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Bilan 2009 des activités du Mouvement Montréal français (MMF)

Montréal, le 6 janvier 2010.

Voici le bilan des principales activités du Mouvement Montréal français en 2009 :

Le 15 décembre 2009 -- Afin de protester contre le jugement invalidant la Loi 104 qui visait à mettre fin au phénomène des « passerelles », de nombreux faux juges de la Cour suprême dont Yves Beauchemin, écrivain et membre du conseil d'administration du MMF et Mario Beaulieu, président de la SSJB de Montréal ont distribué à la station Berri-UQAM, des « certificats » permettant aux riches d’envoyer leurs enfants à l’école anglophone.

Le 2 décembre 2009 -- C’est lors de l’assemblée générale annuelle des membres du MMF que Monique Giroux, animatrice de l’émission « Éclectique » sur Espace musique à Radio-Canada, se voit décerner le premier prix Harfang pour l’ensemble de son œuvre. Le premier prix Autruche est décerné à la présidente de l’Office de la langue française, France Boucher, pour avoir camouflé volontairement l’état de la situation de la langue française (pensons à l’incident avec Marc Termote), et avoir refusé catégoriquement de fournir la moindre analyse qualitative. Cet aveuglement volontaire lui vaut ce premier prix Autruche. Étaient aussi en nomination pour le prix Harfang : Réjean Tremblay, Luc Plamondon et Charles Castonguay. Et, pour le prix Autruche : Jean Charest, Gilbert Rozon et le journal La Presse.

Le 29 novembre 2009 -- Le Mouvement Montérégie français, dont la mission est axée sur la défense et la promotion du français, l'accueil et la francisation des nouveaux arrivants ainsi que la mobilisation sur les enjeux linguistiques actuels, a été officiellement lancé, à Longueuil. Plusieurs personnalités ont participé au rassemblement, dont l'écrivain Yves Beauchemin, porte-parole de l'organisme, l'ancien premier ministre Bernard Landry, le député péquiste Pierre Curzi de même que le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Mario Beaulieu. C’est Yves Beauchemin qui a prononcé la première allocution devant une foule de 400 personnes.

Le 16 novembre 2009 -- Grand rassemblement contre le jugement de la Cour suprême invalidant la loi 104; cet évènement a eu lieu à la Salle Studio du Musée Juste pour rire en présence de nombreux orateurs dont Yves Beauchemin, écrivain, Luc Thériault, président du Mouvement Montréal français, Mario Beaulieu, président de la SSJB de Montréal, Jean-Paul Perreault d’Impératif français et plusieurs président (e)s de centrales syndicales. Le chansonnier Daniel Boucher a donné son appui à cette cause en prenant la parole et en clôturant la soirée par un spectacle. L’évènement a été très rassembleur; plus de six cents personnes sont venues manifester leur mécontentement à l’égard du jugement de la Cour suprême qui fait fi de la Loi 104 bien qu’elle fut votée à l’unanimité en 2002 par l’Assemblée nationale. Cette loi avait mis un terme à la pratique de certains parents qui en envoyant un enfant dans une école anglaise privée non subventionnée, obtenaient le droit pour cet enfant ainsi que ses frères et sœurs d’aller à l’école publique anglaise.

Le 8 novembre 2009 – Les bénévoles du Mouvement Montréal français ont été conviés à un brunch. Les membres du conseil d’administration ont été invités afin de rencontrer les bénévoles.

Le 22 octobre 2009 – La Cour suprême invalide la Loi 104. Dans un communiqué, Luc Thériault, président du MMF, déclare que ce jugement va à l’encontre de la démocratie québécoise et de l’identité de la Nation québécoise, étant donné que l’Assemblée nationale a voté la Loi 104 à l’unanimité en 2002. La Cour suprême, nous dit-il, ne fait qu’interpréter la Constitution canadienne et nous démontre une fois de plus pourquoi depuis 1982 aucun premier ministre du Québec n’a signé cette constitution qui bafoue la Nation québécoise.

Le 19 octobre 2009 - Grande assemblée publique à la Maison Théâtre organisée par la SSJB de Montréal, le MMF et le SPQ Libre, le thème étant « L’avenir du Québec passe par les études supérieures en français ». Plusieurs orateurs se sont prononcés sur le sujet dont : Bernard Landry, Charles Castonguay, Jean-Claude Germain, Mario Beaulieu, Rachel Chagnon (SPUQ), Akos Verboczy (commissaire à la CSDM), et Marc Laviolette, animateur.

Le 14 octobre 2009 – Le MMF a fait parvenir aux différents candidats à la mairie de Montréal un questionnaire visant à les sensibiliser à l’importance de la défense du français dans la métropole. Le MMF s’engageait à transmettre à ses membres la réponse de chaque candidat prenant le temps de bien répondre au questionnaire dans les délais fixés.

Le 11 octobre 2009 – Dans le cadre du Forum social québécois tenu du 8 au 12 octobre, le Mouvement Montréal français s’est impliqué en présentant deux ateliers. Le premier, qui avait pour thème « Le français, langue d’accueil pour les nouveaux arrivants », nous entretenait sur la fausse croyance qu’entretient l’immigrant, à savoir qu’il n’est pas important de connaître le français lorsque l’on vit au Québec. Le second atelier traitait de la question linguistique dans un contexte d’altermondialisation où trop souvent l’anglais domine les autres langues. Il est donc de mise de défendre la diversité culturelle devant cette langue anglaise qui veut faire la loi partout. Ainsi, le Québec devient un acteur important dans cette lutte pour préserver cette diversité et ne pas se soumettre à l’hégémonisme linguistique anglo-saxon.

Le 28 septembre 2009 - Opération « press nine » menée durant la conférence de presse : étaient présents Lucie Martineau, présidente du SFPQ, Luc Thériault, président du MMF, Jean-Paul Perreault, président d'Impératif français et Mario Beaulieu, président de la SSJB de Montréal. Les médias ont pu observer le travail d’une dizaine de militantes et de militants utilisant diverses techniques de communication dont le téléphone et l’Internet afin de faire respecter la politique linguistique gouvernementale. Celle-ci stipule que « l’Administration favorise l’unilinguisme français dans ses activités afin de refléter le fait que le français est à la fois la langue officielle et la langue normale et habituelle de la vie publique. » Le MMF a ciblé Service Québec pour lui faire comprendre que l’anglais doit se retrouver à la toute fin du message. Une façon de s’y prendre a été d’engorger les lignes téléphoniques. La présidente du SFPQ, Lucie Martineau, a déclaré qu'il était grand temps de « sonner la fin de la récréation » pour les services publics québécois. « La langue de communication de l'État québécois, c'est le français! » dit-elle.
Le 6 juin 2009 – Grand rassemblement du MMF pour le français dans les services publics au Québec incluant ceux desservis par les institutions fédérales sur le territoire québécois. Une foule de plus de 600 personnes s’est réunie au parc des Faubourgs.

Le 5 juin 2009 – Conférence de presse du MMF. Le président du MMF, Luc Thériault dénonce la prétendue obligation pour une ou un candidat (e) à la mairie de Montréal de parler anglais.

Le 27 mai 2009 – Lancement du prix Autruche et Harfang. Lors d’une conférence de presse, le président du Mouvement Montréal français, Luc Thériault, a dénoncé l’attentisme, l’aveuglément volontaire des élus et l’incapacité chronique de l’Office québécois de la langue française à faire respecter la Loi 101, notamment dans les services publics.
Le 12 mai 2009 – Publication d’une lettre d'opinion rédigée par Luc Thériault, président du MMF et par Mario Beaulieu, président de la SSJBM : « Depuis plusieurs années, les éditorialistes de La Presse n’ont de cesse de dénigrer sans ménagement toute personne qui veut alerter l’opinion publique sur la situation du français. »

Le 9 mai 2009 – Deuxième manifestation pour le respect du droit au français devant les bureaux du Tribunal de l’immigration à Montréal et de l’Agence des services frontaliers. La saga opposant Me Stéphane Handfield à la CISR sur le droit de procéder en français a franchi une autre étape le 27 septembre 2009 suite à la publication du jugement du commissaire Dumoulin. Encore une fois, nous assistons à un recul du français.

Le 9 avril 2009 - Le Mouvement Montréal français et la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal tiennent une manifestation devant les bureaux de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié (CISR) afin de faire pression pour que les procédures soient en français, selon la demande de Me Stéphane Handfield et de son client.

Le 19 février 2009 - C’est dans le cadre des Jeudis de la langue que le MMF dévoilait le 19 février dernier à la Maison Ludger-Duvernay son nouveau logo.

Le 4 février 2009
– On apprend que la Commission de l'immigration et du statut de réfugié (CISR) a annulé l'audience du 10 février où Me Stéphane Handfield se voyait refuser le droit d'utiliser le français selon la demande de son client. La Commission a annoncé qu'elle procéderait à un nouvel examen de la question de la langue des procédures.

Le 23 janvier 2009 – Le MMF tient une séance de piquetage devant les bureaux de la compagnie Red Bull afin de dénoncer son refus de franciser le nom de son événement « Crashed Ice ». Rappelons que l’Office québécois de la langue française (OQLF) avait proposé de franciser le nom de cet événement. « Il n'est pas normal qu'un événement aussi populaire porte un nom anglais alors que la grande majorité des participants sont francophones. De plus, en Italie, l'écurie de Formule 1 de Red Bull s'appelle Toro Rosso. Avec l'événement Crashed Ice, Red Bull crache sur le français. » déclare la présidente du MMF, Sophie Beaupré.

Au cours de l'année 2009

Campagne contre la construction des deux mégahôpitaux : démission politique et aberration financière. À plusieurs reprises, le MMF est intervenu dans le débat entourant la construction des deux mégahôpitaux affiliés aux universités de Montréal et McGill. L’enjeu majeur tient en quelques lignes : toutes les régions du Québec devront contribuer à défrayer des milliards de dollars en taxes et en impôts pour deux mégahôpitaux à Montréal, financés à parts égales, l’un pour les 80 % de francophones et l’autre pour les 10 % d’anglophones. En plus de contribuer puissamment à l’anglicisation de Montréal, cela va accentuer la pénurie de médecins en région, car la majorité des diplômés en médecine à McGill quitte le Québec.

Conférences bimensuelles : « Les Jeudis de la langue », appelés maintenant « Ludger reçoit ». Toutes les deux semaines, le MMF présente un évènement dans le cadre des « Jeudis de la langue », appelé maintenant « Ludger reçoit ». Des conférenciers y sont invités pour traiter de divers sujets entourant l’usage de la langue française au Québec; des écrivains nous présentent leur livre; des tables rondes sont organisées, la plus récente nous entretenait sur la nécessité d’un seul Centre hospitalier universitaire à Montréal.

Tenue de kiosques dans les cégeps.
La tournée des cégeps de la région de Montréal permet de sensibiliser les jeunes aux actions mises de l’avant par le MMF afin de contrer le déclin du français à Montréal, mais aussi, en vue de rejoindre les autorités gouvernementales par cette problématique et les convaincre de poser les gestes qui s’imposent pour résoudre ce problème.

Site Internet. Le MMF a aménagé un site sur Internet où la mise à jour du volet des actualités est régulière. Il y figure aussi de l’information sur les dossiers litigieux de l’heure. On y retrouve également des vidéos qui parlent d’eux-mêmes. Il y a des communiqués que l’on retrouve dans diverses publications et regroupés dans ce même site Internet du MMF. Le Mouvement Montréal français a aussi son site sur Facebook, ce qui permet une plus grande visibilité.

Bulletin bimensuel. Le MMF publie un bulletin bimensuel électronique depuis le 7 juin 2007. Ce journal est distribué par courrier électronique à une dizaine de milliers de lecteurs, rendant compte des activités du MMF et traitant des problèmes entourant l’usage du français dans la région métropolitaine de Montréal. Le 26 novembre 2009, cette publication en était à sa 50e édition.

Le Comité des plaintes. Un Comité des plaintes fut institué en vue de recevoir les doléances de tous les citoyens qui se sentaient lésés dans leurs droits linguistiques. Si la plainte formulée représentait une infraction à la Charte de la langue française, nous référions le plaignant à l’Office québécois de la langue française ou bien nous lui proposions de l’accompagner dans cette démarche.

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