Nicolas Gros-Verheyde, publié dans : Europe pouvoir - Traité de Lisbonne, 17 janvier 2010.
Que l'anglais soit la langue dominante, c'est un fait acquis et incontournable. Le français est désormais une langue minoritaire... Il faut être réaliste. Mais que l'anglais devienne la langue unique, surtout en matière internationale et diplomatique, c'est à la fois dangereux et contre-productif.
On savait déjà que toutes les missions de l'Europe de la défense communiquaient essentiellement en anglais. Maintenant, c'est un fait avéré : elles communiquent uniquement en anglais, que ce soient sur leurs sites internet ou leurs communiqués à la presse. Il en est de même pour les agences : Agence européenne de défense établie à Bruxelles!, Centre satellitaire de Torrejon, Institut d'études de la sécurité de l'UE de Paris !! Et la tendance n'est pas près de s'arranger
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Pas supposé
Les organisations internationales ont plusieurs langues officielles à part l'anglais dont le français, l'espagnol, l'allemand pour ne nommer que celles-là. Les personnalités provenant des pays dont la langue est officielle devraient s'adresser dans cette langue seulement puisqu'ils ont le droit. Et ce droit, ils doivent le prendre.
C'est quoi le problème du monde aujourd'hui? On dirait qu'ils ont honte de leur langue natale. La mondialisation n'est pas une raison pour abandonner ses droits, ses acquis et éventuellement sa langue natale. Il y a des coups de pied au cul qui se perd là. Un moment donné, le monde vont devoir sortir de leur torpeur et défendre mieux que ça leur droits. Après ça, ça va être quoi. Il n'y aura plus qu'une culture existant sur Terre? Et la diversité, le respect de nos origines, on laisse tout tomber ça?