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Bulletin MMF 25 février 2010

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Le bimensuel électronique du Mouvement Montréal français (MMF)

« Quand nous défendons le français chez nous, ce sont toutes les langues du monde que nous défendons
contre l’hégémonie d’une seule. » Pierre Bourgault

À Montréal, il faut se parler en français!

Le 25 février 2010(volume 4, numéro 13)
Manifestation au « Sleep Country » à Gatineau : Non à la partition linguistique!

DÉSABONNEMENT

Aujourd’hui, notre bimensuel porte sur les sujets suivants :

sur le site du MMF et ailleurs, lisez entre autres :

Manifestation au « Sleep Country » à Gatineau : Non à la partition linguistique!

« Sleep Country »

Le Mouvement Montréal français vous invite à une manifestation samedi 27 février à 13 h devant le « Sleep Country » du 25, boul. du Plateau, Gatineau. Il y aura un départ en autocar de Montréal à 9 h 45 au 82 Sherbrooke Ouest. En appui au Mouvement Impératif français, le MMF et plusieurs autres organisations formeront à cette occasion la coalition pour un Québec français (avec la SSJBM, la FTQ, la CSN, la SNQ de l’Outaouais et le RRQ). Le détaillant de matelas Sleep Country Canada a la bannière « Dormez-vous... » partout ailleurs au Québec sauf en Outaouais, à Gatineau et à Hull, où il s’affiche sous la bannière Sleep Country », dont le site Internet, de surcroît, est inaccessible en français.

Ludger reçoit : Hélène Pelletier-Baillargeon au sujet d’Olivar Asselin, 4 mars

Mobilisation des cégépiens pour le renforcement de la Loi 101


Étienne Gougoux, étudiant, Luc Thériault, président du MMF,
Marcel Desmeules, membre du conseil du MMF et responsable de la tournée des cégeps et Jessica Riggi, étudiante
lors de la conférence de presse le 17 février 2010
au Cégep André-Laurendeau à La Salle, Montréal

Plus de 3000 étudiants du collégial ont signé une pétition réclamant au gouvernement du Québec de renforcer la Loi 101. De nombreux bénévoles et sympathisants du Mouvement Montréal français (MMF) ont sillonné les cégeps de la région métropolitaine afin de sensibiliser les étudiants à l’importance de faire du français la langue officielle et commune du Québec et de recueillir leur appui pour le renforcement et l’application rigoureuse de cette loi. Écoutez à la troisième minute et dix-septième seconde (3m17) le reportage à Radio-Canada.ca du 17 février 2010. Signez la pétition.

La SSJB dénonce le manque de respect du français à Vancouver

Selon M. Beaulieu, « cela ne fait que confirmer une fois de plus que le bilinguisme au Canada anglais est un leurre qui cache en fait une indifférence, sinon une intolérance généralisée face aux minorités de langue française. »

Pétition pour le renforcement de la Charte québécoise de la langue française

Au cours des 30 dernières années, la Charte a subi plus de 200 amendements qui l'ont affaiblie dans la plupart de ses secteurs d'application. En réinstaurant le bilinguisme institutionnel, ces attaques répétées dont la Charte fut l'objet ont réduit le pouvoir d'attraction du français. Nous demandons au gouvernement d'appliquer rigoureusement et de renforcer la Loi 101 telle qu'adoptée démocratiquement en 1977.

Louis Plamondon déplore la place minime du français aux Olympiques

« Ce n’est pas étonnant. Le message que le Canada nous envoie à répétition, c’est que la nation québécoise, une nation à majorité francophone, n’a pas sa place au sein de la fédération canadienne. Cette situation nous fait également prendre conscience que, pour le Canada, le français est devenu une langue quasi-folklorique, une simple composante du multiculturalisme à la canadienne », a déclaré le député Louis Plamondon.

Aile jeunesse du PQ - rassemblement pour le français

Le comité national des jeunes du Parti québécois a lancé vendredi soir le Manifeste pour la souveraineté - urgence nationale au cours d'un rassemblement à Montréal consacré à la défense du français.

Une médaille pour le Canada, celle du mépris envers les francophones

Une solution : Si on veut en finir une fois pour toutes avec des affronts comme celui du 12 février à Vancouver, et avec tous les autres affronts passés et à venir, il y a une solution. Cette solution, c’est que le Québec soit un pays, un vrai pays, de langue française, avec ses athlètes et ses équipes nationales aux Jeux olympiques.

Patrick Lagacé avec Joseph Facal (multiculturalisme, identité, langue, école)

Visionnez l'entrevue de Patrick Lagacé avec l'ex-ministre Joseph Facal au sujet du multiculturalisme, de l'identité, de la langue française et de l'école publique québécoise.

Le latin du Canada

Se concentrer sur le Québec, c'est comprendre que si nous avons besoin d'une Loi 101 plus rigoureuse et d'une volonté politique solide, ce n'est pas par « intolérance » envers l'anglais. C'est par lucidité. Déchirer sa chemise pour Vancouver est peut-être inévitable dans les circonstances. Mais faisons-le sans oublier que le vrai combat pour le français, il est ici. Et non pas au pied des Rocheuses. Aussi jolies soient-elles...

Cégeps français : Des arguments pour Pauline

Les éditorialistes du Devoir nous aidaient jadis à voir clair dans la situation linguistique. Depuis quelques années, ce n’est plus le cas. La palme du mollasson en cette matière revient à son directeur. (...) Les enfants de la Loi 101 n’auraient jamais vu le jour si Camille Laurin et René Lévesque s’étaient laissés gagner par un pareil appel à l’accommodement. Penser la langue de manière aussi timorée n’est pas davantage de mise maintenant que, de nouveau, le caractère français du Québec vacille. Ce qu’il nous faut aujourd’hui, ce sont des adolescents et des jeunes adultes de la Loi 101. « Fais ce que dois », Pauline!

Je me souviendrai de l'année 2009 ... en français!

Extrait du message de la nouvelle année de Réjean Arsenault, président de la Société nationale des Québécoises et Québécois, section Laurentides paru dans le Journal Choc 2010.
(...) « La communauté historique anglophone, représentant plus ou moins 10% de la population du Québec, aura son centre hospitalier universitaire bientôt et avant le centre universitaire francophone.

Le domaine des souhaits

En ce qui concerne la place du français, il (NDLR. Jean Charest) s'est toujours réfugié dans le déni. En mai 1998, fraîchement débarqué sur la scène québécoise, il avait présenté aux militants libéraux de Châteauguay une version étonnante de l'histoire du Canada. « Nous avons réussi à préserver cette langue et cette culture parce que nos voisins des autres provinces canadiennes étaient des alliés, des amis, et non pas des étrangers », avait-il déclaré le plus sérieusement du monde. Dans ce cas, que faut-il penser du Public School Act à l'Île-du-Prince-Édouard? De la suppression des écoles françaises au Manitoba? Du règlement 17 en Ontario? Le moins que l'on puisse dire est que nos amis et alliés avaient une curieuse façon d'exprimer leur amour du français.

Le cégep et l'université francophones pour intégrer les immigrants

L'éducation et l'emploi doivent aller de pair dans le processus de francisation des nouveaux arrivants, affirme une étude de l'IRPP.

Mario Beaulieu à l'émission de Mongrain à LCN le 15 février 2010

photo Normand Lacasse

Le président de la SSJBM s'entretient avec M. Mongrain sur la faible présence du fait français lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques.

Ligue internationale des scientifiques pour l'usage de la langue française

La LISULF a été créée comme corporation sans but lucratif en 1979 au Québec sur l'initiative de scientifiques et de citoyens du Québec, de France et de Belgique. Elle a l'entité juridique au Québec, en France et en Belgique.

Le Canada a méprisé les francophones, accuse Marois

Le Canada a affiché tout son mépris envers les francophones vendredi lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Vancouver, a soutenu, lundi, la chef du Parti québécois, Pauline Marois. Présent à Vancouver, le premier ministre Jean Charest a pour sa part préféré prendre « son trou » plutôt que de défendre vigoureusement l'autre langue officielle du pays, a ajouté la leader souverainiste.

Fier d'être « Canadian »

Vendredi soir, lors des cérémonies d'ouverture des Jeux de Vancouver, ils ont montré ce qu'était le Canada. Les Rocheuses, les Prairies et les Maritimes, en passant par-dessus le Québec. Ce ne sont quand même pas Jean Charest et Pauline Marois qui vont les inquiéter! De toute façon, ils ont compris que les Québécois aimaient ça, se faire bafouer.

François Fillon : « La question de l’identité de la France n’est plus taboue »

Visionnez la déclaration du premier ministre français, François Filion, le 8 février 2010 à la suite du débat sur l'identité nationale. Celui-ci annonce les premières mesures du gouvernement découlant de ce débat. Il y est question de langue, de culture, de fierté, de droits, de responsabilité, de cohésion sociale et de leadership. (12 min.) NDLR. Le Québec pourrait-il s'en inspirer?

dans cette édition :

1- Lettre à Lucien Bouchard - La course vers la souveraineté
2- Le bilinguisme à Vancouver
3- Qu’est-ce qu’on attend? - et le français au Québec, bordel!
4- Lise Bissonnette « scandalisée »
5- La mise en scène de la vacuité
6- Tendre la main à la langue française
7- Un peu de tout (Journal Choc, J.O. vus de France, Fondation suisse)
8- Non aux leçons de Lucien Bouchard et Hockey-Québec aux Olympiques
9- Commentaires de sympathisants
10- Rappels : faire circuler; devenir bénévole; bulletin sur le site; visitez le site du MMF; devenez membre et faites un don en ligne; pour en savoir plus; commentaires et suggestions; participez au forum; blogue de Louis Préfontaine; changement d’adresse; membres fondateurs; conseil d’administration; équipe du bulletin.

« Quand Montréal deviendra Montreal,
ce sera le début de la fin pour le fait français au Québec. »
Luc Picard, 8 juin 2008.

Le Mouvement Montréal français (MMF) a besoin de vous en 2010!
Devenez membre et faites un don en ligne!

Travailler en français, c’est se faire respecter!
photo Impératif français

Les dirigeants du MMF lancent un appel pressant à la mobilisation et à l’action, non seulement pour contrer les reculs du français à Montréal, mais surtout pour réaliser les objectifs de la Charte de la langue française :

  • faire du français la véritable langue officielle et commune dans la région métropolitaine de Montréal,
  • favoriser l’inclusion et la francisation des nouveaux arrivants et des allophones,
  • assurer l’avenir du français au Québec.


Vous avez quelques heures à consacrer au MMF et un don à investir pour un Québec français?

Impliquez-vous et donnez généreusement! Appelez Philippe L. Perreault au 514-843-8851, poste 241 pour vous impliquer et … faites un don en ligne!

Vous aimez ce bulletin, faites-le circuler dans votre réseau!

1. Lettre à Lucien Bouchard - La course vers la souveraineté

Extrait de la lettre de Bernard Drainville à Lucien Bouchard parue dans Tribune libre de Vigile le 19 février 2010.

(…) « Concrètement, dans les 10 prochaines années, le Québec accueillera plus de 50 000 nouveaux arrivants par année. Nous avons besoin de leurs compétences et de leur savoir-faire, surtout à l’heure où des pénuries de main-d’œuvre se profilent dans certains domaines. Par contre, ces derniers doivent s’intégrer à la société québécoise. Est-ce si radical que de penser que la majorité francophone n’a pas à s’effacer devant ceux qui viennent la rejoindre pour vivre avec elle? Est-ce faire preuve d’intolérance que de vouloir partager nos valeurs communes, notamment la langue française et l’égalité entre les sexes? Je ne crois pas ; c’est au contraire une position humaniste et même progressiste qui vise à mieux accueillir ceux et celles qui veulent bâtir le Québec de demain avec nous. L’indépendance nous permettrait de rapatrier les outils en matière de langue, de culture, de communications ou d’immigration, nécessaires à une meilleure intégration des nouveaux Québécois. » (…)

2. Le bilinguisme à Vancouver

Visionnez la courte entrevue de Patrick Lagacé avec le journaliste Pierre Trudel au sujet du bilinguisme à Vancouver, mais aussi au Canada.

Croyez-vous encore que le Canada est un pays bilingue? Cette entrevue se retrouve au tout début de l’émission du 18 février 2010 des Francs-Tireurs à Télé-Québec juste avant celle avec Joseph Facal.

3. Qu’est-ce qu’on attend? - et le français au Québec, bordel! ...
de l’art de se tirer dans le pied

Extraits d’un texte de Richard Le Hir (NDLR. ex-ministre péquiste) paru dans Tribune libre de Vigile le 21 février 2010.

Tout à la satisfaction de prendre en défaut le bilinguisme institutionnel prétendu du gouvernement fédéral aux Jeux Olympiques de Vancouver, nous semblons perdre de vue la situation du français au Québec. (…)

Aujourd’hui, il circule présentement sous le manteau une prolifération d’exemples où diverses administrations (telles la SAAQ, la RAMQ, la Direction de l’état civil, etc.) relevant de l’autorité du Gouvernement du Québec, et notamment celles qui ont la plus grande quantité de rapports avec les administrés, se comportent envers eux comme s’ils relevaient du gouvernement fédéral et qu’ils appliquaient la Loi fédérale sur les langues officielles plutôt que la Charte de la langue française.

On ne s’en surprendra guère, un grand nombre de Québécois, et une forte proportion des immigrants au Québec, ne savent même plus que le français est la seule langue officielle au Québec, s’ils ne l’ont jamais su.

Si jamais le statut du français au Québec a revêtu une importance critique, c’est bien maintenant, dans le contexte du débat sur l’intégration des immigrants. En effet, la connaissance du français, la capacité de l’utiliser, et la disposition à le faire, sont les seuls critères ne remettant pas en cause les droits de la personne qui nous permettent d’exercer un certain contrôle sur notre immigration, et de nous assurer que nous accueillons des personnes capables de s’intégrer à notre société sans remettre en question nos valeurs collectives, et au premier chef notre langue et notre culture. » (…)

4. Le français à la cérémonie d'ouverture:
Lise Bissonnette « scandalisée »

Extrait d’un article de Caroline Touzin de La Presse du 16 février 2010.

(…) « Le Canada a eu l'air d'un pays unilingue anglophone devant le reste du monde, croit pour sa part Mme Bissonnette*. « Comment se fait-il que le gouvernement du Canada et le Comité organisateur, avec les sommes considérables investies dans ces Jeux, n'aient pas imposé un cahier des charges? se demande-t-elle. C'est comme si on avait dit au concepteur du spectacle : une loi sur les deux langues officielles existe au Canada, mais vous n'êtes pas obligés de la respecter. » (…)

*NDLR. Ancienne directrice de la Grande Bibliothèque du Québec et « grand témoin de la francophonie » déléguée par le secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie, Abdou Diouf en 2006, aux Jeux olympiques de Turin.

5. La mise en scène de la vacuité

Extraits de l’éditorial de Robert Laplante, directeur de L’Action nationale du 11 février 2010.

« Il s’est écrasé. Encore une fois. Comme toujours. Il nous a fait honte. Comme d’habitude. Notre premier sous-ministre n’a ni le sens de la grandeur ni celui de l’État. (…)

Et la capacité de passer la commande aux employés du Parti libéral. Un mégacentre hospitalier universitaire pour McGill contre tout bon sens, contre les finances publiques, contre la justice et l’équitable distribution des moyens. Un réseau de cégeps pour détourner les intentions et les objectifs de francisation. Le surfinancement des institutions universitaires au détriment de celles de la majorité et au prix d’une injustice pour les étudiants qui font les frais des restrictions d’accessibilité que ce surfinancement impose. Tout cela se tient. Tout cela ne se peut que par une domination renforcée, que par une soumission et une démission de plus en plus odieuse d’une part grandissante de notre élite nationale.

À tous ceux et celles qui n’auraient pas encore compris, McGill vient de le redire haut et fort. Il y a ici une « world class institution » bien déterminée à ne pas se laisser entraver par les valeurs et les choix de société de la bourgade québécoise. » (…)

6. Tendre la main à la langue française

Bonjour,

Notre association, l’Asselaf (Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française) souhaite vous faire connaître, si ce n’était pas déjà le cas, la revue « Lettre(s) » qu’elle édite.

Cette revue pose sans complaisance la question du maintien, y compris en France même, d’un français de qualité comme langue de la cité et alerte les francophones pour que des « élites » mondialisées n’abandonnent pas la langue française, qui est notre premier lien social et la seule voie d’accès au débat public dans notre pays et dans les pays francophones, au profit de l’anglo-américain.

Voici donc en fichier joint quelques précédents numéros et un bulletin d’abonnement afin que vous puissiez faire connaissance avec nous et, si le cœur vous en dit, vous abonner personnellement.

Nous vous remercions du soin que vous apportez à un engagement qu’à travers la défense et l'illustration de notre langue nous partageons, et en espérant que vous trouverez plaisir et intérêt à être de nos lecteurs et amis, nous vous prions d’agréer nos salutations francophones les plus cordiales,

Philippe Loubière, rédacteur en chef de Lettre(s), 22, rue François-Miron, 75004, Paris.

7. Un peu de tout

7.1 Journal Choc de la SNQL

Consultez le Journal Choc de la Société nationale des Québécoises et Québécois, région des Laurentides, un journal des plus intéressants!

7.2 JO d'hiver: les organisateurs au centre des critiques

Extrait d’un article de Philippe Brochen dans Liberation.fr du 19 février 2010.

(…) « Autre sujet de protestation: la présence jugée insuffisante de la langue française par les Canadiens francophones lors de cette cérémonie. Le Covan a eu beau souligner que les discours étaient en partie en français et que tous les passages en anglais étaient traduits sur le tableau lumineux, le Premier ministre québécois Jean Charest n'est pas satisfait: « La présence de la langue française n'était pas suffisante. » Délicat dans un pays où la question de la place des francophones est un enjeu politique permanent. » (…)

7.3 Fondation Défense du français

La Fondation Défense du français est le point de ralliement des Suisses romands qui tiennent à leur langue.

L’Association « Défense du français » qui compte largement plus de mille membres est née en 2004 du constat inquiétant que nos langues nationales sont en danger en raison de l’hégémonie des anglo-américanismes dans la vie quotidienne (on en compte plus de 8000!). Elle intervient directement ou par l’intermédiaire de ses membres auprès des autorités, des parlements, des entreprises, des écoles, des médias et publie régulièrement une « Feuille de route ».

8. Commentaire du rédacteur, Georges Le Gal

(NDLR. Ce commentaire ne traduit pas nécessairement la position officielle du MMF.)
« On va toujours trop loin pour les gens qui ne vont nulle part ». – Pierre Falardeau

Non aux leçons de Lucien Bouchard!
Oui à une équipe de hockey du Québec aux Olympiques!

Fiers de notre drapeau et de notre langue!

Monsieur Bouchard : Je me souviens en 1996 au congrès du PQ quand, premier-ministre du Québec et chef du parti québécois, durant le débat sur le renforcement de la Loi 101, dans un geste dramatique, vous vous étiez levé pour nous dire que si de tels changements étaient apportés à la Loi 101, vous ne pourriez plus vous regarder dans le miroir! J’étais avec d’autres au micro « pour » et m’apprêtais à prendre la parole. Comme les autres, j’ai dû me la fermer et m’asseoir!

Regarder le résultat de ce gâchis aujourd’hui! Nous sommes obligés de reprendre le collier et de lutter pour le français, résultat de votre manque de vision!

Hockey Québec aux Olympiques :

Lisez l’article de Louis Fournier paru dans Tribune libre de Vigile du 19 février 2010 sous le titre de « Le français bafoué à Vancouver; une médaille pour le Canada, celle du mépris envers les francophones ».

Il y déclare notamment : « Imaginez seulement une équipe nationale de hockey où les Martin St-Louis, Vincent Lecavalier, Simon Gagné, Alexandre Burrows, Mike Ribeiro, Antoine Vermette, Matthew Lombardi, Daniel Brière, Jean-Pierre Dumont, Stéphane Robidas, Kristopher Letang et bien d’autres pourraient avoir leur place, sans que nous soyons obligés de nous plaindre constamment qu’ils ne font pas partie de l’équipe canadienne. Ajoutez-y les quatre « chanceux » qui ont réussi à faire partie d’Équipe Canada cette année : les gardiens Martin Brodeur, Roberto Luongo et Marc-André Fleury et l’attaquant Patrice Bergeron. »

Ayant lu ce texte et regardant l’équipe de hockey du Canada subir la défaite aux mains des États-Unis dimanche soir dernier, je me demandais qu’est-ce qui pouvait bien faire vibrer les Québécois dans un tel affrontement. Est-ce le seul attaquant québécois Patrice Bergeron que l’entraîneur ne fait presque pas jouer? Est-ce le gardien de but Martin Brodeur, mal protégé par son équipe et à qui on attribuera sans doute la défaite? Est-ce la langue anglaise, la langue d’Équipe Canada? Est-ce la mer de drapeaux rouges canadiens payés par nos impôts arborés par un océan de chandails rouges criants et bruyants? Ça me surprendrait!

Imaginez une équipe de hockey entièrement québécoise aux Olympiques, entièrement constituée de joueurs de chez nous, parlant tous le français, notre langue nationale, capable de répondre en français aux journalistes, équipe dont la langue de travail et de communication sur la glace, dans le vestiaire et ailleurs serait le français, portant des chandails aux couleurs de la nation, portée par un peuple follement épris du hockey!

Je suis jaloux de ces nombreuses petites nations qui elles ont le droit de participer aux Olympiques et aux autres compétitions internationales mettant fièrement en évidence leur langue, leurs couleurs et leur drapeau! Combien longtemps encore le Québec acceptera-t-il de passer inaperçu dans les compétions internationales?

9. Commentaires de sympathisants

Quelques commentaires ou extraits de commentaires reçus par le MMF. (NDLR. Ces commentaires ne représentent pas nécessairement l’opinion du MMF.) (D’autres commentaires se retrouvent sous la rubrique Forum du site du MMF. Pourquoi ne pas y donner votre opinion vous aussi?)

10 février : Brochure de la Régie des rentes du Québec. « Ma compagne et moi avons reçu au début de la semaine une brochure de la Régie des rentes toute en anglais. Comment dénoncer cette niaiserie? Nous avons toujours communiqué avec la Régie en français et nous ne comprenons pas cette erreur. Merci de votre attention.

12 février : Répondeur unilingue anglais! « Je suis en beau fusil. Il m'est impossible d'exprimer le niveau de colère en moi. Où en sommes-nous rendus? Je viens de téléphoner à la boutique Rogers Plus pour faire réparer mon sans-fil. Étant donné que la boutique n'était pas encore ouverte, je suis tombé sur la boîte vocale avec message uniquement en anglais! Ce qui me met en colère, c’est que lorsque j'ai rappelé et que j'en ai fait part, la dame à qui je parlais, québécoise de souche en plus, m'a dit qu'elle n'était pas au courant, mais que de toute façon, seulement une personne sur cinq qui appelle est francophone! Je lui ai dit que nous étions au Québec et que c'était illégal! Bien sûr que je vais porter plainte, mais je crois qu'il est grand temps que votre association rende cela public en nommant ces entreprises qui vont à l'encontre de la Loi 101 et qui se foutent de nous! »

15 février : Bienvenu dans le Grand Montréal bilingue et multiculturel. « Une autre dénonciation de la démission du gouvernement québécois, de la Ville de Montréal et des gens d'affaires face à la disparition du français à Montréal, ça vous tente? Rendez vous au tout nouveau site « Devenez résident permanent » qui s'adresse aux travailleurs spécialisés désireux d'émigrer à Montréal. On présente le Grand Montréal (sic) jamais comme francophone mais bien bilingue, cosmopolite et multiculturel. On ne parle pas du Québec non plus. Dixit le MICC, suffit d'avoir une connaissance intermédiaire du francais (resic) ou à défaut, faire valoir d'autres critères (reresic) et obtenir son certificat de sélection du Québec, étape préalable à l'obtention de la résidence permanente du Canada. (Plus aliéné que ça, tu meurs.) Mais le pire de tout cela, c'est de se rendre compte que le site à d'abord été réalisé en... anglais. Tous les textes de la version française constituent une traduction littérale et évidemment fautive du site anglais. Mais au moins, on est quitte. En anglais, on parle du Great Montréal. On a laissé l'accent. Merci. Mais que dire en français de ce Grand Montréal? Finalement, c'est de Tocqueville (re : le procès en terre du Québec conquise) qui avait raison. Voir par vous-mêmes.

16 février : Attention à l’orthographe! « Juste une petite question comme cela « clicker » s'écrit vraiment comme cela? Ou s'écrirait-il plutôt « cliquez »? Pour un mouvement qui prône le français, écrivez-le correctement au moins! » NDLR. Merci. On en prend bonne note puisqu’il y a toujours place à l'amélioration.

22 février : Bonne nouvelle! « Si vous pouviez avoir plus de témoignages de réussites, ce serait bien. En voici un. Samedi dernier en entrant au Marché Panelli (IGA) au 2340 boul. Rosemont à Montréal, les instructions de l’appareil pour se désinfecter les mains à l’entrée n’étaient qu’en anglais. Je demande à parler au propriétaire et je lui souligne l’erreur, lui rappelant que la langue française est la seule langue officielle au Québec. Je retourne le lendemain et constate avec plaisir que le tout avait été corrigé, en français seulement. Bravo au Marché Panelli (IGA)!

22 février : Des cégépiens s’impliquent! « Trois étudiants d’un cégep de l’Ouest de l’Île de Montréal s’impliquent désormais activement au MMF et participent au développement d’un mouvement des cégépiens pour le français. »

10. Rappels

10.1 Tous les bulletins du MMF sur le site.

Saviez-vous que vous pouvez maintenant consulter sur le site du MMF les 585 pages des 55 éditions du bulletin bimensuel électronique du MMF, publiées depuis le 7 juin 2007?

10.2 Devenir bénévole?

10.3 À faire circuler dans votre réseau

Ce bimensuel vous intéresse? L’avenir du français à Montréal vous préoccupe? N’hésitez pas à faire circuler ce bulletin dans votre réseau! Plus les citoyens et citoyennes de partout au Québec et dans le monde seront sensibilisés à la situation du français à Montréal, plus le français deviendra la langue commune!

10.4 Visitez régulièrement le site du MMF

Il est une source inestimable de textes, d’articles, d’informations au sujet du MMF et de la situation du français à Montréal et ailleurs. Un site à inclure dans vos favoris!

10.5 Devenez membre et faites un don en ligne

10.6 Vous voulez en savoir plus au sujet du Mouvement Montréal français et de la situation du français à Montréal? Vous voulez agir pour améliorer la situation?

10.7 Commentaires et suggestions au Mouvement Montréal français

Vous aimez ou n’aimez pas ce nouveau bulletin électronique du MMF?
Vous avez des suggestions pour en améliorer le contenu? info@montrealfrancais.org

10.8 Visitez le blogue de Louis Préfontaine.

10.9 Avis de changement d’adresse Internet

N’oubliez pas de nous aviser de votre changement d’adresse Internet pour que nous puissions continuer à vous expédier ce bulletin. (votre ancienne (désabonnement) et votre nouvelle (abonnement), S.V.P.)

10.10 Membres fondateurs, conseil d’administration et équipe du bulletin du MMF

fondateurs

Yves Beauchemin, écrivain; Renée Collin, entrepreneure; Jean Dorion, président SSJBM; Pierre Dubuc, directeur de l’aut’journal; Maria Mourani, députée du Bloc Québécois d’Ahuntsic; Farid Salem, Solidarité Québec-Algérie; Patrick Sabourin, étudiant M. Sc. McGill; Pablo Santos, travailleur social; Lucie Tessier, étudiante UQAM; Paolo Zambito, gestionnaire; Mario Beaulieu, porte-parole.

administration

Luc Thériault, président; Lucie Martineau, vice-présidente; Georges Le Gal, secrétaire général; Éric Ciaburro, trésorier; et Marc-André Bahl, Yves Beauchemin, Mario Beaulieu, Yves Chartrand, Marcel Desmeules, Françoise Dumitrescu, Jean-Pierre Durand, Patrice Jodoin et Jean-Marc Tellier, administrateurs; Philippe L. Perreault, permanent.

bulletin électronique

Georges Le Gal, rédaction et distribution; Élaine Des Lauriers, révision des textes; François Valiquette, aide technique informatique.

10.11 Adresse postale :

82, rue Sherbrooke O., Montréal, Québec, H2X 1X3, 514-843-8851 p.241

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