Reportage de Louiselle Lévesque, Radio-Canada, 30 décembre, 2009.
Pendant ce temps, les organismes de défense de la langue française cherchent à mobiliser la population. L'écrivain Yves Beauchemin, du Mouvement Montérégie français, ne se fait toutefois pas d'illusion sur la réponse du gouvernement. « Évidemment, l'homme vit d'espoir, mais je ne m'attends pas à grand-chose parce que Jean Charest est un défenseur extrêmement tiède de la loi 101 », estime-t-il.
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Le gouvernement de Jean Charest souhaite répondre à la décision de la Cour suprême du Canada sur l'admissibilité à l'école anglaise d'ici la prochaine rentrée scolaire. Selon la ministre de la Justice, Kathleen Weil, des équipes de juristes sont à pied d'oeuvre pour trouver rapidement une solution politique acceptable.
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En octobre dernier, le plus haut tribunal du pays a invalidé les dispositions de la loi 101 qui empêchaient les parents d'utiliser l'école anglaise privée non subventionnée pour acquérir le droit d'envoyer leurs enfants à l'école anglaise financée par les fonds publics. Le juge a donné un an au gouvernement pour trouver une autre approche; pendant ce temps, la décision est suspendue.
« On est en train d'examiner différentes possibilités de réactions, indique la ministre Weil. On n'attendra pas un an pour faire des annonces, c'est sûr. Il faut envoyer un message clair. »
La décision de la Cour suprême de permettre le recours aux écoles passerelles a provoqué une onde de choc dans la population québécoise et au sein de la classe politique québécoise, tant chez les péquistes que chez les libéraux.
La ministre de la Culture, Christine Saint-Pierre, s'était notamment dite « déçue » et « choquée » par le jugement.
« Il y a un consensus dans la société québécoise qu'on ne peut pas s'acheter un droit. Je pense que c'est cet aspect qui a le plus choqué les gens et c'est cet aspect que l'État veut contrôler », affirme aujourd'hui Mme Weil.
Pendant ce temps, les organismes de défense de la langue française cherchent à mobiliser la population. L'écrivain Yves Beauchemin, du Mouvement Montérégie français, ne se fait toutefois pas d'illusion sur la réponse du gouvernement. « Évidemment, l'homme vit d'espoir, mais je ne m'attends pas à grand-chose parce que Jean Charest est un défenseur extrêmement tiède de la loi 101 », estime-t-il.
Pour M. Beauchemin, il n'y a qu'une avenue possible: étendre l'application de la loi 101 aux écoles anglaises privées non subventionnées afin que l'accès à ces écoles soit limité aux élèves qui ont déjà droit à l'enseignement en anglais.
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