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Bulletin MMF 12 novembre 2009

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Le bimensuel électronique du Mouvement Montréal français (MMF)

« Quand nous défendons le français chez nous, ce sont toutes les langues du monde que nous défendons
contre l’hégémonie d’une seule. » Pierre Bourgault

À Montréal, il faut se parler en français!

Le 12 novembre 2009(volume 4, numéro 7)

Aujourd’hui, notre bimensuel porte sur les sujets suivants :

sur le site du MMF et ailleurs :

Ce soir 19 h : Ludger reçoit... Madame Mourani, conférence sur les gangs de rue.
Lieu: Maison Ludger-Duvernay, 82, Sherbrooke Ouest, Montréal. Qui ne connaît pas Maria Mourani… la députée d’Ahuntsic, mais aussi l’un des membres fondateurs du Mouvement Montréal français.

Rassemblement contre le jugement de la Cour suprême invalidant la Loi 104
Lundi 16 novembre prochain à 19 h à la salle Studio du Musée Juste pour rire, situé au 2102, boulevard Saint-Laurent. Le MMF invite la population à un grand rassemblement. Cet événement se veut une première étape dans la mobilisation contre ce jugement qui ouvre une brèche au cœur même de la Charte de la langue française.

Lancement officiel du Mouvement Montérégie français
Créé au printemps dernier, le Mouvement Montérégie français sera officiellement lancé le dimanche 29 novembre prochain dès 13 h au Motel Royal Labarre, situé au 2019 boulevard Taschereau à Longueuil. À cette occasion, Maria Mourani, Yves Beauchemin et Mario Beaulieu prendront la parole, tandis qu’un chansonnier, Yvon Sylva-Aubin, entonnera des mélodies de Félix Leclerc.

Un comité d'accueil réclamera des excuses du Prince Charles
Pour Mario Beaulieu, président de la SSJBM, le Prince représente la Couronne britannique qui a effectué un nettoyage ethnique d'une partie de la population de la Nouvelle-France. Un comité d'accueil réclamera des excuses du Prince Charles lors de sa visite à Montréal le 10 novembre.

La visite du prince Charles à Montréal marquée par une manifestation
Quelque 200 manifestants ont bruyamment exprimé leur opposition à la visite du prince Charles à Montréal, mardi durant plusieurs heures.

La réflexion du PQ sur la langue est mal partie
Sous le titre de Renforcement de la langue française, le document de réflexion en vue du prochain Conseil national du PQ proclame que « En 2009 au Québec, les problèmes et les énormes défis à relever sont à Montréal [c’est-à-dire dans l’île de Montréal] […] Ailleurs au Québec, le français se porte très bien même si de grands progrès doivent être faits au chapitre de l’enseignement du français écrit ». Ce constat est insensé. Dans l’Outaouais, la ville de Gatineau se bilinguise au galop. Le français se porte très mal aussi ailleurs dans la région de Montréal. Entre 2001 et 2006, le français, langue d’usage au foyer, a reculé au profit de l’anglais au même degré dans la couronne métropolitaine de Montréal que dans l’île.

Le poids du nombre
Entre 2002 et 2009, le nombre d’immigrants reçus par année est passé de 37 500 à 47 000. Dans un très proche avenir, le Québec a pour objectif d’accueillir 55 000 nouveaux arrivants. Proportionnellement à la population totale du Québec, c’est trois fois plus que la France et deux fois plus que les États-Unis.

SCRUNTCH - Chronique d'Yves Beauchemin, écrivain
C'est le mot qui résume le mieux à mon avis l'attitude de la Cour suprême du Canada à l'égard du français au Québec. Un scruntch lent et méthodique, qui prend soin de conserver toutes les apparences de la civilité et d'une sage modération, mais dont le but ultime semble être l'écrabouillement final de notre langue et de notre culture. « Kill them with kindness », disent les Anglais.

Des mobilisations urgentes et nécessaires (Fernand Daoust)
Ces données commandent dans l'urgence des mobilisations larges pour forcer nos gouvernements à prendre des mesures structurantes, qui s'attaquent au coeur du problème. L'alarme est sonnée! Je souhaite formuler quelques propositions qui me paraissent minimales, si nous avons à coeur de renverser la situation; ce sont, selon moi, les revendications que nous devons formuler et défendre avec énergie.

La cuisson à feu doux
Plus de la moitié des immigrants qui ne connaissent pas le français sont ici depuis plus de quinze ans. La francisation des immigrants qui ne sont pas d’origine latine, qui sont 35% du total, stagne autour de 15% depuis trente ans. Sur l’île de Montréal, l’usage du français au travail par les allophones n’a pas progressé depuis la fin des années 1970. Entre 30 et 40% des immigrants qui ne parlent pas français ne suivent pas de cours pour l’apprendre. Parmi ceux qui suivent des cours de français, le tiers les abandonne avant la fin. Plus de 40% des allophones diplômés du secondaire francophone vont dans des cégeps anglophones, qui sont une filière déterminante de la langue ultérieure de travail.

Des cours en anglais à Laval pour attirer plus d’étudiants
Pour attirer davantage d’étudiants, la plus vieille université francophone en Amérique du Nord veut offrir davantage de cours en anglais, et même en espagnol. L’organisme de défense de la langue française Impératif français y voit toutefois un dangereux glissement. « Nos établissements postsecondaires ont une responsabilité sociale importante. Ils doivent s’assurer que leurs diplômés contribuent à la francisation et au respect de la langue française dans les milieux de travail, plutôt que de devenir des dynamos de l’anglicisation », affirme son président, Jean-Paul Perreault.

Le Français et les candidats
« On tolère le français plutôt qu'on le respecte » - Luc Thériault. Le Mouvement Montréal Français demande aux candidats à la mairie de s’engager à déposer une politique conforme aux directives de l’Office québécois de la langue française.

Essai - La LNH, une ligue d'Anglos?
Bob Sirois démontre que les joueurs québécois francophones sont victimes de discrimination, tant au hockey junior que chez les équipes de la LNH. Depuis 40 ans, 920 joueurs de hockey québécois ont été repêchés par des équipes de la Ligue nationale de hockey (LNH). De ce nombre, 157 étaient anglophones. Ces derniers ne représentent que 8,5 % de la population québécoise, mais constituent 17 % des joueurs sélectionnés. Le fait de parler l'anglais rendrait-il meilleur au hockey?

L’art de voter contre ses propres intérêts
Bien sûr, on peut comprendre que les anglophones votent dans le sens de leurs intérêts politiques lors d’un référendum. Mais lorsqu’autant d’entre eux votent aussi contre leurs propres intérêts de citoyens et de contribuables en contribuant à reconduire un maire discrédité en bonne partie pour éviter une mairesse « séparatiste », là, il est temps qu’on s’en parle. Calmement et dans le respect. Mais qu’on s’en parle...

Lettres - This Is It
En fin de semaine dernière, alors que ça ramait fort pour la mairie, d'autres ramaient au magnifique bassin olympique de l'île Notre-Dame, où se déroulaient sous un soleil radieux les Championnats canadiens universitaires d'aviron. Belle ambiance. Voir glisser sur l'eau ces longilignes embarcations est un spectacle en soi. Alors que je m'approchais de la ligne d'arrivée où étaient massés les spectateurs, quelle ne fut pas ma surprise d'entendre les résultats divulgués uniquement en anglais!

The Gazette revient à nouveau sur la francisation des cégeps
Contrairement à la presse francophone qui fuit comme la peste le débat sur l’extension aux cégeps des dispositions de la Loi 101, les médias anglophones ne craignent pas d’aborder la question. Dimanche dernier, 1er novembre, The Gazette traitait à nouveau du sujet en éditorial. Le titre « No language limits on cegep choice » a le mérite d’être clair, sans même qu’on soit obligé de le traduire en français.

La carte linguistique a favorisé Tremblay
Les anglophones et les allophones de Montréal ont majoritairement voté pour Gérald Tremblay, alors que Richard Bergeron a été leur deuxième choix. De son côté, Louise Harel n'a pas été en mesure d'attirer le vote francophone, qui s'est divisé entre les trois candidats à la mairie de Montréal, ce qui a causé sa perte.

La Cour Suprême et la loi 104 - Coup de poignard contre la majorité francophone
Le jugement est lourd de conséquences puisqu'il déclare inconstitutionnels les correctifs apportés par l'Assemblée législative visant à empêcher le détour par des écoles privées non subventionnées pour avoir accès à l'enseignement en langue anglaise.

Danger d’une saignée vers l’école anglaise
L’auteur soutient qu’il ne s’agit plus seulement de défendre le français comme langue publique commune, selon la formule consacrée, mais comme langue nationale porteuse d’une expérience historique, d’une culture à réinvestir dans l’espace public et la citoyenneté québécoise.

Des excuses au nom de la Couronne britannique
Le prince Charles sera le bienvenu au Québec quand la Couronne britannique se sera excusée pour l’ethnocide des francophones d’Amérique.

La lâcheté érigée en système
Parlons de la lâcheté des gouvernements, péquiste autant que libéral, depuis de longues années dans le dossier linguistique. Quoi? Le mot est trop fort? Trop brutal? Pas vraiment.

L'exception québécoise (À lire même par ceux qui pensent que le MMF est extrémiste et dépassé.)
« Si la Catalogne représente un exemple pour le Québec, quand proposerez-vous l'application de la loi 101 au cégep? Chacun sait qu'en Catalogne, l'enseignement est en catalan de la maternelle à l'université.»

Réponses du candidat d'Union Montréal Gérald Tremblay aux questions du MMF sur le français.
La date limite pour recevoir les réponses aux questions sur le français à Montréal soumises par le MMF aux candidats à la mairie de Montréal était le 27 octobre 2009. Seul Richard Bergeron de Projet Montréal a répondu dans les délais prévus. Deux jours plus tard, le 29 octobre en fin d’après-midi, le MMF reçoit la réponse d’Union Montréal. Il nous a donc été impossible de la publier dans le bulletin électronique bimensuel, d’hier. Voici donc les réponses du candidat d’Union Montréal à la mairie, Gérald Tremblay. Vous constaterez comme nous qu’elles sont malheureusement plutôt décevantes!

Heureusement qu'il y a le NPD!
La ministre Courchesne devrait avoir honte de défendre l'indéfendable. Le charcutage systématique de la Loi 101 devant la Cour suprême constitue une réelle menace d'assimilation à la vaste majorité anglophone nord-américaine.

Libre opinion - Le bilinguisme à Laval
J'habite Laval depuis près de 45 ans et je suis profondément choqué par les affiches bilingues de l'un des partis, le Parti au service du citoyen, qui se présente aux élections municipales du 1er novembre.

Le Québec a le droit de forcer ses immigrants à apprendre le français, croit le NPD
Le Nouveau Parti démocratique de Jack Layton s'aventure hors des sentiers battus aujourd'hui alors qu'il obligera les libéraux et les conservateurs à s'immiscer dans le débat linguistique québécois. Le NPD forcera en effet la Chambre des communes à reconnaître au Québec le droit de demander à ses immigrants d'apprendre le français.

Le français avant l'anglais pour les immigrants
La Chambre des communes, à l'unanimité, appuie le Québec dans sa lutte pour s'assurer que les immigrants accueillis sur son territoire apprennent en premier lieu le français.

La Cour suprême et la loi 104 - Le Québec ne doit pas se laisser faire
La liberté ne s'est jamais laissée emprisonner. Le chemin peut être long et les obstacles, le tracer. C'est le sens de la dernière décision de la Cour suprême du Canada qui indique, noir sur blanc, que la tutelle canadienne est un éteignoir, et sa voie un cul-de-sac.

Combattre la loi 101 avec de l'argent public - Courchesne défend les commissions scolaires anglophones
La ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Michelle Courchesne s'est portée hier à la défense des commissions scolaires anglophones qui ont financé la contestation réussie de la loi 104.

dans cette édition :

1- Rassemblement contre le jugement de la Cour suprême invalidant la Loi 104
2- Irlande: le gaélique « première langue officielle »
3- Loi 104 : une décision conforme à la Charte de Trudeau
4- Interculturalisme ou multiculturalisme? (Gérald Larose)
5- Un peu de tout (identité, langue, causerie, Éric Tremblay, Impératif fr., mur canadien, Loi 101)
6- Certains signes encourageants!
7- Commentaires de sympathisants
8- Rappels : faire circuler; devenir bénévole; bulletin sur le site; visitez le site du MMF; devenez membre et faites un don en ligne; pour en savoir plus; commentaires et suggestions; participez au forum; blogue de Louis Préfontaine; changement d’adresse; membres fondateurs; conseil d’administration; équipe du bulletin.

« Quand Montréal deviendra Montreal,
ce sera le début de la fin pour le fait français au Québec. »
Luc Picard, 8 juin 2008.

Le Mouvement Montréal français (MMF) a besoin de vous en 2009/2010!
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Appel à la mobilisation du MMF

Les dirigeants du MMF lancent un appel pressant à la mobilisation et à l’action, non seulement pour contrer les reculs du français à Montréal, mais surtout pour réaliser les objectifs de la Charte de la langue française :

  • faire du français la véritable langue officielle et commune dans la région métropolitaine de Montréal,
  • favoriser l’inclusion et la francisation des nouveaux arrivants et des allophones,
  • assurer l’avenir du français au Québec.


Vous avez quelques heures à consacrer au MMF et un don à investir pour un Québec français?

Impliquez-vous et donnez généreusement! Appelez Philippe L. Perreault au 514-843-8851, poste 241 pour vous impliquer et … faites un don en ligne!

Vous aimez ce bulletin, faites-le circuler dans votre réseau!

1. Rassemblement contre le jugement de la Cour suprême invalidant la Loi 104

Lundi 16 novembre prochain à 19 h à la salle Studio du Musée Juste pour rire, situé au 2102, boulevard Saint-Laurent.

Le MMF invite la population à un grand rassemblement. Cet événement se veut une première étape dans la mobilisation contre ce jugement qui ouvre une brèche au cœur même de la Charte de la langue française.

Luc Thériault (MMF), Mario Beaulieu (SSJBM), Réjean Parent (CSQ), Fernand Daoust (FTQ), Marc Laviolette (SPQ Libre), Benoit Roy (RPS), Patrick Bourgeois (RRQ), Robert Lapalnte (L’Action nationale), Jean-Paul Perreault (Impératif français), Yves Beauchemin et plusieurs autres prendront la parole à cette occasion.

2. Irlande : Le gaélique « première langue officielle »

Extrait d’un article de Mahmood Elahi, traduit par Lise Castonguay paru dans L’Aut’Journal du 23 octobre 2009.

(…) « Alors que le gaélique était parlé par la vaste majorité des Irlandais au début du 19e siècle, il était presque disparu de la vie quotidienne à la fin du siècle.

Aujourd’hui, bien que le gaélique, ou l’irlandais tout court, ainsi qu’on le dit dans la république, soit défini dans la constitution comme « première langue officielle », seulement 3 p. 100 environ des 3,5 millions d’Irlandais le parlent en tant que langue principale. » (…)

NDLR. Consultez aussi les nombreux articles de Charles Castonguay dans le dossier linguistique de L’Aut’Journal.

3. Loi 104 : une décision conforme à la Charte de Trudeau

Extrait d’un article de François-Xavier Simard dans L’Aut’Journal du 5 novembre 2009.

(…) « Selon André Burelle, un ancien conseiller de Trudeau, le sénateur Michael Kirby l’a aussi confirmé : « Michael Kirby ne s’y trompait pas, la charte voulue par M. Trudeau visait bel et bien à neutraliser en priorité la Loi 101. Les droits linguistiques s’y trouvent en effet élevés au rang de droits fondamentaux des individus soustraits à la clause nonobstant, tandis que les autres droits de la personne, même les plus fondamentaux, y sont assujettis à la clause dérogatoire. » (Pierre Elliott Trudeau : l’intellectuel et le politique, 2005, p. 85). » (…)

4. Interculturalisme ou multiculturalisme?

Extrait du blogue de Gérald Larose publié dans Branchez-vous.com le 9 novembre 2009.

(…) « Découle de l’approche interculturelle québécoise, entre autres, l’affirmation que la langue française est la langue publique commune, normale et habituelle du travail, de l’administration, des communications et des affaires. Découle de l’approche multiculturelle canadienne, entre autres, au nom de la liberté de religion, le droit au kirpan à l’école, à la burqa dans les bureaux de vote et à des femmes de choisir des femmes et à des hommes de choisir des hommes pour être servis à la Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ). » (…)

5. Un peu de tout

5.1 Identité nationale. 60 % des Français pour un débat

Le Télégramme.com, 1er novembre 2009.

« Selon un sondage CSA paru aujourd'hui dans Le Parisien, 60 % des Français approuvent l'organisation d'un débat sur l'identité nationale, une initiative gouvernementale qui reçoit l'assentiment de la moitié des sympathisants de gauche et 72 % de ceux de droite.

Le débat, qui doit s'ouvrir demain dans les préfectures, est approuvé par 60 % des sondés, 50 % des sympathisants de gauche, 70 % de ceux du Modem et 72 % à droite. Ils ne sont que 35 % à estimer qu'il s'agit d'une “mauvaise chose” et 5 % ne se prononcent pas. Lors d'un précédent sondage, réalisé en mars 2007, la proportion était à peu près la même (62 % pour, 34 % contre).

Une seconde question concernait les éléments constitutifs de "l'identité de la France” : les personnes interrogées ont placé en tête la langue française (80 %), puis la République (64 %), le drapeau tricolore (63 %), la laïcité (61 %) ou encore les services publics (60%). Viennent ensuite la Marseillaise, jugée comme un élément “très important” de l'identité par 50 % des personnes interrogées, l'accueil des immigrés par 31 %. »

5.2 Le génie du français

Extrait d’un texte de Jacques Attali publié dans L'Express.fr du 3 novembre 2009.

« L’identité, c’est comme l’amour : plus on le théorise, moins on sait ce que c’est. Et, en général, on en débat d’autant plus qu’on ne sait plus le vivre. (…)

De tout cela il résulte que, à terme, la seule chose qui définira durablement l’identité d’une nation, c’est sa langue, et la culture, la façon de penser le monde, qu’elle implique. La langue française conduit à penser, à écrire, à vivre, de façon claire, simple, directe, précise, logique, binaire. Elle trouve sa source dans l’harmonie des paysages et conduit à une symétrie des mots, à un équilibre des concepts, qu’on trouve déjà dans les textes des inventeurs de cette langue, de Rachi de Troyes à Blaise Pascal, de Chrétien de Troyes à Montaigne, de Marcel Proust à Léopold Senghor. » (…)

5.3 Causerie : Les patriotes : leçon d’histoire et lancement de son livre, Les Amants du Saint-Laurent

Alain Dubos, écrivain et ancien vice-président de Médecins sans frontières: 26 novembre à 19 heures, Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, 82, rue Sherbrooke Ouest, Montréal.

« Très mal connue des Français, au mieux oubliée, au pire niée, leur histoire américaine fait pourtant partie intégrante de leur vécu d’aujourd’hui. Le drame est qu’ils n’en ont qu’une conscience vague pour une raison simple : les enjeux linguistiques et culturels à venir ne les touchent pas encore en profondeur. La menace d’une dépossession demeure floue, masquée par la maîtrise qu’ils pensent conserver de leur langue et de son usage universel.

La tragédie des patriotes mérite de leur être racontée comme exemple de ce qui est acceptable par une majorité, et de ce qui ne l’est pas. Parmi les exigences des compagnons de Papineau et De Lorimier, langue, mémoire et culture étaient en première ligne. Ce combat sera, dans les décennies à venir, vital pour tous ceux qui ne veulent pas être écrasés par le rouleau compresseur anglo-saxon. Sur ce champ de bataille là, les francophones que nous sommes, vous et nous, devront faire front ensemble et oublier la folklorisation passéiste héritée de l’histoire ancienne. »

5.4 Loi 104 jugée inconstitutionnelle par la Cour suprême du Canada : la guerre contre notre identité nationale se poursuit

Texte d’Éric Tremblay, chef du Parti indépendantiste, 22 octobre 2009.

5.5 Impératif français revient à la charge avec sa campagne promotionnelle d'intérêt public intitulée « Moi, je travaille en français »

« Avec cette campagne, nous voulons dénoncer l'exigence injustifiée de la connaissance de l'anglais pour occuper un emploi au Québec “de déclarer le président d'Impératif français Jean-Paul Perreault, avant d'ajouter”, cette campagne rappelle que travailler en français, c'est un devoir, mais aussi un droit que les employeurs ont l'obligation de respecter ». (…)

5.6 Le mur canadien

Extrait d’un texte de Caroline Moreno paru dans Tribune libre de Vigile le 9 novembre 2009.

« Plus tard, lors de la cérémonie de remise des prix qui se déroulait dans l’aréna O2 World à Berlin, les membres du groupe allemand Tokio Hotel ont été hués quand ils se sont exprimés en anglais uniquement au moment d’aller chercher leur prix. Selon de nombreux analystes, avec la réunification, l’Allemagne a retrouvé une certaine fierté nationale. Bref, on n’aurait pas vu ça il y a vingt ans. (Le Devoir 9-11-2009) » (…)

5.7 La Charte au quotidien - L'Administration québécoise est-elle tenue d'afficher en français seulement?

Capsule de l’Office québécois de la langue française.

« Selon la règle générale, oui, mais il existe des exceptions. La loi prévoit que si la santé et la sécurité publiques l'exigent, l'Administration peut utiliser une autre langue dans l'affichage, à condition que le français soit présenté de façon au moins équivalente. Le Règlement sur l'affichage de l'Administration permet l'affichage dans une autre langue, avec nette prédominance du français, sur les panneaux destinés aux automobilistes qui entrent au Québec et pour les messages publicitaires d'organismes à vocation commerciale.

Ce même règlement autorise aussi l'utilisation d'une autre langue que le français pour les messages affichés sur les sites touristiques, dans les musées, etc., pourvu que la présentation du français soit au moins équivalente à celle de toute autre langue. Dans le cas des organismes municipaux ou des établissements de santé « reconnus », la loi prévoit qu'ils ont le droit d'utiliser la langue du groupe linguistique majoritaire qu'ils desservent, à condition que le français soit prédominant.

Cette forme de bilinguisme s'applique aussi à l'affichage des noms de rues dans les municipalités et dans les arrondissements reconnus. Enfin, il convient de noter que les cégeps et les universités ne font pas partie de l’Administration.

6. Commentaire de la rédaction

(NDLR. Le commentaire qui suit ne traduit pas nécessairement la position officielle du MMF.)

« On va toujours trop loin pour les gens qui ne vont nulle part ». - Pierre Falardeau

Certains signes encourageants!

Si on demande aux militants pour la défense du français à Montréal s’ils évaluent la situation du français de façon plutôt positive ou plutôt négative, la majorité des réponses devraient être plutôt négatives.

Par contre, si on s’attarde à évaluer la situation de façon optimiste, on peut trouver plusieurs signes encourageants dont en voici quelques-uns :

Il y a deux ans et demi quand le premier bulletin bimensuel électronique du MMF a été produit, j’avais de la difficulté à trouver des articles qui traitaient de la situation du français à Montréal. Aujourd’hui, comme vous pouvez le constater, c’est le contraire.

Il y a deux ans et demi, peu de personnalités québécoises connues, politiciens, syndicalistes, chercheurs, chroniqueurs ou journalistes exprimaient leur inquiétude au sujet de la situation du français à Montréal et au Québec. Aujourd’hui, ça a bien changé.

Plusieurs organismes en font un, sinon leur principal cheval de bataille dont : le MMF, Impératif français, la SSJB de Montréal, le Réseau de Résistance du Québécois (RRQ), Vigile, L’Aut’Journal, le journal Le Québécois, le SFPQ, etc.

Le Bloc québécois en fait une de ses priorités dans la bataille du Québec.

Même le Parti québécois semble vouloir se réveiller, poussé dans le dos par les Jeunes péquistes et le SPQ-Libre.

De plus en plus de sympathisants exigent d’être servis en français dans les commerces.

On est toujours ému de voir et d’entendre dans le métro, dans les autobus et sur la place publique des jeunes issus de l’immigration parler français et lire les journaux français.

Si on porte attention sur la voie publique, on voit circuler des camions d’entrepreneurs avec de beaux noms français québécois avec parfois un clin d’œil et une publicité en bon français de chez nous. Même chose pour plusieurs commerces.

Le MMF rejoint régulièrement par ce bulletin une dizaine de milliers de personnes, leaders et gens ordinaires, de Montréal, de tout le Québec, mais aussi du Canada, du Nord-ouest américain, de France et d’ailleurs dans le monde.

On entend de plus en plus les gens dire que les leaders nationalistes doivent se regrouper pour forcer le gouvernement à respecter lui-même la Charte de la langue française, à la faire respecter par les commerçants, dans l’affichage et au travail, à revoir le fait que le gouvernement encourage lui-même l’anglicisation du Québec et la minorisation des Québécois francophones en permettant aux cégeps anglophones d’angliciser les Québécois issus de l’immigration et en finançant de façon scandaleuse les universités anglophones et le méga centre hospitalier universitaire anglophone.

7. Commentaires de sympathisants

Quelques commentaires ou extraits de commentaires reçus par le MMF. (NDLR. Ces commentaires ne représentent pas nécessairement l’opinion du MMF.) (D’autres commentaires se retrouvent sous la rubrique Forum du site du MMF. Pourquoi ne pas y donner votre opinion vous aussi?)

26 octobre : Marchandise seulement en anglais. « Hier je suis allée au magasin Cartes Carlton au métro Atwater. Je cherchais un agenda pour la nouvelle année et malheureusement il n'y avait que des agendas de langue anglaise. J'ai fait remarquer ce fait à la responsable du magasin lui demandant si elle savait qu'elle était à Montréal et qu'il devrait y avoir au moins une version en français de cette marchandise ou à tout le moins une version bilingue. Je lui ai souligné également que je porterais plainte au MMF. »

28 octobre : Plainte location de voitures Avis. « Je voudrais porter à ton attention la documentation unilingue anglaise que j'ai reçue du siège social de Dorval du locateur de voitures Avis de la part d'une employée anglophone. J'ai appelé la dame en question qui ne répond et ne s'identifie qu'en anglais.

A ma demande, elle a accepté de m'envoyer la documentation en français, mais, elle ne s’est pas excusée. La documentation en français, est-ce maintenant seulement sur demande de la part de certaines entreprises montréalaises? Un retour au milieu du XXe siècle quoi. »

1e novembre 2009 : études universitaires en anglais? : On sait que l'UQÀM offre des cours en anglais. Et là, on va voir de plus en plus le fédéral venir aider les universités francophones à offrir des cours en anglais!

8. Rappels

8.1 Tous les bulletins du MMF sur le site.

Saviez-vous que vous pouvez maintenant consulter sur le site du MMF les 519 pages des 49 éditions du bulletin bimensuel électronique du MMF, publiées depuis le 7 juin 2007?

8.2 Devenir bénévole?

8.3 À faire circuler dans votre réseau

Ce bimensuel vous intéresse? L’avenir du français à Montréal vous préoccupe? N’hésitez pas à faire circuler ce bulletin dans votre réseau! Plus les citoyens et citoyennes de partout au Québec et dans le monde seront sensibilisés à la situation du français à Montréal, plus le français deviendra la langue commune!

8.4 Visitez régulièrement le site du MMF

Il est une source inestimable de textes, d’articles, d’informations au sujet du MMF et de la situation du français à Montréal et ailleurs. Un site à inclure dans vos favoris!

8.5 Devenez membre et faites un don en ligne

8.6 Vous voulez en savoir plus au sujet du Mouvement Montréal français et de la situation du français à Montréal? Vous voulez agir pour améliorer la situation?

8.7 Commentaires et suggestions au Mouvement Montréal français

Vous aimez ou n’aimez pas ce nouveau bulletin électronique du MMF?
Vous avez des suggestions pour en améliorer le contenu? info@montrealfrancais.org

8.8 Visitez le blogue de Louis Préfontaine.

8.9 Membres fondateurs, conseil d’administration et équipe du bulletin du MMF

fondateurs

Yves Beauchemin, écrivain; Renée Collin, entrepreneure; Jean Dorion, président SSJBM; Pierre Dubuc, directeur de l’aut’journal; Maria Mourani, députée du Bloc Québécois d’Ahuntsic; Farid Salem, Solidarité Québec-Algérie; Patrick Sabourin, étudiant M. Sc. McGill; Pablo Santos, travailleur social; Lucie Tessier, étudiante UQAM; Paolo Zambito, gestionnaire; Mario Beaulieu, porte-parole.

administration

Luc Thériault, président; Georges Le Gal, secrétaire général; Éric Ciaburro, trésorier; Marc-André Bahl, Yves Beauchemin, Mario Beaulieu, Denise Boileau, Marcel Desmeules, Jean-Pierre Durand, et Jean-Marc Tellier, administrateurs; Philippe L. Perreault, permanent.

bulletin électronique

Georges Le Gal, rédaction et distribution; Élaine Des Lauriers, révision des textes.

8.10 Adresse postale :

82, rue Sherbrooke O., Montréal, Québec, H2X 1X3, 514-843-8851 p.241

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Les opinions exprimées par les auteurs ne représentent pas nécessairement les positions du MMF.