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Bulletin MMF 29 octobre 2009

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Le bimensuel électronique du Mouvement Montréal français (MMF)

« Quand nous défendons le français chez nous, ce sont toutes les langues du monde que nous défendons
contre l’hégémonie d’une seule. » Pierre Bourgault

À Montréal, il faut se parler en français!

Le 29 octobre 2009 (volume 4, numéro 6)

DÉSABONNEMENT

Aujourd’hui, notre bimensuel porte sur les sujets suivants :

sur le site du MMF et ailleurs :

Manifestation contre Brent Tyler et la Cour suprême
Plus d’une centaine de manifestants protestant contre le jugement de la Cour suprême sur la Loi 104 le 28 octobre 2009 à midi devant les bureaux de Brent Tyler, à Montréal, manifestation organisée par le Réseau de Résistance du Québécois, appuyé notamment par le MMF et la SSJBM. Patrick Bourgeois, directeur du Québécois et Mario Beaulieu président de la SSJB ont pris la parole. Quelques membres du conseil d’administration du MMF dont l’écrivain Yves Beauchemin participaient en plus d'autres membres de la communauté artistique.

Projet Montréal dit OUI au questionnaire du MMF sur le français à Montréal - Union Montréal et Vision Montréal disent NON!
La date limite pour recevoir les réponses aux questions sur le français à Montréal soumises par le MMF aux candidats à la mairie de Montréal était le 27 octobre 2009. Seul Richard Bergeron de Projet Montréal a daigné répondre! L'enjeu du français a Montréal est-il insignifiant aux yeux des candidats Gérald Tremblay d'Union Montréal, et Louise Harel de Vision Montréal?

Ce jugement bafoue la démocratie québécoise et l’identité de la Nation québécoise
Le président du Mouvement Montréal français, Luc Thériault considère que le jugement de la Cour Suprême qui invalide la loi 104 « est une atteinte à la démocratie québécoise et à l’identité de la Nation québécoise. (…) Luc Thériault indique que « le fédéralisme d’ouverture, c’est de la poudre aux yeux lorsque cela n’est pas accompagné concrètement d’une modification constitutionnelle. (…) « Avec ce jugement de la Cour suprême, Jean Charest considère-t-il que le fruit est mûr pour une ronde constitutionnelle » ironise Luc Thériault?

Cégeps et question linguistique
Plus de 300 personnes assistaient lundi soir 19 octobre à une assemblée publique sous le thème L’avenir du Québec passe par les études supérieures en français avec, entre autres, comme orateurs Charles Castonguay et Bernard Landry. La même journée, à 11 heures, MM. Castonguay et Landry, accompagnés de Mario Beaulieu et Marc Laviolette, avaient convié les journalistes à une conférence de presse sur le même sujet. Ce qui étonne, au lendemain de ces événements, c’est l’extraordinaire disparité de la couverture médiatique entre les médias francophones et anglophones.

À voir absolument! Deux vidéos 1. La grande assemblée publique : L’avenir du Québec passe par les études supérieures en français et 2. Débat qui a suivi
1. Visionnez la vidéo de la grande assemblée publique : L’avenir du Québec passe par les études supérieures en français organisée par le MMF, la SSJB de Montréal et le SPQ Libre le 19 octobre 2009 en allant sur le site de la SSJBM.
2. Visionnez aussi la vidéo du débat de Mario Beaulieu avec Alexandre Thériault-Marois contre Brent Tyler et le directeur du cégep Dawson, à l'émission Dumont 360 au Canal V sur l'application de la Loi 101 au cégep.

Quand donc les élus municipaux prendront-ils position pour le français?
Il est temps que nous abandonnions notre servilité à l’égard de l’anglais. Connaître plusieurs langues est un atout pour chaque individu, bien sûr. Mais quand on renonce à imposer notre propre langue sur le seul territoire où il reste une chance de la parler, nous pavons la voie à notre propre disparition.

Questionnaire du MMF aux candidats à la mairie de Montréal
Lettre et questionnaire que le MMF vient d'envoyer à chacun des candidats à la mairie de Montréal.
1re question : « Prenez-vous l’engagement d’élaborer une politique linguistique pour la Ville de Montréal et de la déposer à l’Office québécois de la langue française afin qu’elle soit en tout point conforme à la Charte de la langue française? Alors qu’elle était ministre d'État à la Culture et aux Communications, Madame Diane Lemieux avait observé une forte tendance au bilinguisme dans l'administration montréalaise, notamment dans la correspondance, sur les cartons d'invitation et dans les communiqués de presse. Elle lui offrait, par la même occasion, l'aide de l'Office québécois de la langue française (OQLF) pour préparer sa nouvelle politique linguistique.

Le MMF demande aux candidats à la mairie de s’engager à déposer une politique conforme aux directives de l’OQLF, ce que le maire Tremblay refuse de faire depuis six ans.
Le 14 octobre dernier, le Mouvement Montréal français (MMF) a fait parvenir aux différents candidats à la mairie de Montréal un questionnaire visant à les sensibiliser à l’importance de la défense du français dans la métropole. Le MMF s’engageait à transmettre à ses membres la réponse de chaque candidat prenant le temps de bien répondre au questionnaire. À la suite de son élection en 2001, le maire Gérald Tremblay a favorisé le bilinguisme à Montréal. Dès l’année suivante, Diane Lemieux, qui fait maintenant partie de son équipe, affirmait : « Il faut s'assurer qu'il n'y ait pas de dérapage à ce propos ». Elle dénonçait également une forte tendance au bilinguisme dans l’administration montréalaise et l’usage de l’expression « Montreal City » dans la correspondance de la Ville.

La SSJB veut que la Loi 101 s'applique au collégial
La loi 101 devrait s’appliquer dans les cégeps de la province, estiment divers militants québécois de la langue française, parce que les immigrants qui ne poursuivent pas leurs études supérieures ont tendance à adopter l’anglais comme langue de tous les jours.

La SSJB propose l’application de la Loi 101 aux écoles privées non subventionnées
Par la voix de son président général, Mario Beaulieu, la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) de Montréal a réagi au jugement rendu ce matin par la Cour suprême du Canada. « Il est inacceptable que l’avenir du français au Québec soit à la merci d’institutions fédérales contrôlées par le Canada anglais, comme la Cour suprême. Partout au monde, on reconnaît que l’éducation est l’outil d’intégration par excellence. Dans la plupart des États, on finance les écoles publiques exclusivement dans la langue de la majorité. De plus, ces attaques contre la Charte de la langue française proviennent de Brent Tyler et de son défunt groupe Alliance Québec, qui était financé à 90% par le gouvernement fédéral, comme c’est le cas actuellement du nouveau groupe Québec Community Network Group. Ce jugement démontre qu’il est impossible d’assurer l’avenir du français au Québec dans le cadre fédéral », dénonce Mario Beaulieu.

Reprendre l'offensive linguistique
Il n'existe qu'une seule réponse possible à la décision de la Cour suprême. Le Québec doit lancer immédiatement une nouvelle offensive linguistique. Il doit faire de la connaissance du français un critère déterminant dans la sélection des immigrants, créer une citoyenneté québécoise dont l'obtention pour les nouveaux arrivants serait conditionnelle à la connaissance du français, élargir l'obligation de francisation aux petites et moyennes entreprises, élargir l'application de la loi 101 au niveau collégial, refaire du français la seule langue de l'administration publique québécoise et faire en sorte que les universités et les hôpitaux universitaires francophones occupent la place qui leur revient. Un tel virage est nécessaire pour redresser la situation et éviter que la régression du français ne franchisse le point de non-retour.

Les crises linguistiques qui ont réveillé le Québec : coups d’éclat autour du Bill 63
Des manifestants grièvement blessés, des milliers et des milliers d’étudiants paralysent le réseau scolaire, émeutes et manifestations populaires vilipendent le gouvernement. Où sommes-nous donc? Au Québec, en 1968 et 1969. Il y a 40 ans, le 23 octobre, le projet de loi 63 (ou « Bill 63 ») du gouvernement unioniste de Jean-Jacques Bertrand était déposé à l’Assemblée nationale.

Les francophones laissent Montréal s'angliciser
L'auteur est professeur de français langue seconde auprès des immigrants et étudiant à la maîtrise en éthique appliquée à l'Université de Sherbrooke.

Allons-nous encore parler français au Québec dans 50 ans?
Avec les mutations démographiques que connaît le Québec, la proportion de la population qui parle une langue tierce, c’est-à-dire autre que le français et l’anglais, est maintenant plus importante, à 12,2 %, que la proportion de gens qui ont l’anglais comme langue maternelle (8,2 %).

Le projet du NPD sur la langue de travail : une bouffée d'air frais
Trente-deux ans après la loi 101 (Charte de la langue française), les dispositions prévoyant le droit formel de travailler en français au Québec ne s'appliquent toujours pas aux quelque 200 000 personnes travaillant dans des milieux régis par des lois fédérales.

Le Comité national des jeunes du PQ pour les études collégiales en français
La problématique du français est particulièrement prenante. « La moitié des nouveaux arrivants vont au cégep en anglais, pour ensuite, dans une grande proportion, adopter l’anglais comme langue d’usage au travail.

Loi 101 au cégep - Le Mouvement national des Québécois appuie la proposition
Le Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ) a profité de la Conférence des Sociétés, instance qui réunit l’ensemble de ses Sociétés membres, pour proposer que la Charte de la langue française soit modifiée pour étendre au niveau collégial les critères d’accès à l’école publique. « Au cours des 30 dernières années, la preuve a été faite que le système d’éducation est le principal lieu de transmission de la langue et la culture, mais aussi une condition essentielle à l’intégration des nouveaux arrivants », ajoute Chantale Trottier, présidente du MNQ.

Pour la loi 101 appliquée au cégep
J’aimerais bien qu’on comprenne que la Loi 101, avant de s’appliquer aux groupes minoritaires du Québec, s’applique d’abord à cette vaste majorité de Québécois qui ont encore la prétention de parler français. (Pierre Bourgault) Le Forum Jeunesse du Bloc Québécois (FJBQ) appuie avec enthousiasme la campagne qui vient d’être lancée en faveur de l’application de la Loi 101 au cégep. Nous joignons ainsi notre voix à messieurs Bernard Landry, Charles Castonguay et Mario Beaulieu, de même qu’à tous ceux et celles qui ont à cœur le rayonnement de notre langue.

Libre opinion - Le cégep français pour tous
La langue française ne deviendra vraiment le moteur de la vie collective au Québec que le jour où la très grande majorité des allophones l'utiliseront comme première langue de communication dans leur contact avec l'extérieur de leur communauté d'origine et dans leur vie professionnelle.

La Cour suprême autorise les écoles-passerelles
Par l’obligation de fréquenter l’école française, la loi 101 visait à contrer le déclin de la population française du Québec par suite de la chute du taux de natalité et de la fréquentation massive de l’école anglaise par les immigrants. Rappelons que 90 % des immigrants d’origine italienne recevaient en 1972 une éducation en anglais sur le territoire de la Commission scolaire de Montréal. Si la loi 101 s’était appliquée dans son intégralité, la population scolaire anglaise aurait été en diminution constante. Mais c’était sans compter sur l’intervention du gouvernement fédéral.

Libre Opinion - Cour suprême : outrage à la Loi 101
Au lieu de chercher à genoux à contourner la volonté d'Ottawa, tous les partis politiques du Québec devraient s'associer pour dénoncer ce jugement comme injuste et irrecevable -- et en demander fermement la révision.

Le blogue d'Yves Michaud - Imposons le français jusqu’au collégial
Le français ne deviendra jamais la langue d’usage et de travail de nos concitoyens si nous hésitons à rendre obligatoires pour les nouveaux immigrants les trois étapes de notre système d’enseignement. Les écoles primaires, secondaires, d’enseignement général et professionnel sont le passage obligé de l’intégration des immigrants à la collectivité québécoise. C’est d’abord là que se joue notre destin. Et actuellement, seules les deux premières étapes se vivent obligatoirement en français.

Armes lumineuses
Lorsque rien ne va plus, blâmez l’orthographe et la grammaire pour toutes les fautes de la société. C’est une riposte imparable pour détourner l’attention et occulter les débats. Les fautes d’orthographe, c’est l’état ponctuel de la langue! La francisation, c’est le poids de la langue! Et nous ne sommes jamais descendus dans la rue pour réclamer des dictées ou de l’aide aux devoirs, mais pour exprimer nos vives inquiétudes sur le poids de la langue française dans la société québécoise, son poids dans la vie courante, dans le monde des affaires, dans le monde universitaire, collégial, son poids au conseil municipal de la ville de Montréal, dans le monde du travail, dans l’affichage, sur les ondes, l’Internet et son poids dans le doublage des films.

Langue : la prophétie Stéphane Dion se réalise
Ça ne peut-être plus clair. Côté jardin (jardin de l’Assemblée nationale), les élus québécois, unanimes, ont voulu réaffirmer le principe-clé de la Loi 101 : seuls les fils et filles de personnes ayant fait leurs études primaires en anglais pourront aller à l’école anglaise. Côté cour (suprême), les juristes désignés par le premier ministre fédéral, unanimes, ont donné le signal inverse : pourront aller à l’école anglaise tous ceux qui ont assez de sous pour envoyer leurs enfants dans des écoles primaires anglaises non subventionnées.

La Cour suprême tranche - Québec renvoyé à sa table à dessin
Le président de la SSJB, au contraire, croit que la solution de la Cour suprême n'est pas réaliste. « On se retrouve à la merci de l'arbitraire, sans balises précises, dit Mario Beaulieu. Comment va-t-on juger de l'intention des gens? » Selon lui, cet autre affaiblissement des lois linguistiques québécoises démontre « qu'il n'y a pas moyen d'assurer l'avenir du français au sein du Canada ».

Loi 104 inconstitutionnelle : le débat linguistique ranimé
Pour la chef péquiste Pauline Marois, « la Cour suprême, cour nommée par une autre nation, vient charcuter encore une fois un instrument fondamental pour la nation québécoise.

La Cour suprême invalide la Loi 104
La Cour suprême relance tout le débat linguistique au Québec en jugeant inconstitutionnelles certaines dispositions de la Loi 101 limitant l'accès aux écoles anglophones. Dans un important jugement unanime et controversé, le plus haut tribunal du pays a invalidé, jeudi matin, la Loi 104 adoptée en 2002 par le gouvernement péquiste de Bernard Landry pour mettre fin au stratagème des « écoles passerelles », qui a permis à des milliers de parents non anglophones de réclamer le droit à une éducation en anglais pour leurs enfants.

Invalidation de la Loi 104 - Le mouvement souverainiste en colère
Outrés de l’invalidation de la Loi 104 par la Cour suprême du Canada, des groupes souverainistes ont dénoncé haut et fort, jeudi, ce jugement « inacceptable » qui serait un « manque de total de respect envers les Québécois ». En point de presse, Mario Beaulieu, président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, avait peine à retenir sa colère et n’a pas mâché ses mots envers cette « décision inacceptable.

En bref - La Loi 101 au cégep
L'ancien premier ministre Bernard Landry participe à une campagne qui vient d'être lancée en faveur de l'application de la loi 101 au cégep. Les groupes de défense du français relancent un vieux débat, celui d'étendre la portée de la Charte de la langue française, plus particulièrement son obligation de fréquenter l'école en français, au niveau collégial.

Bernard Landry plaide pour l’application de la Loi 101 au cégep
Le débat n’est pas nouveau, puisqu’en 2001 le Parti québécois avait fait la même proposition à la commission Larose, chargée d’enquêter sur la situation du français au Québec. La mesure n’avait pas été retenue.

dans cette édition :

1- « No, we are in France, we speak French! Ok? Merci. »
2- Fierté 101!
3- Jusqu’au bout de sa réflexion (Réjean Tremblay)
4- L’éducation selon McGill
5- Un peu de tout (mairie de MTL., pancartes anglaises, Loi 16, laïcité et égalité, Chirac, J.Chrétien)
6- Le Québec français est en danger!
7- Commentaires de sympathisants
8- Rappels : désabonnement ou abonnement; faire circuler; devenir bénévole; bulletin sur le site; visitez le site du MMF; devenez membre et faites un don en ligne; pour en savoir plus; commentaires et suggestions; participez au forum; blogue de Louis Préfontaine; changement d’adresse; membres fondateurs; conseil d’administration; équipe du bulletin.

« Quand Montréal deviendra Montreal,
ce sera le début de la fin pour le fait français au Québec. »
Luc Picard, 8 juin 2008.

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Les dirigeants du MMF lancent un appel pressant à la mobilisation et à l’action, non seulement pour contrer les reculs du français à Montréal, mais surtout pour réaliser les objectifs de la Charte de la langue française :

  • faire du français la véritable langue officielle et commune dans la région métropolitaine de Montréal,
  • favoriser l’inclusion et la francisation des nouveaux arrivants et des allophones,
  • assurer l’avenir du français au Québec.


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Impliquez-vous et donnez généreusement! Appelez Philippe L. Perreault au 514-843-8851, poste 241 pour vous impliquer et … faites un don en ligne!

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1. « No, we are in France, we speak French! Ok? Merci. »

Visionnez la très courte vidéo où une question en anglais est posée à Sébastien Chabal, 2e ligne de l’Équipe de France au soccer.

NDLR. Sa réponse est un bel exemple à suivre pour nos politiciens peureux et peu fiers!

2. Fierté 101!

Commentaire de Caroline Moreno de Montréal paru dans l’édition du 22 octobre 2009 du Métro sous le titre Mauvais plis.

« Lors de l’émission, Tout le monde en parle du 18 octobre dernier, l’animateur Guy A. Lepage demandait à Louise Harel ce qu’elle ferait à l’étranger pour représenter Montréal en tant que mairesse ne parlant pas anglais. Plutôt que de répliquer qu’elle utiliserait le français, comme d’autres emploient le hongrois, l’allemand ou le russe, Mme Harel a bafouillé qu’elle parlait anglais avec sa belle-famille torontoise…

Le fait de ne pas connaître l’anglais sur le bout de ses doigts constitue un atout pour Louise Harel. Il signifie que, dans la métropole d’un Québec français, il est possible d’accéder à des emplois avec la seule maîtrise de la langue officielle. Combien d’unilingues Anglais peuvent occuper ici des fonctions importantes sans connaître un mot de français? C’est ça qui n’est pas normal. »

3. Jusqu’au bout de sa réflexion

Extrait de la chronique de Réjean Tremblay dans La Presse du 20 octobre 2009.

« Le livre de Bob Sirois, Le Québec mis en échec, énerve le poil des Anglos, fallait s’y attendre. J’ai déjà donné quelques entrevues à des médias anglophones et j’ai l’impression de débarquer à Ouagadougou. (…)

Ainsi, les Québécois anglophones qui sont repêchés sont deux fois plus nombreux que le pourcentage de Québécois anglophones vivant au Québec. Cette fois, la discrimination opère dans l’autre sens.

Ça fait des décennies qu’on sentait confusément que les Québécois francophones subissaient une discrimination plus ou moins subtile dans la Ligue nationale de hockey. Et évidemment, on ne parle même pas des équipes nationales où la discrimination est ouverte et effrontée. Pensez-vous qu’il est normal que les meilleurs joueurs juniors francophones soient systématiquement bannis de l’équipe nationale canadienne? (…)

Depuis la disparition des Nordiques et surtout depuis l’arrivée de Pierre Boivin et de Bob Gainey à la direction du Canadien, les francophones ont perdu la seule porte d’entrée qu’ils avaient pour la Ligue nationale et ses postes de direction. Ils se sont fait barrer brutalement le chemin. » (…)

4. L'éducation selon McGill

Extrait d’un texte de lebouc.org du 15 octobre 2009.

« Après les médecins qui sont formés à nos frais et qui quittent massivement le Québec une fois leurs études complétées, après le refus de l'Université de partager les spécialités de médecine avec l'Université de Montréal forçant ainsi la construction d'un second méga centre hospitalier, voilà que McGill frappe encore en privatisant un programme d'étude.

Pour les quelques-uns qui auraient manqué la nouvelle, l'Université McGill a annoncé il y a quelques semaines qu'elle a décidé d'augmenter les frais de son programme de MBA de 1600 %. Par conséquent, un étudiant qui voudrait faire ses études de Maîtrise en administration des affaires à McGill verrait sa facture dépasser 30 000 $ par année.

Cela a pour effet de couper complètement l'accessibilité du programme à la classe moyenne. Pourtant, ce sont ces mêmes contribuables qui ont investi à coup de millions dans les infrastructures de McGill. C'est comme interdire l'accès aux services d'une entreprise aux personnes qui la financent à la hauteur de 65 %. »

5. Un peu de tout

5.1 La ville-monde

Extrait du blogue de Louis Préfontaine sur la difficulté de choisir pour qui voter à la mairie de Montréal.

« À une semaine des élections municipales, je ne sais toujours pas pour qui je vais voter. En fait, je suis perdu comme un étranger téléporté dans une ville du bout du monde et aux individus parlant une langue qui me serait incompréhensible. Plus je lis les programmes des trois partis qui s’affrontent dans mon district, plus je me sens étranger. Étranger dans ma propre ville. » (…)

5.2 À Gatineau, les pancartes anglaises de Barbara Charlebois, contre le tribalisme et pour la solidarité!

Extrait d’un texte du 15 octobre 2009 du Québécois.

« Depuis 1759, les Anglais et leurs héritiers néocoloniaux du Canada anglais oscillent entre le mépris et le paternalisme envers le peuple du Québec. Les plus méchants nous disent que nous sommes des tarés, que nous formons une province d'assistés sociaux ingrats. Les plus gentils s'arrangent pour que nous n'ayons pas le choix de parler leur langue et comptent ainsi nous sortir de notre arriération. Selon eux, le Québécois doit comprendre qu'il ne peut qu'être bilingue et que sa langue est folklorique et insuffisante.

Les pancartes électorales anglaises de Barbara Charlebois et les services en anglais qu'elle revendique pour la colonie canadienne-anglaise de Gatineau nous rappellent que les West Quebecers tiennent à vivre dans leur bulle anglaise. Ils tiennent à préserver leur droit sacré de ne pas se mêler au reste de la société québécoise. Ils baragouinent parfois le français pour faire illusion, cochent les deux langues dans le recensement et essaient d'endormir les Québécois par leurs fausses manières amicales. À les entendre, le français progresse et l'anglais est menacé. « (…)

5.3 Non au projet de Loi 16

Extrait d’un article de Gérald Larose, président du Conseil de la souveraineté du Québec publié le 13 octobre 2009 dans l’Aut’Journal.

« Le Conseil de la souveraineté du Québec s’oppose fermement à l’adoption du projet de loi 16 « favorisant l’action de l’administration envers la diversité culturelle ». Il y est proposé une mécanique de reddition de comptes sans point de repère balisant la reddition de compte elle-même.
Le président du Conseil de la souveraineté du Québec estime que « ce projet de loi est un cheval de Troie du multiculturalisme canadien. Au lieu d’édicter des normes précises confortant les acquis récents de la nation québécoise en matière notamment de laïcité des institutions publiques, d’égalité des hommes et des femmes et du français comme langue d’intégration, par ce projet de loi, le gouvernement Charest laisse les ministères et les institutions publiques décliner dans leurs pratiques les décisions des cours fédérales qui invariablement jusqu’à ce jour ont donné corps au multiculturalisme canadien. Et cela, au détriment de la pratique de l’interculturalisme québécois. » (…)

NDLR. Lire aussi sur le même sujet le texte de Denis Lessard paru dans Cyberpresse du 22 octobre 2009 sous le titre Accommodements raisonnables, le projet de Loi 16 jeté aux oubliettes.

« Effrayé par l’ampleur du débat qu’il avait soulevé, le gouvernement Charest mettra le couvercle sur la marmite et jettera aux oubliettes le projet de Loi 16 piloté par la ministre responsable de l’Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James. (…)

5.4 Laïcité et égalité : l’avenir du Québec est en marche

Extrait d’un texte du 29 septembre 2009 de Louise Mailloux, porte-parole du Collectif citoyen pour l’égalité et la laïcité (CCIEL).

« Jeudi soir dernier, le 24 septembre, avait lieu une conférence organisée par les éditrices de Sisyphe sur le thème Laïcité et égalité : quel projet pour le Québec?, avec pour invité-es Christiane Pelchat, présidente du Conseil du statut de la Femme; Tewfik 2Fik, artiste photographe; Diane Guilbault, auteure de Démocratie et égalité des sexes; Djemila Benhabib, auteure de Ma vie à contre-Coran et Me Julie Latour, avocate.

Dans sa présentation, Christiane Pelchat a rappelé que le droit à la liberté religieuse est un droit individuel qui entre souvent en contradiction avec celui de l’égalité hommes/femmes, un des marqueurs importants de l’identité québécoise au même titre que la séparation de l’Église et de l’État et le fait français. Que tous les partis politiques ont voté en faveur d’une Charte de la langue française, acceptant de moduler une valeur individuelle telle la liberté d’expression afin de préserver cette valeur collective qu’est le fait français. Et, qu’en conséquence, l’État a le devoir de protéger ces valeurs communes qui définissent le Québec en circonscrivant la liberté religieuse dans le respect du droit des femmes. De cela doit découler l’interdiction de signes religieux dans les institutions publiques. » (…)

5.5 Chirac: défense langue française

Courte vidéo d’une minute de l’ex-président français Jacques Chirac en mars 2007.

5.6 De la pourriture

Extrait du billet de Louis Lapointe paru dans Vigile le 23 octobre 2009.

(…) « Quand j’ai vu la photo de Jean Chrétien recevant au palais de Buckingham l’Ordre du Mérite des mains de la reine Élisabeth II, j’ai compris pourquoi un tel homme ne pouvait pas être responsable du scandale des commandites, pourquoi la commission Gomery avait dérapé lors de son témoignage. (…)

J’ai compris que celui qui avait organisé la nuit des longs couteaux, le rapatriement de la constitution de 1867, l’adoption de la constitution de 1982 et de la Charte canadienne des droits ne pouvait pas être tenu responsable d’un scandale. L’homme qui a sauvé le Canada en 1995 - grâce à qui on charcute la Loi 101 depuis bientôt 27 ans, le tout dernier jugement de la Cour suprême qui invalide une autre disposition de la Charte de la langue française étant l’œuvre d‘un juge qu’il a lui-même nommé - était un héros. À quand le tour de Jean Charest? » (…)

6. Commentaire de la rédaction

(NDLR. Le commentaire qui suit ne traduit pas nécessairement la position officielle du MMF.)

« On va toujours trop loin pour les gens qui ne vont nulle part ». - Pierre Falardeau

Le Québec français est en danger!

Je crois que oui.

Avant de vous dire pourquoi, pour ceux qui ne me connaissent pas et qui seraient tentés de dire que je ne connais rien en la matière et que je ne suis qu’un borné nationaliste « pur et dur », voici un court résumé.

Fils d’immigrants bretons installés dans l’Ouest canadien au début du 20e siècle, après un an d’études en France, j’ai vécu avec ma famille tour à tour à Ottawa, Gatineau, Vallée de la Gatineau et Blainville avant de prendre ma retraite à Montréal.

Vie familiale heureuse, carrière comblante, implication politique et communautaire enrichissante, j’aime vivre à Montréal. En plus de mon engagement dans le Mouvement Montréal français, je participe avec plaisir à un jumelage linguistique hebdomadaire et j’ai même deux immigrants bien intégrés dans ma propre famille. Enfin, je suis en excellente santé.

C’est quoi le problème, alors?

Et bien, j’ai quitté mon Manitoba natal pour le Québec au début des années 1970 parce que nous n’étions plus que 2% de parlant français et que je voulais que ma famille puisse vivre en français et se comporter en majoritaire.

Or, le 19 octobre dernier, j’ai assisté avec plus de 300 autres personnes à la grande assemblée publique : L’avenir du Québec passe par les études supérieures en français organisée par le MMF, la SSJB de Montréal et le SPQ Libre.

Bernard Landry, ancien premier ministre; Charles Castonguay, mathématicien; Jean-Claude Germain, écrivain et dramaturge; Mario Beaulieu, président de la SSJB de Montréal; Rachel Chagnon du Syndicat des professeurs de l’UQÀM; Akos Verboczy, commissaire à la CSDM et Pierre Serré, politologue, ont expliqué pourquoi le cégep en français doit être obligatoire pour les nouveaux Québécois, pourquoi le financement des universités anglophones québécoises est injustement disproportionné et comment les Québécois francophones sont en train de perdre la bataille de la majorité.

Deux heures de conférences bien documentées, deux heures de vérités qui faisaient mal, deux heures de prises de conscience que le Québec français et la nation québécoise sont menacés.

Si vous pensez que j’exagère, prenez le temps de visionner la vidéo des conférences de cette assemblée publique. C’est captivant et inquiétant.

Captivant et inquiétant, car j’ai la conviction comme observateur averti de la scène linguistique et politique que le Québec en se canadianisant de plus en plus est en train de se louisianiser tranquillement, mais sûrement.

En effet, la Loi 101 adoptée en 1977 a été habillement charcutée des centaines de fois depuis par la Cour suprême canadienne, le dernier exemple étant la Loi 104 permettant aux Québécois de tricher pour aller à l’école anglaise. En plus, les gouvernements successifs n’ont pas fait respecter ce qui reste de la Charte de la langue française de sorte que la langue d’affichage n’est souvent pas respectée, ni le français langue de travail. Le gouvernement encourage l’utilisation de l’anglais dans ses communications avec les citoyens et les entreprises, dont notre Mouvement Desjardins, suivent son exemple. Notre gouvernement québécois encourage les immigrants à s’additionner à la minorité anglophone en les laissant fréquenter les cégeps anglophones et en subventionnant de façon injuste et disproportionnée les universités anglophones au détriment des universités francophones. Enfin, que dire du scandale des deux mégas centres hospitaliers universitaires que nous prépare le gouvernement avec la complicité de l’opposition?

Oui, Montréal, et de plus en plus sa banlieue, devient de moins en moins québécoise et de plus en plus canadienne, c’est-à-dire de plus en plus obligatoirement bilingue et anglaise et de plus en plus multiculturelle comme le reste du Canada.

Et, comme pour mon Manitoba natal qui à son entrée dans la Confédération canadienne était majoritairement francophone, le gouvernement et l’opposition officielle laissent la Cour suprême du Canada et sa Charte des droits et libertés faire ses basses œuvres en nous enlevant morceau par morceau notre protection culturelle et linguistique tout en accueillant chez nous quelque 50 000 immigrants annuellement sans prévoir un programme québécois complet, et respectueux d’intégration à la langue, à la culture et aux valeurs du Québec.

Aujourd’hui nous ne sommes que 2% de Québécois dans une mer anglophone en Amérique du Nord, mais nous avons encore la possibilité mathématique d’élire des gouvernements qui pensent et agissent en Québécois d’abord, plutôt qu’en Canadian d’abord. Par contre, si nous ne nous réveillons pas bientôt ce sera trop tard pour le Québec français et la nation québécoise quoi qu’en disent les Lysiane Gagnon, André Pratte et autres bien pensant politiques. Nous deviendrons une autre minorité en voie d’extinction!
Georges Le Gal

7. Commentaires de sympathisants

Quelques commentaires ou extraits de commentaires reçus par le MMF. (NDLR. Ces commentaires ne représentent pas nécessairement l’opinion du MMF.) (D’autres commentaires se retrouvent sous la rubrique Forum du site du MMF. Pourquoi ne pas y donner votre opinion vous aussi?)

14 octobre : Plainte BIXI et Concordia. « Je voudrais vous signaler un autre service « voyou » qui emploie promptement le « for english, press nine. » Il s'agit du service téléphonique BIXI dont le numéro est le 514-789-BIXI (2494).

De plus, j'aimerais partager avec vous mes efforts pour convaincre l'Université Concordia de franciser leur site Internet. En effet, seule la page d'accueil est disponible en français au-delà de quoi, tout est unilingue anglais. Le comble de l'insulte est que le site a été entièrement rénové (je pense que c'est depuis 2007) avec une promesse, sur le volet français, de faire de même « prochainement ». Rien n'est fait. J'ai écrit à l'ombudsman de l'Université qui a transféré ma plainte auprès du service informatique en charge du site Internet. On m'a tout simplement répondu qu'un manque de budgets justifiait l'état de la situation. J'ai pourtant bien spécifié que le département de traduction est, avec l'Université de Montréal, plus que qualifié pour prendre en charge une telle mission et que pour des intérêts culturels envers la ville de Montréal, l'Université avait tout à gagner à s'ouvrir aux citoyens du Québec. De plus, il y aurait tout intérêt à donner du travail à des étudiants de l'Université. L'excuse budgétaire est purement idéologique. Combien coûte un service de traduction alors qu'on inaugure un John Molson School of Business?

J'ai aussi envoyé une plainte à l'Office québécois de la langue française. Dans ma lettre, j'exposais le problème du site Internet de l'université. Aussi, je partageais mon indignation quant aux communications que je reçois en anglais de l'association étudiante des cycles supérieurs, le GSA (pour Graduate Studies Association). Le fonctionnaire responsable du dossier m'a posté une lettre de réponse en énumérant tous les amendements à la Charte de la langue française, qui justifiaient les droits de l'université et de ses associations à pratiquer l'unilinguisme. Une désolation nationale! Heureusement, le département des Études françaises auquel j'appartiens se porte très bien! Solidairement »

22 octobre : Commentaire d’un Anglophone originaire de la Colombie-Britannique, récemment arrivé au Québec pour étudier à l’Université de Montréal.

« Si le Québec ne peut pas protéger la langue française alors pourquoi continue-t-on à dire que le Canada est un pays bilingue? Le Québec est le bastion de la langue française et il doit avoir le pouvoir de protéger le français et même faire rayonner cette langue officielle du Canada.

Alors, le Cour suprême a donné au gouvernement du Québec un an pour trouver une solution plus réalisable, c'est-à-dire que même si la Cour suprême a invalidé la Loi 104, ce jugement-là sera mis en application dans un an d’ici et seulement les 25 cas des élèves devant la Cour suprême vont être réévalués, tous les autres élèves devant suivre la Loi 104 pendant cette année.

Le gouvernement Charest doit réagir! Il doit montrer aux Québécois que la protection de la langue française est une priorité. Le gouvernement du Québec doit trouver une solution qui est intouchable et incontestable.

En ce qui me concerne comme fédéraliste de la Colombie-Britannique (ou plutôt un confédéraliste qui veut régler nos problèmes constitutionnels), ce jugement est vraiment crucial parce que si le Québec ne peut pas règlementer sa propre langue au sein de cette fédération, alors pourquoi est-ce que je devrais continuer à résister et à me battre contre le mouvement souverainiste? »

8. Rappels

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Yves Beauchemin, écrivain; Renée Collin, entrepreneure; Jean Dorion, président SSJBM; Pierre Dubuc, directeur de l’aut’journal; Maria Mourani, députée du Bloc Québécois d’Ahuntsic; Farid Salem, Solidarité Québec-Algérie; Patrick Sabourin, étudiant M. Sc. McGill; Pablo Santos, travailleur social; Lucie Tessier, étudiante UQAM; Paolo Zambito, gestionnaire; Mario Beaulieu, porte-parole.

administration

Luc Thériault, président; Georges Le Gal, secrétaire général; Éric Ciaburro, trésorier; Marc-André Bahl, Yves Beauchemin, Mario Beaulieu, Denise Boileau, Marcel Desmeules, Jean-Pierre Durand, et Jean-Marc Tellier, administrateurs; Philippe L. Perreault, permanent.

bulletin électronique

Georges Le Gal, rédaction et distribution; Élaine Des Lauriers, révision des textes.

8.12 Adresse postale :

82, rue Sherbrooke O., Montréal, Québec, H2X 1X3, 514-843-8851 p.241

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