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Bulletin MMF 10 décembre 2009

Le bimensuel électronique du Mouvement Montréal français (MMF)

« Quand nous défendons le français chez nous, ce sont toutes les langues du monde que nous défendons
contre l’hégémonie d’une seule. » Pierre Bourgault

À Montréal, il faut se parler en français!

Le 10 décembre 2009(volume 4, numéro 9)

DÉSABONNEMENT

Aujourd’hui, notre bimensuel porte sur les sujets suivants :

sur le site du MMF et ailleurs :


Joyeux Noël

Dernier bulletin de 2009. Le prochain : 14 janvier 2010.

Ce soir, Ludger reçoit
L’historien Jean-Paul de Lagrave, auteur du livre Les Robinson Crusoé de l’histoire.

Le MMF décerne les premiers prix Harfang et Autruche pour 2009

C’est lors de l’assemblée générale annuelle des membres du Mouvement Montréal français que le verdict est tombé. On se rappellera qu’en mai dernier le président du mouvement avait annoncé qu’un prix Harfang serait désormais décerné annuellement à un organisme, une institution, ou un individu pour sa vigilance éclairée, ses actions à l’égard de la promotion et la défense de la langue française et qu’un prix Autruche serait décerné à un organisme, une institution ou un individu pour son aveuglement volontaire. Les mises en nominations se sont faites via un formulaire rendu public lors du Grand rassemblement de juin, et sur le site Internet du Mouvement Montréal français. Étaient en nomination pour le prix Harfang : Réjean Tremblay, Luc Plamondon, Monique Giroux, Charles Castonguay. Étaient en nomination pour le prix Autruche : France Boucher, Jean Charest, Gilbert Rozon, le journal La Presse.


logo MMF

Conseil d'administration 2010 du Mouvement Montréal français
Le Mouvement Montréal français a tenu son assemblée annuelle le 1er décembre 2009. Le conseil d'administration 2010 est composé de : Luc Thériault, président; Lucie Martineau, vice-présidente; Georges Le Gal, secrétaire général; Éric Ciaburro, trésorier; et Marc-André Bahl, Yves Beauchemin, Mario Beaulieu, Yves Chartrand, Marcel Desmeules, Françoise Dumitrescu, Jean-Pierre Durand, Patrice Jodoin et Jean-Marc Tellier, administrateurs.

Lancement du Mouvement Montérégie français - La Cour contre la Loi 104!
C’est devant une salle bondée du Motel Royal La Barre de Longueuil qu’a eu lieu aujourd’hui le lancement officiel du Mouvement Montérégie français (MMgieF), organisme dont la mission est axée sur la défense et la promotion du français en Montérégie, l’accueil et la francisation des nouveaux arrivants ainsi que la mobilisation de la population face aux enjeux linguistiques actuels. L’événement constituait également la deuxième phase de la campagne initiée par le Mouvement Montréal français et la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal contre le jugement rendu par la Cour suprême qui invalidait la constitutionnalité de la Loi 104.

Lancement du Mouvement Montérégie français, 29 novembre 2009,
Motel Royal La Barre, Longueuil. (photo N. Lacasse)

Manifeste du Mouvement Montérégie français lu par Luce Cloutier
Vidéo du discours de Luce Cloutier du Mouvement Montérégie français le 29 novembre 2009 à Longueuil - extraits du manifeste du Mouvement Montérégie français.

Le Mouvement Montérégie français a été lancé dimanche à Longueuil
Luce Cloutier, membre fondatrice du nouveau Mouvement, a par la suite fait la lecture du manifeste préparé pour l'occasion. « Nous voulons une administration publique qui fonctionne en français et reflète le fait que le français est la langue officielle et la langue commune de la vie publique. L'usage du français fait partie des obligations générales de l'État et de ses institutions publiques, des citoyennes et des citoyens pour assurer la cohérence et le bon fonctionnement de la société ainsi qu'une meilleure égalité des chances. »

Le Mouvement Montérégie français voit le jour
Le Mouvement Montérégie français, dont la mission est axée sur la défense et la promotion du français, l'accueil et la francisation des nouveaux arrivants ainsi que la mobilisation sur les enjeux linguistiques actuels, a été officiellement lancé, dimanche à Longueuil. Plusieurs personnalités ont participé au rassemblement, dont l'écrivain Yves Beauchemin, porte-parole de l'organisme; l'ancien premier ministre Bernard Landry; le député péquiste Pierre Curzi de même que le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Mario Beaulieu. C’est Yves Beauchemin qui a prononcé la première allocution devant une foule de 400 personnes.

Maxime Laporte contre la Cour suprême
Maxime Laporte au nom du Mouvement souverainiste universitaire de l'Université de Montréal, de l'Université du Québec à Montréal et de l'Université McGill. Extraits de la vidéo du rassemblement contre le jugement de la Cour suprême invalidant la Loi 104 du Québec le 16 novembre 2009 au Studio du Musée Juste à Montréal.

Défense du français - Des organismes se mobilisent
Des organismes de défense de la langue française promettent de poursuivre la lutte contre la récente décision de la Cour suprême du Canada qui invalide des dispositions de la Loi 104 sur l'accès à l'école anglaise. La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Impératif français et la Centrale des syndicats du Québec, qui représente des milliers d'enseignants, se sont rendus à Ottawa, jeudi, pour dénoncer ce jugement, qu'ils considèrent comme une atteinte aux droits collectifs. Des représentants du Bloc québécois les accompagnaient dans leur démarche.

Québec-Ottawa : les vases communicants linguistiques (Charles Castonguay)
L’an dernier, dans une pétition dénonçant les pratiques qui visent « à faire taire les chercheurs […] sinon à empêcher que soient débattus certains des enjeux qui balisent l’avenir […] des individus et des collectivités », le président de l’ACFAS a cité, comme exemple de telles pratiques, la gestion du rapport bidon de l’OQLF. Quelque 4000 chercheurs ont signé la pétition. Qu’importe. Jean Charest maintient « Mam » Boucher en poste. Elle peut encore faire pas mal de dégâts. Chaque année de plus, avec Charest à la barre, rapproche le Québec français du naufrage.

D'Hérouxville aux minarets
Rien ne serait plus grave que de prétendre, comme le font certains élus complètement autistes, que le problème n’existe pas et que l’immigration massive qu’ont connue nos sociétés est une sinécure. Cette surdité est encore plus criminelle dans un pays comme le Québec, où la pérennité du français n’est pas garantie, notamment à Montréal.

La guerre contre l'anglais
Hier, dans Le Devoir, l'avocat Julius Grey a publié une charge en règle contre ceux qui veulent renforcer la Loi 101. « De façon générale, il est temps d'arrêter la bataille contre l'anglais », dit le défenseur des droits individuels. Quoi? Il y a une bataille contre l'anglais? Au Québec? Dites-moi où elle fait rage, maître Grey, car moi, tout ce que je vois, c'est le contraire, c'est-à-dire une lente et pénible érosion du français à Montréal.

La langue dans le vinaigre
De passage en France, Jean Charest s'est dit surpris d'entendre autant d'anglicismes au pays de nos ancêtres. Et ici, monsieur le premier ministre? L'anglicisation rampante ne vous étonne pas? Allez sur Facebook, utilisez Twitter, vous verrez : c'est rempli de francophones qui s'envoient des messages en anglais pour faire snob... Ça fait tellement « Citizen of the World »! C'est drôle : lorsqu'il voyage, Jean Charest est très sensible à la cause du français. Mais ici, il s'en sacre...

Discours de Mario Beaulieu lors de la création du Mouvement Montérégie
le dimanche 29 novembre 2009 à Longueuil.

Mario Beaulieu, président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, membre fondateur et premier président
du Mouvement Montréal français (photo N. Lacasse)

Montérégie - Mouvement de défense du français
Un groupe pour la protection du français vient d'être créé en Montérégie. Lié au Mouvement Montréal français, le Mouvement Montérégie français veut lutter contre l'anglicisation de la couronne sud de la métropole. « L'île de Montréal s'anglicise et puis ça déborde en périphérie. Le français est en perte de vitesse à plusieurs endroits, à Brossard, à Châteauguay, à Delson, à La Prairie, à Longueuil », affirme le porte-parole du groupe, l'auteur Yves Beauchemin.

Yves Beauchemin, porte-parole du Mouvement Montérégie français

Quelle paix linguistique?
Certains éditorialistes canadiens parlent du projet péquiste de renforcement des lois linguistiques comme étant une mauvaise idée parce que cela nuirait à la « paix linguistique ». Comme l’ont démontré les statistiques publiées hier, ce n’est plus seulement Montréal qui s’anglicise, mais également sa banlieue. Pire, la vitalité linguistique de l’anglais, dans la région de Montréal, surpasse celle de la plupart des villes et provinces canadiennes! Vous avez dit : paix linguistique? Lire la suite et voir les tableaux révélateurs!

Préserver les héritages menacés (Yves Michaud)
Extraits de l’allocution prononcée à Saint-Ours-sur-Richelieu lors de la remise à l’auteur, le 22 novembre 2009, des Grandes Palmes patriotiques d’or, par le Rassemblement d’un pays souverain (RPS). (…)« Combien d’autres eussent été plus méritants pour recevoir cet honneur? Vous avez arrêté votre choix sur un cavalier à l’armure bosselée par des décennies de duels et de combats dans l’arène de la défense de la langue française. À trois reprises (1995, 2000, 2004), aux congrès d’un parti auquel j’adhère encore - au nom d’une vieille espérance au bord de la lassitude - les dirigeants du PQ repoussaient la proposition du français obligatoire jusqu’au cégep inclusivement. Je garde de cette époque des regrets amers et une plaie ouverte le 14 décembre 2000…

Banlieue : la défrancisation tranquille
Il y a quelques semaines, j’écrivais un billet démontant le mythe de l’exode des francophones de Montréal vers la banlieue. À écouter certains, il aurait suffi de redonner le goût de Montréal aux francophones en y plantant des arbres et en y inaugurant des parcs pour qu’ils quittent une banlieue soi-disant hyperfrancophone et reviennent dans la métropole. J’ai utilisé les chiffres de Charles Castonguay pour détruire cette idée : entre 2001 et 2006, la population de langue maternelle française a connu une croissance de 4,7 % dans la banlieue montréalaise, contre 16,4 % pour celle anglaise. Mais il me fallait aller plus loin.

Me Grey est favorable à l'achat d'un droit
Yves Martin, ancien sous-ministre de l'Éducation et sous-ministre associé à la politique linguistique, Le Devoir, 4 décembre 2009.

À quand l’ouverture du prochain Cégep anglophone à Montréal?
Lettre d'opinion.

Les effets de la Loi 104 (Robert Maheu, démographe)
Notre but n'était pas d'établir l'impact de la Loi 104 d'une façon précise, mais d'établir un niveau minimal pour cet impact. À plus long terme, l'impact réel serait plus important que celui esquissé ici. Il paraît donc essentiel que l'Assemblée nationale du Québec fasse les gestes appropriés, des gestes clairs et gérables, comme l'extension du champ d'application de l'article 72 de la Charte de la langue française à toutes les écoles.

dans cette édition :

1- Le MMF décerne son prix Harfang et son prix Autruche 2009
2- Campagne « Mes emplettes de Noël, tout en français! »
3- Indépendance, laïcité et défense du français
4- Le multiculturalisme et la déconstruction de l’identité nationale
5- Un peu de tout (Mérites TI, M. Parizeau, Mon cher Québec, L. Préfontaine)
6- Il faut reparler du Canadien de Montréal en ce début de sa 101e année!
7- Commentaires de sympathisants
8- Rappels : faire circuler; devenir bénévole; bulletin sur le site; visitez le site du MMF; devenez membre et faites un don en ligne; pour en savoir plus; commentaires et suggestions; participez au forum; blogue de Louis Préfontaine; changement d’adresse; membres fondateurs; conseil d’administration; équipe du bulletin.

« Quand Montréal deviendra Montreal,
ce sera le début de la fin pour le fait français au Québec. »
Luc Picard, 8 juin 2008.

Le Mouvement Montréal français (MMF) a besoin de vous en 2010!
Devenez membre et faites un don en ligne!

Tout le Québec en marche pour vivre en français!

Les dirigeants du MMF lancent un appel pressant à la mobilisation et à l’action, non seulement pour contrer les reculs du français à Montréal, mais surtout pour réaliser les objectifs de la Charte de la langue française :

  • faire du français la véritable langue officielle et commune dans la région métropolitaine de Montréal,
  • favoriser l’inclusion et la francisation des nouveaux arrivants et des allophones,
  • assurer l’avenir du français au Québec.


Vous avez quelques heures à consacrer au MMF et un don à investir pour un Québec français?

Impliquez-vous et donnez généreusement! Appelez Philippe L. Perreault au 514-843-8851, poste 241 pour vous impliquer et … faites un don en ligne!

Vous aimez ce bulletin, faites-le circuler dans votre réseau!

1. Le MMF décerne son prix Harfang et son prix Autruche 2009

Montréal, 2 décembre 2009 - C’est lors de l’assemblée générale annuelle des membres du Mouvement Montréal français que le verdict est tombé. On se rappellera qu’en mai dernier le président du mouvement avait annoncé qu’un prix Harfang serait désormais décerné annuellement à un organisme, une institution, ou un individu pour sa vigilance éclairée, ses actions à l’égard de la promotion et la défense de la langue française et qu’un prix Autruche serait décerné à un organisme, une institution ou un individu pour son aveuglement volontaire.

Les mises en nominations se sont faites via un formulaire rendu public lors du Grand rassemblement de juin, et sur le site Internet du Mouvement Montréal français. Étaient en nomination pour le prix Harfang : Réjean Tremblay, Luc Plamondon, Monique Giroux, Charles Castonguay. Étaient en nomination pour le prix Autruche : France Boucher, Jean Charest, Gilbert Rozon, le journal La Presse.

Ainsi, Monique Giroux, animatrice de l’émission « Éclectique » sur Espace musique à Radio-Canada, se voit décerner le premier prix Harfang pour l’ensemble de son œuvre. Depuis de nombreuses années (Les refrains d'abord et Le cabaret des refrains, suivies de Fréquence libre à la Première Chaîne de Radio-Canada), Monique Giroux nous communique sa passion pour la chanson francophone. Les contributions radiophoniques et artistiques de madame Giroux font d’elle une digne ambassadrice de la culture française.

Le premier prix Autruche est décerné à la présidente de l’Office de la langue française France Boucher, pour avoir camouflé volontairement l’état de la situation de la langue française (pensons à l’incident avec Marc Termote), et avoir refusé catégoriquement de fournir la moindre analyse qualitative. Cet aveuglement volontaire lui vaut ce premier prix Autruche.

Source : Luc Thériault, président du Mouvement Montréal français.

2. Les Québécois votent avec leurs piastres!
Campagne « Mes emplettes de Noël, tout en français! »

Extrait du site d’Impératif français.

« Le père Noël a besoin de vous!

Grâce à vous, la campagne promotionnelle d'intérêt public « Mes cadeaux, tout en français » connaîtra sur le terrain un grand succès. Votre participation est essentielle! Vous êtes au cœur de cette campagne.

Par cette campagne « Mes cadeaux, tout en français », nous voulons avec votre participation œuvrer à la francisation des entreprises et encourager celles qui nous respectent.

Nous vous invitons donc en cette période des emplettes de Noël à encourager les établissements commerciaux où tout est en français.

Il ne peut exister une seule bonne raison d'encourager des fabricants ou des commerçants qui ne respectent pas leurs clients... Pour ce qui est des magasins de détail, ce n'est pas le choix qui manque!

Les médias suivants participent à la diffusion de la campagne promotionnelle « Mes emplettes de Noël, tout en français! » : Le Devoir, Le Droit, RDI, LCN, Radio-Canada, V, CHOT TVA, Cogéco, Vox Outaouais, Rock Détente, NRJ, 98.5FM, Info 690, CKAC Sports, CJRC 104.7FM, Planète FM, TVC 22, CJRD 88.9FM, Radio CJDS, CHAI 101.9FM, TCLL Mont-Tremblant, CJMD FM 96.9, Radio Lasalle. D'autres s'ajouteront. »

3. Indépendance, laïcité et défense du français

Conclusion d’un texte de Louis Gill, économiste et professeur retraité de l’UQAM paru dans L’Aut’Journal le 2 décembre 2009.

(…) « Tout aussi décevante est l’attitude de Québec solidaire à l’égard de la défense de la langue française. Selon lui, le français ne serait pas actuellement menacé par la progression envahissante de l’anglais au Québec et principalement à Montréal.

Sa présidente Françoise David en a donné pour preuve sur les ondes de Radio-Canada que des amis à elle en visite à Montréal ont pu récemment acheter en français sans difficulté des bagels sur la rue Fairmount!

Le seul domaine où il faudrait mieux veiller au respect de la Loi 101 serait celui des grandes entreprises où le processus de francisation exigé par la loi est en régression.

S’il est indéniable que la situation s’est détériorée à ce niveau, il faut vraiment vivre sur une autre planète pour ne pas constater que, partout à Montréal et de manière générale dans l’ensemble du Québec, le français est en régression et qu’il faut à tout prix renforcer la Loi 101 pour endiguer cette régression.

Si Québec solidaire recherchait le moyen de voir ses appuis continuer à plafonner pour longtemps, il ne pouvait mieux agir qu’en adoptant les orientations de ce congrès. Dramatique! »

4. Le multiculturalisme et la déconstruction de l’identité nationale

Extrait d’un texte de Pierre Serré publié dans l’édition de novembre 2009 du journal de la SSJB de Montréal, Le Patriote, à la page 17, rendant compte d’un atelier de l’Université d’été du MNQ.

(…) « Le premier atelier a débuté par deux solides présentations, l’une de l’étudiante au doctorat en sociologie Joëlle Quérin et l’autre par l’étudiant au doctorat en démographie Patrick Sabourin. De son côté, Joëlle Quérin s’est attaquée à l’entreprise de déconstruction de l’identité nationale québécoise menée par le gouvernement fédéral et… amplement relayée par le gouvernement québécois. Sa démonstration était à l’effet que, sous le couvert du multiculturalisme, les politiques publiques (fédérales, provinciales, municipales et autres) favorisent les revendications de toutes les communautés minoritaires et dévalorisent systématiquement les revendications issues de la majorité francophone. L’État, celui du Québec en particulier, travaille à la déconstruction de l’identité nationale par la mise en place de politiques antidiscriminatoires qui s’avèrent, en réalité, antinationalistes. Il n’existe ainsi aucune politique ni aucun service public qui puissent valoriser la culture et l’identité de la majorité qui ne puissent être jugés discriminatoires envers les minorités. Dans le monde forgé par l’État moderne, la culture et l’identité de la majorité n’ont pas droit de cité. » (…)

5. Un peu de tout

5.1 Mérites du français dans les TI (Technologies de l'information)

Concours organisé par l’Office québécois de la langue française.

Pour que ça clique en français!

Vous contribuez à la vitalité du français dans le cyberespace et les TI? Vous avez créé en français un site Internet, une application logicielle, un produit multimédia (jeu ou apprentissage en ligne) dont vous êtes fiers? Posez votre candidature aux Mérites du français dans les TI, un concours qui rapporte!

Date limite d’inscription : vendredi 29 janvier 2010.

5.2 La souveraineté du Québec, hier, aujourd’hui et demain

Extrait du livre de Jacques Parizeau, p.244 et 245.

« Les anglophones de souche ont des droits acquis qui n’incluent pas le droit d’angliciser les nouveaux arrivants.

Le français est la langue officielle et la langue d’usage générale.

Il faut fournir aux immigrants une aide bien organisée pour apprendre le français, bien sûr, mais aussi pour assurer une initiation à la culture et à l’histoire du Québec. Il est certain que, pour les jeunes, l’école est l’endroit où cette intégration doit se faire. Mais quel que soit l’âge de l’immigrant, on doit fournir un service efficace. On a eu tort, à cet égard, de supprimer les centres d’orientation et de formation des immigrants (COFI). » (…)

5.3 Mon cher Québec

Extraits d’un texte d’Hélène Pedneault qui nous a quittés le 1er décembre 2008 et à qui La Société Saint-Jean-Baptiste a décerné le titre de Patriote de l’année 2009, à titre posthume. Ce texte est publié dans l’édition de novembre 2009 du journal de la SSJB de Montréal, Le Patriote, à la page 2.

« Mon cher Québec. J’aime tant de gens sur ta terre que j’ai choisi de leur dire que je les aime à travers toi. Comment peut-on dire « je t’aime » à un pays sans y inclure ses gens? En te nommant, je les nomme. Ils et elles se reconnaîtront. (…)

Je te choisis maintenant en pleine conscience parce que tu es le plus beau pays de la Terre. (Permets-moi cette bouffée de chauvinisme amoureux). Après tout, je pourrais encore choisir de m’exiler, si je voulais. Mais comment veux-tu que j’aie envie de m’exiler de toi, sans mes ami.es, dans des pays sans neige, sans espace, sans français ou sans silence, avec trop d’humain.es partout, où l’Histoire est si longue qu’on n’arrive jamais à la retenir en entier? Même un grand amour ne pourrait pas m’arracher à toi, car c’est de toi que je suis faite. Ailleurs, je serais quelqu’une d’autre. »(…)

5.4 Louis Préfontaine au sujet de la langue des Franco-ontariens

Extrait de son blogue du 7 décembre 2009.

« Un rapport sur la francophonie en Ontario, publié en 1995, expliquait déjà :

Pour de nombreux jeunes Franco-Ontariens, le français demeure la langue maternelle, mais il devient effectivement une langue seconde, enseignée comme un outil de communication, mais un outil plus ou moins efficace dans le contexte ontarien. Inconsciemment et naturellement, l’anglais, qui était au point de départ la langue seconde, se transforme subrepticement en langue première, celle qui exprime les réalités fondamentales de la vie, celle dont les mots portent une charge émotive, celle qui baigne dans une culture et une histoire; en d’autres mots, la langue de Shakespeare. Pour plusieurs francophones minoritaires, Molière est rentré à Versailles; ils ont le français comme langue maternelle, mais l’anglais comme langue première. De la bilinguisation de l’univers culturel, nous passons maintenant à la secondarisation de la langue française. »

6. Commentaire du rédacteur, Georges Le Gal

(NDLR. Le commentaire qui suit ne traduit pas nécessairement
la position officielle du MMF.)

« On va toujours trop loin pour les gens qui ne vont nulle part ». - Pierre Falardeau

Oui, il faut reparler du Canadien de Montréal
en ce début de sa 101e année!

Qu’on le veuille ou non, ce sujet est un des sujets le plus en vedettes pour les Québécois, et ce, tout au cours de l’année!

Et, malgré cette popularité, il ne faut pas se gêner pour critiquer le Canadien de Montréal en particulier pour le non-respect de ses dirigeants envers le peuple québécois, sa culture et sa langue.

Il y a 100 ans, le 4 décembre 1909, une équipe composée presque entièrement de francophones québécois naissait, les Canadiens de Montréal. Cent ans plus tard, en ce début de sa 101e année, son directeur général a presque fini de nettoyer le club de ses vestiges québécois francophones. En effet, avec le départ récent de Guillaume Latendresse, ne reste plus que Maxime Lapierre et Georges Laracque, le défenseur Marc-André Bergeron ayant été appelé de chez lui que pour boucher un trou béant à la défensive causé par les trop nombreuses blessures.

Et, encore le jour des célébrations du 100e, le 4 décembre dernier, devant la levée de boucliers nationale demandant de retirer le chandail d’Émile Bouchard, un des plus valeureux et talentueux piliers de l’équipe du temps de Maurice Richard, les autorités du club plient sous la pression, mais en n’oubliant pas d’inclure un ancien joueur anglophone, Elmer Lach pour ne pas déplaire à nos amis Anglos montréalais qui forment quand même environ 10 % de la population de Montréal… C’est donc 50 % de francophones et 50 % d’anglophones à qui on accorde les grands honneurs.

Ça me fait penser au financement des deux mégas centres hospitaliers à Montréal : 50 % du financement pour un McGill University Health Center destiné aux 10 % d’anglophones et 50 % du financement pour un CHUM destiné aux 90 % de francophones!

7. Commentaires de sympathisants

Quelques commentaires ou extraits de commentaires reçus par le MMF. (NDLR. Ces commentaires ne représentent pas nécessairement l’opinion du MMF.) (D’autres commentaires se retrouvent sous la rubrique Forum du site du MMF. Pourquoi ne pas y donner votre opinion vous aussi?)

22 novembre : Baccalauréat en administration des affaires en anglais à l'Université Laval. Lettre envoyée au recteur de l’Université Laval. « J’ai appris avec consternation que l’anglais était désormais la langue des études de niveau Baccalauréat en administration des affaires de l’Université Laval, la plus vieille université de langue française des Amériques. Comme si
le français ne pouvait pas être également langue de modernité et d’avancement des sciences! Comme si le français n’était pas une langue du XXIe siècle! Comme si l’administration des affaires ne pouvait pas s’enseigner en français… Comme si les affaires dans notre économie « mondialisée » ne pouvaient pas se transiger également en français. Sait-on que notre langue est l’une des grandes langues internationales, l’une des six langues officielles des Nations Unies et l’une des deux seules langues présentes sur les six continents, avec l’anglais (parmi les 6 000 langues encore parlées sur la planète). N’est-il pas possible de distinguer entre l’enseignement DE l’anglais, comme de l’espagnol et d’autres langues étrangères, chose souhaitable, et l’enseignement EN langue anglaise et EN d’autres langues au sein de l’une des grandes institutions francophones du monde. Il me semble que les étudiants, les professeurs et les administrateurs de l’Université Laval, y compris ceux du département de l’administration des affaires, devraient être FIERS de leur langue. Le fait que les HEC de Montréal, autre vénérable institution francophone, offrent également des cours EN anglais et EN espagnol est tout aussi indéfendable. »

22 novembre : Information et bénévolat. « Salut les amis. Moi je suis québécois d'origine mexicaine et présentement je ne travaille pas. Alors, depuis quelques semaines, je cherche quelque chose à faire qui me plaît et pour lequel je pourrais être utile. Donc, je vous offre mes services comme bénévole pour les entrées de données ou d'autres activités du genre. Même si je trouvais bientôt quelque chose comme travail régulier, je vous assure que mon aide et mon intérêt pourraient continuer avec vous parce que je trouve très importante la cause de garder le français comme langue à Montréal et au Québec. Merci beaucoup. »

24 novembre : Trains de banlieue de Montréal. « L'Agence métropolitaine de transport (AMT) est un organisme du gouvernement du Québec qui gère, exploite et planifie le transport collectif dans la grande région métropolitaine. L'AMT est donc soumise à la Charte comme tout autre ministère du même Gouvernement. Résidant et travaillant sur l'île de Montréal, mes déplacements se concentrent avant tout sur le réseau du métro de Montréal. Toutefois, il m'arrive d'utiliser la ligne de train de banlieue Montréal/Deux-Montagnes à l'occasion. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que cet organisme privilégie pourtant le bilinguisme automatique! Je comprends que sur cette ligne (et allez savoir sur les autres?), réside une partie de la population anglophone de Montréal (Saint-Laurent, Roxboro, Pierrefonds, Sainte-Dorothée) mais est-ce nécessaire de signaler à chaque arrêt, des dizaines de fois par jour « Prochain arrêt/Next Stop, Gare Bois-Franc/Bois-Franc Station ». Le message n'est même pas
automatisé, alors pourquoi l'AMT ne demande pas à ses employés de se limiter à la langue commune du Québec? J'attends toujours des nouvelles à ce sujet de la part de l'Agence métropolitaine. Peut-être que le MMF peut également faire pression de son côté, comme il l'a fait pour l'Opération Press Nine? »

25 novembre : Sondage éclair sur la Loi 101 au cégep. « Un petit mot pour vous dire que je suis très inconfortable avec la façon de formuler votre question. Il s'agit d'ailleurs malheureusement de la formulation la plus répandue actuellement dans ce débat et je la trouve très désavantageuse. À mon avis, il ne s'agit pas d'obliger les allophones ou qui que ce soit. Je pense que la question est plutôt la suivante : devons-nous subventionner l'éducation en anglais pour les non-anglophones? La Loi 101 n'interdit pas de faire des études dans une autre langue que le français s'il c'est dans un établissement non subventionné. La Loi 101 « vaut pour les organismes scolaires et pour les établissements d'enseignement privés agréés aux fins de subventions en vertu de la Loi sur l'enseignement privé » (cf. La chartre.) . Je pense qu'il faut faire attention à la formulation et aux termes utilisés. Il faut arrêter de prêter flanc aux gens qui nous traitent de liberticides, de censeurs et de radicaux. Il n'est pas question d'interdire ou d'obliger. À ma connaissance, dans tous les pays du monde on subventionne l'éducation dans la langue du pays. Point. On n'interdit pas; on choisit ce qu'on subventionne. La formulation donne le ton et influence la réponse. Vous imaginez des Allemands dirent qu'ils obligent les immigrants à étudier en allemand? Non, mais ils ne vont tout simplement pas subventionner l'éducation dans une autre langue. Le libre-choix de la langue dans un système d'éducation subventionné, à ma connaissance, ça n'existe dans aucun pays. De plus, il n'est pas inutile de rappeler que le Québec est souverain en matière d'enseignement. Le système d'éducation relève du Québec seulement. Et à la question reformulée, je réponds que le Québec devrait subventionner seulement l'éducation dans sa seule langue officielle, le français, et ce, du CPE à l'université. Bien sûr (?), tant que nous serons dans le Canada, nous devrons aussi subventionner l'éducation en anglais des Canadiens, mais c'est tout. Pourquoi en rajouter? Solidairement vôtre. »

27 novembre : Quelques-uns des commentaires reçus suite au commentaire de la rédaction paru dans le bulletin du 26 novembre intitulé : Je répondrai volontiers à vos questions en français, la langue officielle de la nation.
« Bravo, M. Le Gal, à vous et à ceux qui comme vous se tiennent debout et respectent notre culture. Je souhaite que cet acte de dignité se répande comme une traînée
de poudre. Debout Québécois! » ------- « J'ai le sentiment que c'est une attitude qui commence à se manifester. Ne reste plus qu'à espérer que ce mouvement citoyen prenne de l'ampleur. » ------- « J'apprécie grandement votre article. Mme Harel aurait pu répondre comme vous. Peut-être serait-elle au même endroit aujourd'hui, mais nous serions encore plus fiers d'elle. Selon certains anglophones, elle a osé se présenter à la mairie de Montréal en ne sachant pas s'adresser correctement aux Anglais dans leur langue. Rien ne l'empêche de se perfectionner dans l'autre langue, mais une femme politique de son envergure se devait de clamer qu'au Québec la langue officielle est le français. - Tu peux parler la langue de ton ennemi : tu sauras d'une oreille ses intentions contre toi. Mais lorsque tu t'adresses à lui, que ce soit dans la langue de ta mère-patrie. - Peut-être que si on est des milliers de Québécois à se tenir debout pour la langue de notre nation, nos leaders nationalistes suivront eux aussi notre exemple!» ------- « En effet, il faut réagir de cette manière systématiquement. Il faut nous imposer. Je le fais régulièrement et ça marche, bien qu'on ait envie de me tuer parfois. Mais, un client bien déterminé et avec un beau sourire finit par avoir raison, surtout en ces temps difficiles pour les commerçants. »

8. Rappels

8.1 Tous les bulletins du MMF sur le site.

Saviez-vous que vous pouvez maintenant consulter sur le site du MMF les 542 pages des 51 éditions du bulletin bimensuel électronique du MMF, publiées depuis le 7 juin 2007?

8.2 Devenir bénévole?

8.3 À faire circuler dans votre réseau

Ce bimensuel vous intéresse? L’avenir du français à Montréal vous préoccupe? N’hésitez pas à faire circuler ce bulletin dans votre réseau! Plus les citoyens et citoyennes de partout au Québec et dans le monde seront sensibilisés à la situation du français à Montréal, plus le français deviendra la langue commune!

8.4 Visitez régulièrement le site du MMF

Il est une source inestimable de textes, d’articles, d’informations au sujet du MMF et de la situation du français à Montréal et ailleurs. Un site à inclure dans vos favoris!

8.5 Devenez membre et faites un don en ligne

8.6 Vous voulez en savoir plus au sujet du Mouvement Montréal français et de la situation du français à Montréal? Vous voulez agir pour améliorer la situation?

8.7 Commentaires et suggestions au Mouvement Montréal français

Vous aimez ou n’aimez pas ce nouveau bulletin électronique du MMF?
Vous avez des suggestions pour en améliorer le contenu? info@montrealfrancais.org

8.8 Visitez le blogue de Louis Préfontaine.

8.9 Avis de changement d’adresse Internet

N’oubliez pas de nous aviser de votre changement d’adresse Internet pour que nous puissions continuer à vous expédier ce bulletin. (votre ancienne (désabonnement) et votre nouvelle (abonnement), S.V.P.)

8.10 Membres fondateurs, conseil d’administration et équipe du bulletin du MMF

fondateurs

Yves Beauchemin, écrivain; Renée Collin, entrepreneure; Jean Dorion, président SSJBM; Pierre Dubuc, directeur de l’aut’journal; Maria Mourani, députée du Bloc Québécois d’Ahuntsic; Farid Salem, Solidarité Québec-Algérie; Patrick Sabourin, étudiant M. Sc. McGill; Pablo Santos, travailleur social; Lucie Tessier, étudiante UQAM; Paolo Zambito, gestionnaire; Mario Beaulieu, porte-parole.

administration

Luc Thériault, président; Lucie Martineau, vice-présidente; Georges Le Gal, secrétaire général; Éric Ciaburro, trésorier; et Marc-André Bahl, Yves Beauchemin, Mario Beaulieu, Yves Chartrand, Marcel Desmeules, Françoise Dumitrescu, Jean-Pierre Durand, Patrice Jodoin et Jean-Marc Tellier, administrateurs; Philippe L. Perreault, permanent.

bulletin électronique

Georges Le Gal, rédaction et distribution; Élaine Des Lauriers, révision des textes; François Valiquette, aide technique informatique.

8.11 Adresse postale :

82, rue Sherbrooke O., Montréal, Québec, H2X 1X3, 514-843-8851 p.241

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