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Réponses du candidat d'Union Montréal Gérald Tremblay aux questions du MMF sur le français.

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30 octobre 2009. La date limite pour recevoir les réponses aux questions sur le français à Montréal soumises par le MMF aux candidats à la mairie de Montréal était le 27 octobre 2009. Seul Richard Bergeron de Projet Montréal a répondu dans les délais prévus. Deux jours plus tard, le 29 octobre en fin d’après-midi, le MMF reçoit la réponse d’Union Montréal. Il nous a donc été impossible de la publier dans le bulletin électronique bimensuel, d’hier. Voici donc les réponses du candidat d’Union Montréal à la mairie, Gérald Tremblay. Vous constaterez comme nous qu’elles sont malheureusement plutôt décevantes!

Bonjour,

Voici votre questionnaire dûment rempli. En espérant avoir répondu à vos attentes.

Au plaisir,

Kate Monfette
Communications
Union Montréal

Questionnaire du MMF aux candidats à la mairie de Montréal

1.Prenez-vous l’engagement d’élaborer une politique linguistique pour la Ville de Montréal et de la déposer à l’Office québécois de la langue française afin qu’elle soit en tout point conforme à la Charte de la langue française?

Réponse : La politique linguistique de la Ville de Montréal est en cours de préparation.
La Ville de Montréal travaille de concert avec le service du Contentieux, le Greffe et l’Office québécois de la langue française. La politique pourrait être présentée au début du prochain mandat.

2.La Ville de Montréal doit-elle respecter l’article 15 de la Charte, prescrivant que l’Administration rédige et publie dans la langue officielle ses textes et ses documents?

Réponse :
• L’article 1 de la Charte de la Ville de Montréal spécifie que Montréal est une ville de langue française.

• Montréal est une métropole. À ce titre, elle est et veut continuer d’être exemplaire dans ses pratiques avec les citoyens.

• L’article 15 de la Charte de la langue française est scrupuleusement respecté. Comme nous l’avons répété à plusieurs reprises, l’article 15 prévoit que la Ville «rédige et publie dans la langue officielle ses textes et documents». Ledit article 15 n’exigeant pas l’usage exclusif du français, il y a lieu de rappeler la teneur de l’article 89 de cette Charte :

« 89. Dans le cas où la présente loi n’exige pas l’usage exclusif de la langue officielle, on peut continuer à employer à la fois la langue officielle et une autre langue. »

Par conséquent, la Ville de Montréal peut, en toute légalité transmettre à ses contribuables tout document bilingue, comme elle pourrait, aussi, du strict point de vue juridique, toujours, s’en tenir en ces matières à des documents unilingues français, et ce, indépendamment de l’arrondissement considéré.

L’article 89 de la Charte permet l’utilisation du français et d’une autre langue (sauf lorsque la Charte exige l’usage exclusif du français aux articles 14, 17, 18, 22 et 34.) Ce qui est rigoureusement respecté par la Ville de Montréal.

• La Charte montréalaise des droits et responsabilités exprime clairement l’importance du français, toutefois, la Ville doit tenir compte des besoins des citoyens.

ARTICLE 13 | Montréal est une ville de langue française où les services municipaux à l’intention des citoyennes et des citoyens sont, eu égard à la loi, également accessibles en anglais.

3.Que comptez-vous faire pour que les messages d’accueil téléphonique des services montréalais soient conformes aux recommandations de l’OQLF?

Réponse :
Le service téléphonique 311 n’est pas un système interactif de reconnaissance vocale permettant aux citoyens d’obtenir automatiquement des informations ou de réaliser des interactions. Il utilise plutôt ce qu’on appelle un système interactif de routage vocal court qui permet de diriger les appels téléphoniques des citoyens vers les arrondissements et le Centre de services 311. Son message d’accueil est le suivant :
« Bienvenue à la Ville de Montréal. For service in english press 9. Si vous connaissez le nom de l’arrondissement ou de la ville de l’île de Montréal pour lequel vous désirez un service, dites-le maintenant. »

Ce système de routage vocal court ainsi que son message d’accueil ont été conçus afin que les citoyens passent le moins de temps possible dans le système automatisé et soient, par conséquent, acheminés (en français ou en anglais) le plus rapidement vers des personnes (agents de communications sociales) qui pourront leur fournir des informations ou de l’aide relativement à leurs requêtes ou à leurs plaintes.

Dans le cas du 311, il serait tout à fait impossible d’offrir le choix de la langue après la question relative au choix du nom de l’arrondissement ou de la ville de l’île de Montréal pour lequel un citoyen désire un service sans remettre en question l’utilisation du système de routage vocal court qui simplifie la vie des citoyens et leur assure un service rapide, convivial et humanisé par un contact direct avec un agent de communications sociales.

Le 311 est aussi accessible aux citoyens des villes liées de l’agglomération de Montréal pour toutes leurs demandes relatives aux compétences de cette dernière. Plusieurs de ces villes ont le statut de « ville bilingue ».

4.Que comptez-vous faire pour défendre et promouvoir le droit de travailler des employés de la Ville de Montréal?

Réponse :

• La langue de travail des employés de la Ville de Montréal est le français.

• La Ville de Montréal se conforme à cet article. Lorsque l’anglais constitue un atout, pour certaines fonctions spécifiques, par exemple le travail avec le public dans les bureaux Accès Montréal, la Ville ne demande qu’une pratique fonctionnelle de l’anglais.

• Citation tirée du Guide de l’employé de la Ville de Montréal (p. 55)
Pour la Ville de Montréal, tous ses employés doivent être traités avec respect et dignité, peu
importe leur statut ou leur catégorie d’emploi.

5.Est-ce qu’un service de traduction devrait être offert afin que le droit de participer aux débats en français au conseil municipal (et donc de comprendre ce qui s’y dit) soit respecté pour les citoyennes et les citoyens de Montréal?

Réponse :

Les questions en anglais sont peu nombreuses au Conseil municipal et lorsque cette situation prévaut les élus répondent majoritairement en français. Au cours des huit dernières années, aucune problématique particulière n’a été soulevée à ce sujet que ce soit de la part des élus ou de la part du public.

6.Que comptez-vous faire pour renforcer le visage français de la métropole du Québec?

Réponse :

La Ville de Montréal travaille en étroite collaboration avec l’OQLF. Chaque fois qu’une plainte est transmise à la Ville, le Service des communications et des relations avec les citoyens (SCRC), qui est responsable de ce dossier, communique avec le service ou l’arrondissement concerné. Généralement, il s’ensuit une rencontre avec l’OQLF, un représentant du service ou de l’arrondissement concerné et une personne du SCRC de façon à ce que le problème soit réglé avec diligence.

7.Êtes-vous disposé à faire respecter les pratiques d’affichage de la Société de transport de Montréal dans le service de vélos en libre-service en francisant l’affichage des services BIXI?

Réponse :

Nous utilisons les deux langues pour faciliter la compréhension de l’utilisation du système par non seulement tous les Montréalais et Montréalaises, mais également les nombreux touristes qui visitent notre ville.

Par ailleurs, tous les systèmes semblables à travers le monde sont offerts en plusieurs langues pour ces mêmes raisons. Par exemple, pour le contrat de la ville de Londres, le système pourra s’adresser aux Londoniens et Londoniennes en 17 langues différentes.

Revenons au contexte de Montréal, est-ce que cet affichage enfreint la loi 101 ?
Non, l’affichage actuel des BIXI respecte la Charte de la langue française. Dans les textes des règlements l’article 21 (http://www.olf.gouv.qc.ca/charte/reglements/regcommaffaires1.html ) stipule que:
L'affichage public du mode d'utilisation d'un appareil installé en permanence dans un lieu public peut être fait à la fois en français et dans une autre langue, pourvu que le français y figure de façon au moins aussi évidente.
Les gens de Stationnement de Montréal sont conscients du caractère francophone de Montréal et vont plus loin que ce que stipule le règlement. C'est pourquoi l’affichage de l’anglais est en gris afin de s’assurer que le français soit prédominant.

8.Que pensez-vous de l’idée qu’en accordant un permis à un commerce, la Ville remette un dépliant expliquant que Montréal est la métropole française des Amériques et exhorte les nouveaux commerçants à respecter la Charte de la langue française?

Réponse :

Nous considérons cette action déjà trop tardive. En fait, le rappel du fait français doit se faire bien avant, soit dès l’arrivée des personnes immigrantes lors de leur intégration. Ce que nous avons par ailleurs rappelé lors du dépôt du mémoire de la Ville de Montréal dans le cadre des audiences portant sur les accommodements raisonnables. En effet, nous avons rappelé dans ce mémoire en page 1 que Montréal est une ville cosmopolite, de langue française. À ce titre, il importait que dès l’arrivée des personnes immigrantes des mécanismes soient prévus pour assurer une francisation tout en incluant des actions en matière d’interculturalisme et la promotion de la contribution économique de ces personnes. À ce chapitre et dans le cadre de l’entente qui lie la Ville avec le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles, nous coopérons relativement aux programmes de francisation.

9.Montréal est la métropole française des Amériques. Quelles décisions comptez-vous prendre pour développer cette image de marque de Montréal?

Réponse :

Pour rappel Montréal assume la vice-présidence de l’Association internationale des maires francophones dont la présidence est assumée par la ville de Paris. Par ailleurs, lors de déplacements à l’étranger, à l’intérieur de nos champs d’excellence ou à l’occasion d’échanges ou de tribunes publiques nous tenons toujours à rappeler le caractère francophone de Montréal.

10.Selon vous, quelles autres mesures concrètes la Ville de Montréal doit-elle appliquer dans ses sphères de compétence pour contribuer à prévenir l’anglicisation de Montréal?

Réponse :
Il faut comprendre que la croissance démographique future de Montréal repose sur l’arrivée de nouveaux immigrants au Québec. Par conséquent, nous réitérons et collaborons avec le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles pour assurer dès l’intégration de la mise en place de mesures visant la francisation de ces personnes.

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