Bonjour,
Je suis très choqué par la manifestation qui a été organisée pour le hockey en français.
Nous, immigrants francophones, nous n’avons pas accès aux soins de santé en français, nous n’avons pas accès au marché du travail en français, nous devons faire nos achats en anglais, et vous venez amuser le peuple avec le hockey !
Montréal n’est pas francophone, Montréal n’est pas bilingue, Montréal est anglophone. Pour un immigrant cela ne peut pas être autrement, parce que les Québécois eux-mêmes le veulent ainsi.
Roman de Janis Locas basé sur le journal de bord d’une Québécoise embauchée par l’hebdomadaire franco-manitobain de Saint-Boniface. Les Éditions Triptyque de Montréal.
NDLR. À lire pour mieux comprendre la situation des francophones hors Québec, l’état de leur langue, leur rapport au gouvernement fédéral et leurs sentiments à l’égard de la « mère patrie », le Québec.
P. 215 : - « Arrive en forme, car les résultats du dernier recensement vont sortir fin août et ce sera la commotion, ici. » - « Ah oui… l’assimilation. » - « On n’utilise pas le mot assimilation, ici. On reste positif. »
Vient de paraître aux Éditions du Québécois, mars 2010.
Le système fédéral canadien est le tombeau du fait français au pays.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : les francophones au Canada subissent depuis 1867 un déclin qui les mènera à terme à la disparition. Au Québec même, l’avenir du français est menacé.
Dérive du nouveau programme d’histoire au secondaire qui tente lui aussi, fidèle à la nouvelle religion interculturaliste, de masquer l’histoire et les origines de la majorité Québécoise francophone.
Recul inquiétant de la situation du français à Montréal et au Québec grâce entre autres à la complicité du gouvernement et des visées multiculturalistes de la Cour suprême.
p. 35 : Pour le dire autrement, dans plusieurs travaux récents, à des degrés divers, le caractère francophone, de souche ou d’adoption, de la majorité des gens d’ici, qui ne sont pas toute la nation, mais qui en sont le tronc principal, de même que la singularité de leur parcours historique sont relativisés, banalisés, voire marginalisés. Ils le sont au profit, chez Bouchard (NDLR. Bouchard/Taylor) d’une lecture du Québec comme « société » ou comme « territoire ».
p. 17 : « ce qui est en jeu ici, c’est la volonté des francophones de continuer à imposer collectivement et individuellement leur langue dans le contexte inédit de la mondialisation. S’ils ne sont pas capables de donner un franc coup de barre à cet effet, je ne vois pas comment le français au Québec pourrait avoir véritablement de l’avenir. »
p. 22 : « En tout premier lieu, on pense à ceux que l’on entend répondre en mauvais anglais à des Québécois issus de l’immigration qui s’étaient pourtant adressés à eux en français. »
Vous pouvez faire la différence!
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