Commentaires récents

Ajouter à vos signets

Le site 
La page 

Libre opinion - Un gouvernement qui mérite un pied au derrière ! (Le McGill University Health Center)

Patrick Bourgeois, Réseau de Résistance du Québécois, 31 mars 2010.

Mais une chose demeure, et nous l'avons dit à plusieurs reprises, mais là, c'est clair comme de l'eau de roche : les Québécois n'ont aucunement les moyens de se payer deux mégas centres hospitaliers universitaires à Montréal, un pour les anglophones et l'autre pour les francophones. Avant de demander aux Québécois ordinaires de verser jusqu'à 200 $ par année dans le cadre de la nouvelle taxe Charest pour la santé, on pourrait tout simplement sauver des milliards $ (tout près de 2 ou 3 milliards $) en fusionnant le Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM) et le McGill University Health Center (MUHC). Un seul centre universitaire, à Montéal, c'est bien suffisant. Bien sûr, étant donné que nous sommes au Québec, pays francophone, ce nouveau projet universitaire hospitalier de Montréal devrait être administré en français et fonctionner en français.

Visionnez également sur le même sujet, la conférence de Mario Beaulieu, président de la SSJBM, et de Robert Laplante, directeur de la revue L'Action nationale : « Deux méga-hôpitaux : démission politique et aberration financière... » prononcée le 30 septembre 2009 devant des étudiants de l'Université de Montréal.

--------------
On savait que le gouvernement Charest était une calamité pour le peuple québécois et il en a fourni une nouvelle preuve hier, à l'occasion du dépôt du premier budget Bachand. Sans coeur qu'ils sont, les libéraux ont de ce fait imposé des mesures qui frapperont de plein fouet les moins bien nantis de la nation québécoise, de même que la classe moyenne. Ceci combiné à toutes les histoires de corruption, de bonis, de conflits d'intérêts, de manque de transparence qui circulent depuis quelque temps donnent vraiment envie aux citoyens que nous sommes de descendre dans la rue pour mieux rentrer à l'Assemblée nationale et foutre dehors ces satanés libéraux à grands coups de pied dans le fond de culotte!

En prenant le pouvoir en 2003, Jean Charest criait à gauche et à droite, mais surtout à droite, que les Québécois payaient trop de taxes et impôts, que cela nuisait à l'économie québécoise. Conclusion : il fallait en retourner dans les poches des contribuables. Pour s'y prendre, Charest a réduit les impôts de quelques milliards $ entre 2003 et aujourd'hui. Mais il ne s'est jamais gêné pour hausser simultanément les tarifs de toutes sortes : transport en commun, électricité, Centre de la petite enfance, éducation, et tutti quanti. Il a même eu le culot, dans le dernier budget, d'inventer la taxe santé qui frappe à l'aveuglette riches comme pauvres. Tous les Québécois devront payer la même chose : Pierre-Karl Péladeau comme Mme Lévesque de la rue Amherst ou M. Leclerc de la rue Wolfe (on a même des noms de rue pour nous faire suer encore davantage, c'est tout dire).

Au final, toutes les mesures des libéraux n'ont aucunement permis aux Québécois d'en avoir plus dans leurs poches. Les baisses d'impôts ont été complètement rattrapées par les hausses tarifaires de toutes sortes. Et ce qui est proprement scandaleux, c'est que les stratégies adoptées par les libéraux ont carrément écorché le caractère progressif des mesures qui ont été historiquement adoptées au Québec pour puiser dans les poches des contribuables. Les pauvres devant moins fournir à la caisse de l'État que les plus riches, voilà ce que nous avons toujours cru qui devait être la règle, mais qui n'est plus depuis que l'homme fort des lucides en a décidé autrement. À l'évidence, Charest se fout éperdument des gens ordinaires. Il travaille pour les plus riches de la société, pour ceux, imagine-t-on, qui ont les moyens de contribuer généreusement à la caisse électorale du PLQ, qu'ils parlent français ou anglais ou autre chose.

Dans le dernier budget, énormément de sacrifices sont imposés à la classe moyenne et aux moins bien nantis de la société. C'est tout près de la moitié de l'effort destiné à redresser les finances publiques qui est exigé d'eux. Pendant ce temps, les entreprises ne devront s'impliquer qu'à 5 ou 7% de l'effort que nous devrons fournir collectivement. Des pinottes en comparaison de tout le reste! Bien sûr, il faut faire attention lorsque l'on réclame des sous des entreprises afin de ne pas nuire à leur succès qui enrichit collectivement le Québec. Mais il y a quand même des cas qui demeurent profondément choquants. Je pense entre autres aux compagnies minières qui sont toutes - ou peu s'en faut - étrangères et qui engrangent des profits mirobolants année après année en exploitant NOS ressources naturelles. Ces dernières ne versent pourtant que de minimes redevances à l'État québécois. Toutes ensemble, en 2008-2009, elles n'ont même pas retourné 30 millions $ aux Québécois. Il s'agit d'un pur scandale. Un gouvernement digne de ce nom se tournerait vers ces entreprises-voyous afin qu'elles contribuent au progrès collectif, avant de frapper M. Tousignant qui peine à payer son loyer, car à peu près aucun logement abordable n'est construit dans les grands centres urbains du Québec depuis des années maintenant.

Le gouvernement Charest dit qu'il participera à l'effort collectif. Environ la moitié, un peu plus même. Seront-ce que des voeux pieux? Qui vivra verra. Mais c'est à espérer que tel ne sera pas le cas, que le gouvernement corrigera vraiment les abus qui existent dans le secteur public. Il serait assez choquant, par exemple, de constater que des entrepreneurs de la construction continuent de gonfler leurs factures, en s'entendant entre eux, de façon à mieux flouer l'État québécois, pendant que les contribuables ordinaires, eux, peineront encore davantage à payer leurs factures d'électricité. Faire le ménage dans le secteur public, ça veut dire éliminer les abus, certes, mais ce, en faisant preuve de transparence. Et faire preuve de transparence, ça signifie, entre autres, de mettre sur pied une commission d'enquête sur la corruption politique au Québec. Ça, M. Charest, malgré toutes les diversions que vous vous nous imposez, on me manquera pas de vous le rappeler.

Mais une chose demeure, et nous l'avons dit à plusieurs reprises, mais là, c'est clair comme de l'eau de roche : les Québécois n'ont aucunement les moyens de se payer deux mégas centres hospitaliers universitaires à Montréal, un pour les anglophones et l'autre pour les francophones. Avant de demander aux Québécois ordinaires de verser jusqu'à 200 $ par année dans le cadre de la nouvelle taxe Charest pour la santé, on pourrait tout simplement sauver des milliards $ (tout près de 2 ou 3 milliards $) en fusionnant le Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM) et le McGill University Health Center (MUHC). Un seul centre universitaire, à Montéal, c'est bien suffisant. Bien sûr, étant donné que nous sommes au Québec, pays francophone, ce nouveau projet universitaire hospitalier de Montréal devrait être administré en français et fonctionner en français.

C'est la plus simple des logiques qui le veut. Qui pourrait prétendre le contraire, sans rire? Tout le monde comprend que nous n'avons tout simplement plus les moyens de flatter dans le sens du poil une communauté linguistique, en lui faisant cadeau de quelques milliards $ provenant du trésor québécois, tout simplement parce que nous l'avons jadis crainte et que certaines moumounes la craignent toujours en 2010. Aujourd'hui, et plus spécialement depuis le dépôt du budget Bachand, nous devons d'abord et avant tout penser au peuple québécois qui est en train d'être saigné par un gouvernement qui couche bien souvent dans le même lit que les gens de McGill, que les compagnies qui ne versent rien à l'État, que les gens qui se vautrent dans les bonis et que les plus riches de ce Québec qui jubilent à l'idée qu'on baisse les impôts pour mieux hausser les tarifs et dont certains financent un salaire secret que Jean Charest, lui, continuera de percevoir pendant que les Québécois se serrent encore davantage la ceinture.

Si nous ne voulons pas que le Québec soit transformé en petit Oncle Sam à plus ou moins long terme, on doit sacrer dehors les collabos à Charest. Et ça presse !

Source.

Connexion utilisateur

Dons

Vous pouvez faire la différence!





Événements à venir

  • Aucun événement à venir

Bulletin du MQF

Abonnez-vous au Bulletin du MQF.



© 2006–2012, Mouvement Québec français et ses partenaires.
Les opinions exprimées par les auteurs ne représentent pas nécessairement les positions du MQF ou de ses mouvements.