, au Lion d’Or, au marathon culturel J’aime ma langue dans ta bouche.

Douze heures durant, de 12 h à minuit, ils chanteront, réciteront des poèmes et liront des textes, tous guidés par leur amour de la langue française et de la culture québécoise. Il y aura aussi des extraits de pièces de théâtre, du slam ou encore de l’humour.

Yves Beauchemin, Christian Bégin, Patrice Coquereau, Boucar Diouf, Danny Gilmore, Jacques L'Heureux, Luc Picard, Paul Piché, Geneviève Rioux, Geneviève Rochette, Gabriel Sabourin, Marie Tifo et Denis Trudel monteront notamment sur scène.

En plus des artistes de toutes origines et de toutes disciplines, des politiciens seront aussi de la fête pour livrer une prestation artistique. Les députés Pierre Curzi, Jean-Martin Aussant, Yves-François Blanchet et Amir Khadir ont promis d’être là, tout comme la collègue de ce dernier, Françoise David, de Québec solidaire, qui ne siège pas à l’Assemblée nationale.

«La manifestation-spectacle J'aime ma langue dans ta bouche est un témoignage sans précédent de la passion de la langue française par plus de 70 artistes québécois de toutes origines», a dit le porte-parole du Mouvement Montréal français, Denis Trudel, qui met en scène l’événement.

Leçon de «chasse» au français

Artile de Josée Legault publié dans le voir le 2 février 2012

Pendant qu’ici, il y en a qui se déchirent la chemise sur une «chasse» aux Anglais imaginaire, en Ontario, Howard Galganov, l’inoubliable activiste et angryphone légendaire (1) – comme ils étaient connus au Québec dans les années 1980-90 – était en cour d’appel aujourd’hui.
Sa nouvelle croisade?

Mobilisation festive sans précédent - « Dire l'amour du français par plus de 70 artistes québécois de toutes origines 12 heures durant» - Denis Trudel

Communiqué publié sur CNW Telbec le 2 février 2012

photo cnw

Bas de vignette : "Organisateurs et artistes qui participaient à la conférence de presse : à la première rangée, Jean-Sébastien Lozeau (et le jeune Théo), Mario Beaulieu, Denis Trudel, Yves Beauchemin. Debout : Manon Leriche, Romain Pollender, Paolo Philpot, Geneviève Rioux, Daniel Boiteau, Coralie Laperrière, Lyne Cadieux, Marie Ouellet, Song Lan et Karim Akouche.

« La manifestation-spectacle J'aime ma langue dans ta bouche est un témoignage sans précédent de la passion de la langue française par plus de 70 artistes québécois de toutes origines » fait valoir le chef d'orchestre de ce spectacle sans précédent et porte-parole du Mouvement Montréal français, Denis Trudel. Le président du Mouvement Québec français, Mario Beaulieu, renchérit : « La langue française est au coeur de ce que nous sommes, c'est l'expression de la culture québécoise. Notre langue est unique parce que nous sommes uniques. Elle permet à tous les citoyens de toutes origines de participer à cette culture et à son évolution. La diversité culturelle et linguistique est la plus grande richesse de l'humanité. Ce n'est pas seulement une question de Charte, de loi ou de règlement; la langue, c'est aussi une question d'art, de passion et de pulsation. ».

Metro ou Métro?

Article de Vincent Brousseau-Pouliot publié dans La Presse le 1er février 2012

photo la presse

Débat linguistique mardi à l’assemblée annuelle des actionnaires de Metro. Le Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MÉDAC) a demandé en vain la francisation du nom de l’épicier au Québec (de Metro à Métro). Le fondateur du MÉDAC, Yves Michaud, a porté plainte à l’Office québécois de la langue française.

L’épicier québécois refuse de franciser son nom, faisant valoir son droit d’utiliser sa marque de commerce sans accent. Au plan strictement juridique, Metro a raison. La plainte de M. Michaud sera sans doute rejetée, les marques de commerce non francisées étant acceptées par la loi 101.

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Même sans accent... Metro hausse ses profits

Article d'André Dubuc publié dans La Presse le 31 janvier 2012

photo La Presse

Une question d'accent

L'assemblée a connu une longue période de questions, animée par Yves Michaud. Il a d'abord demandé au président exécutif du conseil, Pierre H. Lessard, de considérer la réintroduction de l'accent aigu sur la bannière Metro au Québec. «Metro n'existe pas en français. C'est un mot anglais», a-t-il dit. M. Michaud a déposé une plainte à l'Office québécois de la langue française à ce sujet.

M. La Flèche a répondu que METRO, en majuscules et sans accent, est une marque de commerce enregistrée depuis des décennies. Metro dit se conformer à la loi 101.

Par ailleurs, M. Michaud a proposé un amendement à la proposition de modifications aux statuts de Metro concernant le lieu de l'assemblée des actionnaires. Metro, comme CGI et Cogeco, ajuste ses statuts pour se donner la possibilité de tenir l'assemblée hors Québec comme le permet la nouvelle loi sur les sociétés par actions. M. Michaud demandait à ce qu'on ajoute, «là où le nombre d'actionnaires le justifie». Son amendement a été battu lors d'un vote à main levée.

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Pendant que Metro refuse, Quebecor songe à franciser son nom

Article de François Pouliot publié dans le journal Les Affaires le 31 janvier 2012

photo les affaires

Alors que Metro refuse d'ajouter un accent à son appellation pour la franciser au Québec, la société Quebecor pourrait prochainement franciser la sienne afin d'avoir une marque mieux adaptée au paysage linguistique québécois.

"Je vous confirme que Quebecor et sa filiale Quebecor Média ont entrepris il y a plusieurs semaines déjà une réflexion qui les mèneront à recommander à leurs conseils d'administration et à leurs actionnaires respectifs de considérer l'ajout d'une version française au nom Quebecor par l'ajout d'un accent aigu", a indiqué par courriel aux Affaires le vice-président aux affaires corporatives et institutionnelles de Quebecor, Serge Sasseville.

Monsieur Sassevile a insisté sur le fait que les modifications étaient sujettes aux approbations des conseils d'administration et des actionnaires.

La recommandation de Quebecor survient au moment même où Metro est attaquée par l'activiste Yves Michaud qui lui demande de franciser son nom au Québec en lui ajoutant un accent aigu.

Monsieur Michaud a déposé une plainte à l'Office de la langue française du Québec où il allègue que le mot "metro" n'est pas français et uniquement anglais.

La direction de l'épicier indique quant à elle que "Metro" n'est ni un mot français, ni un mot anglais, mais une marque de commerce qu'elle a toujours utilisée et qui n'a jamais été accentuée.

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L'accent aigu, c'est grave pour le Médac

Article de Gérard Samet publié sur Argent le 31 janvier 2012

Le Robin des banques cible Metro. Yves Michaud sera présent et entend intervenir avec vigueur lors de l’assemblée des actionnaires de Metro. Objet de sa colère? La défense de la langue française.

photo argent

Le Robin des banques cible Metro. Yves Michaud, le fondateur du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (Médac) est sur tous les fronts de la défense des actionnaires. Sa prochaine bataille se déroulera lors de l’assemblée générale du groupe Metro Richelieu.

Yves Michaud sera présent et entend intervenir avec vigueur lors de l’assemblée des actionnaires de Metro. Objet de sa colère? La défense de la langue française.

Il vient de déposer une plainte devant l’Office québécois de la langue française (OLF) pour non-respect de la Charte de la langue. «Metro, sans accent aigu sur le e, n’existe pas dans le dictionnaire, rage Michaud. Il s’agit d’un mot français qui prend un accent. C’est grave de déformer ainsi le nom d’une entreprise québécoise d’origine, qui dessert une majorité de clients francophones et dont les actionnaires sont majoritairement québécois».

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Anglo-bashing goes prime time

Article de Don MACPHERSON The Gazette (Montreal) publié dans Vigile le 28 janvier 2012

La minorité dominante s’excite ! Pour Mac, être souverainiste équivaut à être anti-anglo ! Elle est bien bonne. Le mouvement souverainiste est un mouvement de libération nationale, sortir du Canada, et un mouvement identitaire, renforcer l’identité française des Québécois. C’est introduire de la “volonté politique” dans la suite des choses. Plutôt que de s’abandonner bêtement au marché des langues, à l’utilitarisme linguistique, comme le souhaitent la Gâzette et ses larbins. Tenter de culpabiliser les défenseurs de la culture nationale, c’est à la fois ridicule et révélateur de convictions anti-démocratiques, voire pré-fascistes.

On Star Académie, Julie Snyder makes an unfair and gratuitous attack on Quebec anglophones - and no one bats an eye

photo gazette

Pierre Karl Péladeau’s Quebecor media empire is spreading its minority-baiting for profit, from the pages of the yellow rags that five years ago gave Quebec the religious-accommodations issue, to primetime television.

If Quebecers won’t turn out for nationalist demonstrations, then Péladeau’s wife, Julie Snyder, and his TVA network will deliver the pro-sovereignty and anti-English messages to them as entertainment.

The equivalent of one out of every three men, women and children in French Quebec watched last Sunday’s 2½-hour fifth-season premiere of TVA’s Star Académie talent contest.

What they expected was escapist entertainment, an Idol-style competition of songs and sob stories from young unknowns, with added guest stars.

Enseignement intensif de l'anglais au primaire - Un beau mirage pour les parents

Article de Luc Papineau, enseignant et coauteur du Grand mensonge de l’éducation publié dan le Devoir le 31 janvier 2012

Depuis quelques mois, de nombreux enseignants du primaire publient dans les journaux des lettres pour exprimer leur mécontentement quant au projet d’anglais intensif à la fin de la sixième année. En tant qu’enseignant de français de première secondaire, je m’interroge sur les connaissances et les compétences de mes prochains élèves en français, mais aussi dans les autres matières, si on leur retire la moitié de leur dernière année du primaire pour la consacrer à l’enseignement de l’anglais.

Je comprends mal aussi que bien des parents soient obnubilés par ce mirage d’enfants bilingues et oublient que ce projet du ministère de l’Éducation créera de nombreux problèmes avec lesquels ils devront vivre et dont, manifestement, ils sous-estiment la gravité.

Ainsi, au cours de sa sixième année, un enfant aura donc au moins deux enseignants à tour de rôle. À ce que je sache, n’est-ce pas ces mêmes parents qui se plaignent du manque de stabilité du personnel enseignant?

Voir dans le Devoir

Anglicisation du Saguenay... Mettant en vedette l’armée Canadian !

Article de Pierre Gauthier publié sur Vigile le 28 janvier 2012

En consultant l’horaire du cinéma Odyssée de Chicoutimi, je découvre par hasard qu’il y a des représentations de film en anglais à chaque jeudi !

photo hebdo

Surpris, je fais alors une petite recherche, et je découvre qu’une « entente » a été adoptée entre la direction du cinéma et la base de Bagotville.

L’annonce officielle indique que des rénovations sont en cours dans le cinéma anglophone de la base militaire, et que l’accommodement n’est que temporaire.

http://www.courrierdusaguenay.com/Actualites/2011-11-25/article-2815197/...

Mais sur la page facebook de la base, on apprend que le cinéma de la base sera plutôt fermé DÉFINITIVEMENT pour des raisons de compressions budgétaires ! Conclusion, il sera désormais possible de voir des films en anglais en permanence à Chicoutimi !

https://www.facebook.com/Cinema.Bagotville.Theater

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Politique québécoise - La fatigue politique du Canada français

Article de Caroline Proulx - Professeure au Département de français et de lettres du cégep Ahuntsic publié dans Le Devoir le 28 janvier 2012.

À RETENIR

«Le Canada français, culture agonisante et fatiguée, se trouve au degré zéro de la politique. Ceux qui ont réussi en politique au Canada français, ce sont les a-nationaux, c'est-à-dire ceux qui "représentaient" le mieux ce peuple déréalisé, parcellisé et dépossédé par surcroît.»
— Hubert Aquin, La fatigue culturelle du Canada français.

photo Le Devoir

Bris de dialogue

Oui, je peux me dire indépendantiste et probablement souverainiste, une indépendantiste mi-trentenaire qui a échappé — pas complètement apparemment — à un certain cynisme, mais je suis à mon tour fatiguée. Il m'apparaît clair que le fait que je sois «indépendantiste», tout comme d'autres encore sont fédéralistes, autonomistes, capitalistes, environnementalistes, automobilistes ou socialistes, semble servir souvent d'argument pour briser le dialogue.

Faute de véritable discussion entre nous, une discussion, j'entends, au-delà de la pure démagogie et de l'enfermement idéologique ou encore émotif, je m'interroge comme d'autres l'ont fait. Bien entendu, l'émotion est intriquée à la discussion, on n'y peut presque rien bien souvent. Être ceci ou cela, croire, par exemple, en l'indépendance politique du Québec ou en la Confédération canadienne, est partie prenante de notre subjectivité.

Elle l'est tout autant de notre histoire personnelle, de nos affects les plus profonds qui remontent à notre héritage familial et à nos sacro-saintes origines. C'est compliqué. Toujours est-il que de se définir comme ceci ou cela ne sera jamais une raison pour ne pas discuter en toute bonne foi de l'avenir du Québec, tout comme du sens qu'a pour nous le Canada. C'est une question de bon sens, mais qui ne trouve pas de réponse réelle dans le discours politique et intellectuel des dernières années. Rien de nouveau, mais c'est fatiguant.

Voir dans Le Devoir

L'anglais intensif en 6e année: de nombreux écueils

Article de Tania Longpré, enseignante en francisation à la CSDM publié dans La Presse le 27 janvier 2012

photo La Presse
Cette semaine a été marquée par une publicité conjointe de syndicats d'enseignants montréalais, qui s'unissent dans le but de protester contre le projet d'implanter unilatéralement le bilinguisme dans les classes de sixième année du primaire au Québec. Ce cri du coeur peut se définir ainsi: l'instauration du bilinguisme dans ces classes est une aberrance notoire.

L'idée qui émane des hautes sphères du ministère de l'Éducation semble, au premier abord, fort alléchante pour les parents: à même les budgets du système d'éducation publique, nous bilinguiserons vos enfants! En résumé, la méthode consiste à rapporter le contenu pédagogique, s'échelonnant actuellement sur une période de 10 mois, sur cinq mois. Offrir le même enseignement en moitié moins de temps!

Il va de soi que si votre enfant a des capacités scolaires exceptionnelles, il pourra très bien réussir cet exploit. Dans les faits, il s'avère que la méthode préconisée n'est ni facile et ni idéale.

Les tenants de cette méthode, qui conseillent actuellement le ministère, précisent à cet effet qu'afin d'évoluer dans la mouvance mondiale, les jeunes du Québec doivent apprendre à la fois l'anglais et le français. On va jusqu'à dire que l'apprentissage de l'une renforce celle de l'autre.

Au plan linguistique, le gouvernement semble oublier quelques petits détails. D'abord, les deux langues les plus parlées dans le monde actuel sont le mandarin et l'espagnol. Or, il n'y a aucun programme éducatif aussi poussé qui donne la possibilité aux enfants d'apprendre ces deux langues. On sait que l'espagnol, une langue qui ne cesse de prendre du galon, est plus facile à apprendre pour un locuteur francophone, du fait qu'elle découle également du latin. Cette lacune me semble plus importante encore que la déficience de l'anglais chez nos enfants, la langue de Shakespeare étant déjà massivement enseignée dans nos écoles.

Voir dans La Presse

« Il y a beaucoup de talents chez les jeunes »

La question du français

René Angelil a tenu à revenir sur la question du français qui fut soulevée dimanche dernier lors du premier gala. Les jeunes candidats qui devaient chanter pour sauver leur place l'ont fait en anglais. Ce qui a un peu surpris le directeur.

« Juste avant de déclarer sur scène, j'ai prévenu les autres professeurs et je leur ai demandé leur avis. Ils étaient tous aussi d'accord. Donc je crois que lorsque tu participes à un concours comme Star-Académie, tu dois chanter en français »

Français dans les entreprises - L'OQLF réévalue la moitié de ses ententes particulières

Article de Robert Dutrisac publié dans le Devoir le 27 janvier 2012

photo devoir

Un certain nombre d'entreprises en aéronautique figurent sur la liste de l'Office québécois de la langue française.

Tout près de la moitié des ententes particulières de l'Office québécois de la langue française (OQLF), qui permettent à 71 entreprises de fonctionner en anglais à leur siège social ou dans leur centre de recherche, viennent à échéance cette année. L'organisme doit réévaluer la pertinence de chacune d'entre elles.

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La réplique › La science en anglais - Une langue commune pour se comprendre

Article de Robert Emery Prud'homme - Professeur de chimie à l'Université de Montréal publié dans Le Devoir le 26 janvier 2012

cap le devoir

En anglais

Dans les colloques, conférences et symposiums, s'il va de soi qu'une conférence prononcée par un chercheur québécois dans un forum international à Los Angeles ou à Kyoto soit en anglais, elle sera également en anglais, sauf exception, au Québec, en France et en Belgique wallonne. Quel que soit le lieu de la conférence, quand il s'agit d'une conférence internationale où les francophones forment une minorité, en compagnie de minorités allemande, italienne, espagnole, portugaise, japonaise, chinoise, coréenne, etc., pour que la rencontre ait un sens, pour pouvoir travailler ensemble, il faut se comprendre. Et pour se comprendre, il faut une langue commune. Aujourd'hui, c'est l'anglais. Autrefois, c'était le latin. Demain, ce sera peut-être le chinois.

Mais tous les colloques ne sont pas internationaux. Il y a aussi des colloques canadiens, qui se tiennent régulièrement au Québec ou, en France, des colloques nationaux. En France, on entend de moins en moins de français dans ces colloques scientifiques. Au Québec, un grand nombre de ces colloques sont parrainés par un organisme canadien soi-disant bilingue comme le CIGRE (Conseil international des grands réseaux électriques) dont nous parle Le Devoir. Ces organismes n'ont souvent de français que le nom et, conséquemment, leur site Web ne comporte pas toujours de version en français; quand il y en a une, si on s'y promène, on finit par tomber sur une section non traduite ou, pire, écrite dans un français approximatif.

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J'aime ma langue dans ta bouche

Article de Reine Côté publié dans Branchez-Vous le 24 janvier 2012

Afin de rappeler aux gens l'importante place du français dans la culture québécoise, le Mouvement Montréal Français tiendra une manifestation-spectacle ayant pour thème J'aime ma langue dans ta bouche au Cabaret Lion d'Or samedi, le 4 février, en compagnie d'une foule d'artistes.

photo branchez-vous

Le comédien Denis Trudel, porte-parole du Mouvement Montréal Français, promet un événement «Amusant, poétique, engagé, festif, intelligent, original et, si possible, historique!».

«La langue française, c'est le véhicule de la culture québécoise, c'est le coeur de l'identité du peuple», insiste-t-il.

Voir dans Branchez-vous

Hydro-Québec fait volte-face

Robert Dutrisac, Le Devoir, 21 janvier 2012

Hydro-Québec a fait volte-face et assurera, pour une première fois, la présence du français au congrès de CIGRE Canada qui devait se dérouler à Montréal entièrement en anglais.

À la suite de la publication de l'article, le cabinet de la ministre des Communications et de la Culture, Christine St-Pierre, responsable de l'application de la Charte de la langue française, a demandé des explications à Hydro-Québec. En outre, le physicien Pierre Demers, président de la Ligue internationale des scientifiques pour l'usage de la langue française (LISULF), a déploré la situation. Il a souligné hier que paradoxalement, Hydro-Québec fut la première société à devenir membre de la LISULF sous l'impulsion de Lionel Boulet, le concepteur de l'IREQ et son directeur pendant 15 ans. Mais aujourd'hui, cette ligue, fondée en 1979, compte très peu membres et doit s'appuyer sur d'autres organismes de défense de la langue française.

Le bilinguisme devant l'histoire

Lettre d'Hubert Charbonneau publié dans le Devoir le 23 janvier 2012

Le président du Club de hockey Canadien, Monsieur G. Molson, déclare qu'il «supporte» le bilinguisme. On lui pardonnera l'anglicisme, d'autant que la plupart des Québécois de langue française en usent et en abusent. Qui n'est pas pour le bien? Quoi de mieux pour un individu que de parler deux langues, surtout au Québec? Mais ce qui est bien pour un individu ne l'est malheureusement pas forcément pour une population. Que nous apprend en effet l'histoire? Que dans les cas de vrai bilinguisme, c'est finalement la langue de la majorité qui finit toujours par l'emporter à plus ou moins long terme.

Des exemples, il n'en manque pas: la toute-puissance du latin des envahisseurs romains a laminé le parler celtique des Gaulois, l'anglais a écrasé le gaélique en Irlande et en Écosse et le gallois au pays de Galles; le français a terrassé, entre autres, le breton, le basque, le catalan, le provençal et le flamand sur le territoire de l'Hexagone, etc. Or, au Canada, c'est l'anglais qui domine. Qu'arrivera-t-il au français minoritaire? Libre à chacun de tirer sa conclusion, mais l'avenir semble pour le moment inéluctable.

Anglais intensif: des craintes justifiées

Article de Christian Ouellet publié dans le Soleil le 22 janvier 2012

photo le soleil

Ça y est, le bouclier est levé. Il fallait s'y attendre et c'est normal. Tout changement, quel qu'il soit, apporte son lot de craintes, parfois justifiées, parfois fabriquées. Peut-on publier des résultats de recherches qui montrent le bien-fondé de cette mesure là où on en fait l'expérience - au Saguenay-Lac-St-Jean - et ce, même pour les élèves en difficulté et dans les milieux dits défavorisés? Qu'ils se lèvent et qu'ils parlent, qu'il nous montrent, qu'ils nous prouvent.

Imaginons un instant le portrait d'un enseignant d'anglais de 6e entrant en classe en s'adressant aux élèves uniquement en anglais. Il ne leur fera pas seulement la conversation pendant cinq mois en anglais, je l'espère. Il présentera donc des contextes spécifiques d'apprentissages, car c'est comme cela que l'on apprend. Ces contextes peuvent se rapporter à l'histoire, la géograghie, les religions dans le monde, les arts, les sciences, la mathématique, la culture, le sport, etc. C'est comme si on pensait qu'une langue seconde s'apprend différemment de la langue maternelle et que les compétences autres que celles de s'exprimer oralement étaient totalement évacuées. Je comprends les craintes pour les élèves qui éprouvent déjà des difficultés avec le français, mais à ce que je sache, cette langue est l'une des plus difficiles à apprendre. Comment se fait-il alors que dans d'autres pays, tout cela se fait naturellement et on ne remet pas cela en question?

Là ou je m'inquiète, c'est que l'on a déjà de la difficulté à protéger le français comme langue de travail, d'affichage, moteur de notre culture; et que peu de gens semblent se préoccuper du fait qu'il faudra redoubler d'ardeur pour éviter que le français disparaisse ou devienne un dialecte. Pour le reste, j'ai toujours fait confiance à la capacité des enfants de s'adapter à différentes situations dans différents contextes.

Voir dans Le Soleil

Payant, être bilingue

Article publié dans La Presse le 21 janvier 2012

Deux questions adressées aux travailleurs rémunérés se rapportent à la langue le plus souvent utilisée dans l'emploi et, s'il y a lieu, les autres langues régulièrement utilisées. Nous avons trouvé pour le Québec que le pourcentage de diplômés utilisant le français le plus souvent dans l'emploi est de 81,4%. Le pourcentage de diplômés utilisant l'anglais le plus souvent est de 18,1%. Par ailleurs, 14,2% des diplômés utilisent l'anglais le plus souvent et le français régulièrement dans leur emploi.

photo la presse

Donc, au total, près de 96% des diplômés postsecondaires utilisent le français dans leur emploi au Québec (81,4% comme langue principale et 14,2% comme deuxième langue). Ce résultat conforte les données du recensement de 2006, qui montrent que 95% de tous les travailleurs du Québec utilisent le français au travail (87,7% souvent et 7,4% régulièrement).

Notons aussi que 78,5% des diplômés anglophones utilisent le français souvent ou régulièrement dans leur emploi. Ce pourcentage est de 46,9% chez les francophones pour ce qui est de l'utilisation de l'anglais.

Par rapport aux diplômés qui utilisent uniquement le français (sans anglais) dans leur emploi, ceux qui utilisent le français souvent et l'anglais régulièrement gagnent 5,2% de plus; ceux qui utilisent l'anglais souvent et le français régulièrement gagnent 5,5% de plus. Ceux qui utilisent l'anglais souvent sans le français gagnent 3,6% de plus, mais cet écart n'est pas statistiquement significatif relativement au groupe de référence, i.e. ceux utilisant le français uniquement. Ces résultats soutiennent d'autres études sur la rentabilité du bilinguisme utilisant des données plus générales que celles des nouveaux diplômés postsecondaires issus du système québécois d'éducation.

Voir dans La Presse

Bilingui$$me

Chroniques de Christopher Hall publié dans le Journal de Montréal le 20 janvier 2012

On apprenait cette semaine que la prestation de services publics bilingues au Canada coûterait plus de deux milliards de dollars par année.

Comme c'est exactement le même montant qu'a coûté le registre des armes à feu, j'ai bien peur que Stephen Harper veuille faire comme avec le registre, et élimine la langue française au pays !

D'ailleurs, il agit déjà en conséquence, en nommant un juge à la Cour suprême ainsi qu'un Vérificateur général unilingues anglophones. D'entrée de jeu, je reconnais que deux milliards c'est beaucoup d'argent, même si ce chiffre a été établi par l'Institut Fraser, un think tank (laboratoire d'idées) de droite canadien qui n'est pas reconnu pour sa ferveur envers le fait français. Alors, quand vient le temps de calculer les coûts du bilinguisme, l'Institut est un peu comme mon oncle Doug à la pêche... il a tendance à exagérer.

De toute façon, le bilinguisme ne se calcule pas uniquement par les coûts d'impression de dépliants en français ou les frais de traduction des derrières de boîtes de céréales. C'est peut-être difficile à saisir pour des esprits cartésiens comme les membres de l'Institut Fraser, ou le premier ministre Harper, mais la valeur du bilinguisme est une richesse qui ne se compte pas en argent.

Voir dans le Journal de Montréal

Un site Web truffé de fautes

Au moment où certains considèrent que la langue française est en perdition au Québec, voilà que le site Internet de l'Équipe autonomiste renferme un grand nombre de fautes d'orthographe, selon ce qu'a constaté le Journal. Le président du Mouvement Québec français, Mario Beaulieu, estime que «ce n'est pas professionnel» et qu'un si grand nombre de fautes peut «nuire à l'image de la formation politique».

«Ces gens ne semblent pas accorder d'importance à la qualité du français», déplore- t-il.

photo journal montreal

Formé d'ex-militants adéquistes frustrés de la fusion avec la Coalition avenir Québec (CAQ), ce mouvement tente de devenir un parti politique.

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