Le 15 octobre 2009(volume 4, numéro 5)
Lundi, grande assemblée publique, organisée par MMF, SPQ Libre et SSJBM
Les trois universités anglophones reçoivent 27% des subventions normées, alors que les Québécois de langue maternelle anglaise ne représentent que 8,2 % de la population.
À Montréal, les deux universités anglophones, McGill et Concordia, comptent environ 57% des professeurs.
Ce soir, 19 h, Ludger reçoit... des écrivains et des lauréats.
La Maison Ludger-Duvernay accueille les lauréats du Concours du loisir littéraire organisé par la Fédération québécoise du loisir littéraire. Sur le thème « Double vie », 101 participants ont soumis des textes de prose ou de poésie.
La solution Curzi : un coup d’épée dans l’eau
Luc Plamondon a raison. Le français dégringole au Québec. Et pas rien qu’un peu. Le recul est plus général que ne le laisse entendre la solution mise de l’avant par M. Pierre Curzi. » (...)
Le problème de fond n’est pas migratoire. Il réside dans le statut social et économique trop faible du français.
Heureusement que M. Curzi laisse également entendre qu’il envisage favorablement de « légiférer sur la langue d’affichage, sur la langue d’enseignement au collégial, sur la langue de travail, sur la langue de l’administration publique et sur l’immigration ». (...)
Méchante langue (Christian Rioux)
Vue d’Europe, je dois vous dire que la petite polémique qui a entouré la qualité de l’anglais que parle la candidate Louise Harel avait un petit air surréaliste. J’allais dire colonisé, mais je me retiens.
J’ai suivi de nombreux chefs d’État et de gouvernements européens dans autant de grandes rencontres internationales. Combien de fois les ai-je vus refuser de répondre en anglais aux questions que leur posaient mes collègues américains et britanniques alors même qu’ils parlaient plutôt bien anglais?
Les lunettes roses - Chronique d'Yves Beauchemin, écrivain
Monsieur Gaétan Boucher, président-directeur général de la Fédération des cégeps, affirmait le 17 septembre dernier dans Le Devoir que le Québec avait pris la bonne décision en maintenant depuis 30 ans le libre choix de la langue d'enseignement au niveau des cégeps. (…)
Ces chiffres doivent déplaire à Monsieur Boucher. Car si les cégeps anglais n’étaient fréquentés que par les seuls étudiants de langue maternelle anglaise, peut-être un ou deux d’entre eux devrait-il fermer ses portes. Mais les fédérations n'aiment pas perdre de membres - ni leurs cotisations. Aussi faut-il rassurer tout le monde...
Étendre les dispositions de la Loi 101 aux cégeps - (SPQ Libre)
Le prochain Conseil national du Parti Québécois, qui aura lieu les 21, 22 et 23 novembre, aura pour thème la Culture. Bien entendu, cela devrait comprendre la langue, car la langue est le véhicule de la culture.
Déjà, certaines circonscriptions et régions ont adopté des résolutions pour étendre les dispositions de la Loi 101 aux cégeps. Nous encourageons les membres du SPQ Libre à faire adopter de telles propositions dans leurs circonscriptions.
Réplique à Pierre Curzi - Institutions en péril
Ainsi, c'est à partir de subventions provenant de nos taxes et impôts que les quartiers limitrophes de McGill, comme le Plateau Mont-Royal, deviennent petit à petit des quartiers où la vie se passe principalement en anglais. En tant que résidante de longue date du Plateau, je peux témoigner de cette évolution sur une vingtaine d'années à coups de publicité du service des résidences de l'Université McGill nous demandant de loger leurs étudiants.
Libre opinion - Réplique à Pierre Curzi - Partir, c’est mourir
L’anglicisation de Montréal, cher Monsieur, vient en partie du fait que nous surfinançons honteusement les institutions de langue anglaise. Peut-être n’êtes-vous pas au courant, mais votre parti se montre favorable à la construction d’un mégacentre hospitalier pour les Anglais afin qu’ils puissent continuer à faire bande à part. Et tandis que l’UQAM croule sous les dettes, les cégeps et universités de langue anglaise prennent de l’expansion.
Libre opinion - « For service in french... »
Mais la solution que propose M. Curzi, soit le retour des francophones qui ont quitté Montréal, est à la fois insuffisante, vraisemblablement irréalisable, pour ne pas dire carrément farfelue. C'est toute une mentalité complaisante, celle du « press nine », depuis les services gouvernementaux jusqu'au dépanneur du coin, qu'il faut renverser. Et même là, tant et aussi longtemps que les institutions anglophones, McGill, Concordia, Dawson, Royal Vic, etc. auront pignon sur rue au centre-ville, Montréal demeurera ce qu'elle est, une ville bilingue vouée à l'anglicisation.
Protégez le français, revenez sur votre île! (Pierre Curzi)
Dans ce contexte, il ne faut pas seulement légiférer sur l'affichage, sur la langue d'enseignement au collégial, sur la langue de travail, sur la langue de l'administration publique et sur l'immigration. Il faut travailler au développement des politiques pour garder sur l'île de Montréal les francophones qui y habitent déjà et créer les conditions de retour vers Montréal pour les francophones souhaitant y demeurer.
Libre opinion - Le français au Québec - Ces sourds qui donnent l’exemple!
On a parfois l’impression que, pour de nombreux Québécois, le fait de ne pas parler la langue anglaise, seulement le français, constituerait une gênante infirmité. Un complexe que n’ont pas les sourds qui considèrent souvent leur handicap comme une culture parce qu’ils se sont inventé une langue commune et donné des outils de communication modernes. Tout à fait le contraire de plusieurs Québécois qui croient que leur langue et leur culture sont devenues de sérieux handicaps, même au Québec.
L'anglais, la langue des émotions?
Je voudrais exprimer mon désaccord quand dans les séries Aveux et La Galère, on accompagne toutes, ou presque toutes, les scènes plus tristes de chansons en anglais. Pourquoi?
Le NPD veut assurer le droit de travailler en français au fédéral au Québec
Le Nouveau Parti démocratique (NPD) a déposé mardi un projet de loi visant à assurer à tous les francophones qu'ils pourront travailler dans leur langue dans les entreprises fédérales du Québec.
1- Grande assemblée publique pour le français au cégep et à l'université
2- Questionnaire du MMF aux candidats à la mairie de Montréal
3- L'État québécois bafoue sa propre Loi 101
4- Questions aux candidats à la mairie de la Ville de Gatineau
5- Un politicien allemand refuse de répondre en anglais, lettre à Pauline Marois
6- Les Indécrottables
7- Concordia - arrogance rhodésienne
8- Diversité culturelle - De Trudeau à Charest, même combat
9- Un peu de tout (Luc Thériault, élections municipales, indépendance, ambassades au Canada)
10- Les 12 commandements du bien-être québécois (lettre au premier ministre)
11- Commentaires de sympathisants
12- Rappels : désabonnement ou abonnement; faire circuler; devenir bénévole; bulletin sur le site; visitez le site du MMF; devenez membre et faites un don en ligne; pour en savoir plus; commentaires et suggestions; participez au forum; blogue de Louis Préfontaine; changement d’adresse; membres fondateurs; conseil d’administration; équipe du bulletin.
« Quand Montréal deviendra Montreal,
ce sera le début de la fin pour le fait français au Québec. »
Luc Picard, 8 juin 2008.
Les dirigeants du MMF lancent un appel pressant à la mobilisation et à l’action, non seulement pour contrer les reculs du français à Montréal, mais surtout pour réaliser les objectifs de la Charte de la langue française :
Vous avez quelques heures à consacrer au MMF et un don à investir pour un Québec français?
Impliquez-vous et donnez généreusement! Appelez Philippe L. Perreault au 514-843-8851, poste 241 pour vous impliquer et … faites un don en ligne!
Vous aimez ce bulletin, faites-le circuler dans votre réseau!
Les mesures les plus importantes qui peuvent être prises pour le français à Montréal et au Québec sont l’application de la Loi 101 au cégep et le financement équitable des universités francophones.
Conférenciers : Bernard Landry, Charles Castonguay (mathématicien), Jean-Claude Germain (écrivain et dramaturge), Mario Beaulieu, Rachel Chagnon (Syndicat des professeurs de l’UQÀM), Akos Verboczy (commissaire à la CSDM) et Pierre Serré (politologue). Animateur : Marc Laviolette.
Lundi 19 octobre, 19 heures, Maison Théâtre, 245, rue Ontario Est, Montréal.
« Est-ce que vous prenez l’engagement d’élaborer une politique linguistique de la Ville de Montréal, de la déposer à l’Office québécois de la langue française afin qu’elle soit en tout point conforme à la Charte de la langue française?
Alors qu’elle était ministre d'État à la Culture et aux Communications, Madame Diane Lemieux avait observé une forte tendance au bilinguisme dans l'administration montréalaise, notamment dans la correspondance, sur les cartons d'invitation ou dans les communiqués de presse. Elle lui offrait par la même occasion l'aide du Secrétariat à la langue, au ministère, ainsi que celle de l'Office québécois de la langue française (OQLF) pour préparer sa nouvelle politique linguistique.
Le maire de Montréal, Gérald Tremblay avait annoncé en décembre 2002 que la Ville de Montréal préparait une politique linguistique pour « baliser l'usage du français et des autres langues » et qui serait dévoilée au début de 2003. Depuis ce temps rien n’a été présenté!? »
Vidéo de la conférence de presse le 28 septembre 2009 (vidéo Normand Lacasse): Présidente du Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), Lucie Martineau, président du Mouvement Montréal français (MMF), Luc Thériault, président d’Impératif français, Jean-Paul Perreault et président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Mario Beaulieu.
(...) « Des promoteurs immobiliers mènent des campagnes de séduction en Ontario pour inviter les Ontariens à venir habiter à Gatineau, mais sans se soucier de promouvoir l'identité québécoise et le caractère français de notre ville. Si vous êtes élu, vous engagez-vous à organiser une vaste campagne promotionnelle diffusée en Outaouais et en Ontario pour promouvoir l'appartenance québécoise de Gatineau, ville française?
De nombreuses personnes choisissent de s'établir à Gatineau, où elles sont les bienvenues, sans connaître la langue française. Si vous êtes élu, vous engagez-vous à offrir une variété de cours de français aux gens qui arrivent de l’extérieur du Québec pour s’établir à Gatineau? (...)
« Bonjour Madame Marois,
En substance, monsieur Westerwelle dit : « Si vous le voulez, on peut une bonne fois aller prendre un thé ensemble et parler anglais autant qu'on voudra. Cependant, pas dans le contexte d'une conférence de presse. On est en Allemagne ici, et il est naturel que les choses se déroulent en allemand, tout comme il est naturel qu'elles se déroulent en anglais en Angleterre ».
Souvent, notre mouvement est à la recherche d'exemples de défense des langues nationales à l'extérieur du Québec. Cela en serait un bon, d'autant plus qu'il vient d'un politicien modéré, à l'abri de tout soupçon de fasciste...
Je vous invite donc à en prendre connaissance, ainsi que du site du Mouvement Montréal français, et d'y attirer l'attention de votre entourage.
Continuons le combat!
Raymond Roy, traducteur agréé (OTTIAQ) et germaniste »
Consultez la liste à la fin du communiqué de ces Indécrottables, ces services gouvernementaux qui ne se conforment pas aux recommandations de l’OQLF au sujet du Press nine au début du message. Aussi, heureusement, ceux qui se sont corrigés et ceux qui respectaient déjà la procédure.
Affichage en anglais dans la station de métro Atwater
Marc-Antoine Daneau, Forum du Québécois, Vigile, 12 octobre 2009.
« Je voudrais attirer votre attention sur des publicités de la Concordia University affichées depuis peu dans le métro de Montréal à la station Atwater. Ce qu’il y a de particulier avec ces publicités est qu’elles sont entièrement en anglais, au plus grand mépris des Québécois et en particulier de la Loi 101, qui régit l’affichage linguistique au Québec.
Vous pouvez observer lesdites publicités ici ... et ici.
La Concordia University ne peut pas plaider l’ignorance dans ce dossier, pas plus que la Société de Transport de Montréal qui a approuvé ces publicités. Ils ont sciemment ignoré la volonté populaire entourant l’affichage commercial contribuant ainsi à l’anglicisation et à la canadianisation du Québec.
Je demande à tous ceux et celles qui recevront ce courriel de faire ce qui est en leur pouvoir pour que soit enlevée cette absurdité que sont les publicités anglaises de la Concordia University. Merci. »
« L’étude du projet de loi 16 sur la diversité culturelle soulève en ce moment plusieurs questions fondamentales pour la société québécoise. » (…)
C’est exactement ce que souhaitait faire Pierre Trudeau en 1971, quand il a fait voter la Loi sur le multiculturalisme canadien, dont le but premier était de banaliser le statut de la culture québécoise au Canada. Le couronnement de cette opération est venu en 1982, lorsque la Charte des droits a été enchâssée dans la Constitution, avec ses dispositions renforçant le multiculturalisme. Au fil des années, la Charte canadienne a permis une attaque sournoise contre deux valeurs fondamentales dans l’identité du Québec moderne : le fait français et la laïcité.
Ces deux principes, incarnés par la Loi 101 et la substitution de l’Église par l’État dans la sphère publique, sont à maints égards inacceptables dans le Canada multiculturel et bilingue qui nous a été imposé en 1982. Pour Pierre Trudeau et ensuite ses héritiers, la question était de savoir comment attaquer le caractère laïc et français du Québec alors même qu’une grande majorité de sa population est fortement attachée à ces deux caractéristiques. » (…)
Visionnez la vidéo où le président du MMF Luc Thériault répond à un journaliste de The Gazette lors du Grand rassemblement du MMF du 6 juin 2009 au parc des Faubourgs à Montréal. (2 minutes, 57 secondes)
Jean Archambault, Tribune libre, Vigile, 11 octobre 2009.
« Il est particulièrement navrant que la place du français et sa fragilité à Montréal ne fassent pas partie des enjeux majeurs de la présente campagne électorale. En relisant les plates-formes des trois principaux partis de Montréal, le renforcement du caractère français de Montréal n’est pas une idée phare que nous retrouvons dans le contenu des programmes. Des personnes me répondront que la question de la langue est de juridiction provinciale; mais le vouloir-vivre en français relève beaucoup plus des autorités locales. Sur ce plan, les trois partis me semblent bien silencieux. » (…)
Daniel Sénéchal, Tribune libre, Vigile, 1er octobre 2009.
(…) « Quant à moi, le consensus à établir entre toutes les Québécoises et tous les Québécois, c’est que tant que le Québec se fera imposer ses immigrants par Ottawa, sa minorité anglophone de Montréal et de l’Outaouais, de même que les allophones assimilés à leur culture iront en augmentant. La seule façon de franciser Montréal et l’Outaouais, c’est l’indépendance du Québec.
Dans un Québec indépendant, on aurait toute la latitude pour franciser la ville de Montréal. Comme tout pays normal, on devra imposer un test de citoyenneté et même peut-être diminuer l’immigration afin de favoriser le recyclage des chômeurs québécois. Le nouvel arrivant aurait le choix, s’intégrer à la majorité dans sa langue ou aller s’établir ailleurs.
Montréal est censée être une ville francophone et ce sont les francophones qui sont pénalisés par son anglicisation galopante. C’est une ville formée de ghettos anglicisés en expansion. Beaucoup de gens qui ont quitté Montréal l’ont fait parce qu’ils ne s’y reconnaissent plus. » (…)
(NDLR. Le commentaire qui suit ne traduit pas nécessairement la position officielle du MMF.)
« On va toujours trop loin pour les gens qui ne vont nulle part ». - Pierre Falardeau
Les 12 commandements du bien-être québécois
M. Jean Charest
Premier ministre du Québec
Monsieur le premier ministre,
Les débats récents sur les valeurs québécoises, la situation pour le moins préoccupante du français à Montréal, la crise des accommodements raisonnables, mon expérience avec le dossier de l’intégration des immigrants et mon statut de nouveau Québécois m’amènent à vous proposer les 12 commandements québécois suivants, commandements qui pourraient vous inspirer dans une démarche démocratique pour faire grandir le Québec comme société moderne et française. Et, pourquoi ne pas en faire pour une fois durant votre mandat, un projet national au dessus de toute partisanerie politique, ayant comme seule préoccupation l’intérêt supérieur du Québec?
1. Le français est la langue officielle du Québec exclusivement!
2. Les Québécoises, qu’elles soient ici depuis peu ou depuis longtemps, sont sur le même pied d’égalité que les Québécois légalement!
3. La religion au Québec, on l’a sorti des services publics assurément!
4. Au Québec, la langue commune est le français uniquement!
5. Plus jamais les Québécois n’accepteront qu’une citoyenne québécoise soit traitée inférieurement!
6. Les curés, les imams, les rabbins au Québec ne décréteront plus la voie à suivre dans les services publics évidemment!
7. Le peuple québécois, non ne se laissera pas assimiler facilement!
8. Pour ce faire, tout Québécois devra faire sa part pour que la langue commune soit le français et que les services publics soient laïcs tout le temps!
9. Pour ce faire, le gouvernement doit appliquer et renforcer la Loi 101, l’appliquer en milieu de travail, dans les cégeps, et dans les services gouvernementaux intégralement!
10. Les universités anglophones et le McGill University Health Center devront se contenter de 10% de financement public plutôt que de 50 % équitablement!
11. Le gouvernement devra dorénavant par l’entremise de ses nouveaux COFINQ* intégrer comme il se doit les immigrants anciens, récents et à venir afin que ces nouveaux Québécois contribuent au développement du Québec français maintenant!
12. Tout aspirant à la citoyenneté québécoise devra s’engager solennellement à respecter les trois valeurs fondamentales québécoises (francité, égalité, laïcité), sinon, il sera invité à s’en aller ailleurs diligemment!
*COFINQ (Centre d’orientation, de formation et d’intégration des nouveaux Québécois), nouveaux centres qui seraient établis dans les principales régions du Québec avec des programmes complets préparant ces nouveaux Québécois à s’intégrer harmonieusement au Québec en adoptant notre langue et nos valeurs communes et ayant la possibilité de faire valoir leur compétence au travail et ailleurs en société. Ces nouveaux centres et leurs programmes qui seraient de beaucoup plus grande envergure que les programmes actuels, incluraient l’intégration à plus grande échelle en région et la francisation de tous les Québécois non encore francisés.
En espérant que cette proposition vous sera utile comme premier responsable du bien-être québécois,
Georges Le Gal, Montréal
Cc Mme Pauline Marois, Parti québécois
Mme Sylvie Roy, Action démocratique du Québec
M. Amir Khadir, Québec solidaire
Quelques commentaires ou extraits de commentaires reçus par le MMF. (NDLR. Ces commentaires ne représentent pas nécessairement l’opinion du MMF.) (D’autres commentaires se retrouvent sous la rubrique Forum du site du MMF. Pourquoi ne pas y donner votre opinion vous aussi?)
1er octobre 2009 : NDG Free Press. « Le quartier de NDG à Montréal a un nouveau journal gratuitement distribué uniquement en anglais. En page 5 de ce nouveau journal, l’éditeur, David Price, justifie le choix de la langue pour ce journal publié deux fois par semaine par des considérations comme le nombre de locuteurs anglophones dans le quartier comparativement au nombre de francophones. Lors d’un long article justifiant le nombre d’anglophones par rapport aux francophones, l’éditeur nous présente des chiffres suivant : la langue la plus parlée à la maison : Anglophones : 32 955 (53 %), Francophones : 15 315 (25 %); personnes qui comprennent : l’anglais : 57,465 personnes (88 %), français seulement : 5 920 personnes (9 %).
Dans la deuxième statistique, l’éditeur vient mettre sur le même pied d’égalité, le nombre de personnes ne parlant que le français avec le nombre de gens qui parlent anglais d’une façon générale. Quelle malhonnêteté! Mais jamais nous n’avons eu droit dans cet article au nombre d’allophones ou même d’anglophones qui comprennent le français. Comme si tous les anglophones et allophones n’étaient pas capables de lire en français encore en 2009 à Montréal. C’est à croire que 30 ans de Loi 101 n’ont pas laissé de trace dans le quartier! Pourtant les écoles francophones d’NDG sont pleines d’enfants anglophones et allophones qui apprennent le français.
Le cœur du problème est là. Cet éditeur justifie la langue de ce journal par le nombre de lecteurs potentiels anglophones, mais il ne se pose jamais la véritable question : combien de gens francophones, anglophones ou allophones peuvent lire le français dans le même quartier. Si l’éditeur avait eu l’honnêteté de nous sortir ces chiffres, c’est certainement plus de 25 % des gens du quartier qui peuvent lire un journal en français comme il le laisse entendre par les statistiques présentées. Je crois même qu’une majorité de gens dans ce quartier, tous “phones” confondus peuvent très bien lire le français. (…) La vraie raison est que pour eux les francophones et les allophones n’ont qu’à faire l’effort de lire l’anglais s’ils veulent avoir des nouvelles de leur quartier. Par le choix de ces statistiques trafiquées, NDG Free Press vient de prouver à quel point, il n’en a rien à cirer de la population francophone de leur quartier. Allez lire l’article c’est assez édifiant et représentative d’une mentalité. »
1er octobre 2009 Site Internet de Pop Montréal, priorité à l’anglais. « Je vous écris pour dénoncer le site Internet du Festival Pop Montréal. (…) L'organisation de l'événement semble oublier que son festival se déroule au Québec. Lorsqu'on tape l'adresse, on arrive directement sur la version anglaise. Si nous voulons nous rendre sur la version française, il faut chercher un peu. L'onglet est dans le coin gauche de l'écran et c’est écrit en petit. Il me semble que ça devrait être le contraire pour un festival québécois. De plus, la version française n'est pas complètement en français! Les pages qui portent sur de l'information générale comme sur l'événement lui-même ou sur la façon de contacter l'organisation sont entièrement en anglais. Il faut cliquer sur l'onglet FR pour avoir l'information en français. Je peux bien comprendre que c'est un évènement qui accueille des artistes d'ailleurs, mais je suis persuadé que le public doit être majoritairement francophone. » (…)
2 octobre 2009. En réaction au commentaire de la rédaction : Suivre l’exemple de Falardeau et se tenir debout. « M. Le Gal, c'est un plaisir de lire vos propos et cet exemple particulièrement extraordinaire, par les temps qui courent, de ce député allemand que vous citez… Il faut que votre grand Pierre Falardeau ne soit pas parti pour rien, il doit vous donner tout le courage de préserver le français en repoussant ce terrible bilinguisme. Puisqu'on a bien vu ce que cela donne. Qui dit bilinguisme dit l'anglais en priorité! Quant aux immigrés, certes, on peut les comprendre, parce qu'il est tellement plus facile pour eux d'apprendre la langue anglaise, plutôt que notre belle langue française qui est d'une telle complexité intellectuelle. (…) Mais quelle richesse notre langue recèle-t-elle! Et combien nous pouvons tous être fiers de l'avoir trouvée à notre naissance comme langue maternelle! Elle ne peut pas être laissée pour compte. Vos ancêtres se sont tant battus pour elle, ils en ont été eux-mêmes si fiers! Pierre Falardeau a bien bataillé à lui tout seul. Ce serait si triste de ne pas reprendre son flambeau. Que tous les personnages hauts placés se sentent obligés de prendre conscience de cette fierté. Ils n'auront plus de difficulté alors pour imposer la langue française sur votre sol. » (…)
4 octobre 2009. Dur dur de franciser Côte-des-Neiges! « Savez-vous qu'à seulement quelques pas de l'école des Nations, il existe un cinéma qui projette des films populaires à seulement deux dollars le visionnement? De plus, les friandises (maïs soufflé, chocolat) ne sont qu'à un dollar. Quelle aubaine et quelle bonne initiative pour permettre aux familles à revenus modestes du quartier de faire une sortie. Le hic, toute la programmation du cinéma n'est qu'en anglais! Cela signifie que pendant que les intervenants scolaires des écoles de Côte-des-Neiges essaient de franciser les jeunes, on contrattaque par des gestes publics anglicisants! Je trouve cela déplorable que dans toute la région métropolitaine de Montréal, il n'y a aucun cinéma à rabais en français! » (…)
Si vous ne désirez plus recevoir de messages de notre part, ou si vous voulez abonner un (e) ami (e), visitez le site indiqué dans le titre.
Saviez-vous que vous pouvez maintenant consulter sur le site du MMF les 496 pages des 47 éditions du bulletin bimensuel électronique du MMF, publiées depuis le 7 juin 2007?
Ce bimensuel vous intéresse? L’avenir du français à Montréal vous préoccupe? N’hésitez pas à faire circuler ce bulletin dans votre réseau! Plus les citoyens et citoyennes de partout au Québec et dans le monde seront sensibilisés à la situation du français à Montréal, plus le français deviendra la langue commune!
Il est une source inestimable de textes, d’articles, d’informations au sujet du MMF et de la situation du français à Montréal et ailleurs. Un site à inclure dans vos favoris!
Vous aimez ou n’aimez pas ce nouveau bulletin électronique du MMF?
Vous avez des suggestions pour en améliorer le contenu? info@montrealfrancais.org
12.9 Visitez le blogue de Louis Préfontaine.
N’oubliez pas de nous aviser de votre changement d’adresse Internet pour que nous puissions continuer à vous expédier ce bulletin. (votre ancienne (désabonnement) et votre nouvelle (abonnement), S.V.P.)
Yves Beauchemin, écrivain; Renée Collin, entrepreneure; Jean Dorion, président SSJBM; Pierre Dubuc, directeur de l’aut’journal; Maria Mourani, députée du Bloc Québécois d’Ahuntsic; Farid Salem, Solidarité Québec-Algérie; Patrick Sabourin, étudiant M. Sc. McGill; Pablo Santos, travailleur social; Lucie Tessier, étudiante UQAM; Paolo Zambito, gestionnaire; Mario Beaulieu, porte-parole.
Luc Thériault, président; Georges Le Gal, secrétaire général; Éric Ciaburro, trésorier; Marc-André Bahl, Yves Beauchemin, Mario Beaulieu, Denise Boileau, Marcel Desmeules, Jean-Pierre Durand, et Jean-Marc Tellier, administrateurs; Philippe L. Perreault, permanent.
Georges Le Gal, rédaction et distribution; Élaine Des Lauriers, révision des textes.
82, rue Sherbrooke O., Montréal, Québec, H2X 1X3, 514-843-8851 p.241
Vous pouvez faire la différence!
Abonnez-vous au Bulletin du MQF.
Commentaires récents
il y a 1 semaine 3 jours
il y a 2 semaines 5 heures
il y a 2 semaines 2 jours
il y a 2 semaines 2 jours
il y a 2 semaines 2 jours
il y a 2 semaines 2 jours
il y a 3 semaines 3 heures
il y a 3 semaines 6 heures
il y a 3 semaines 3 jours
il y a 3 semaines 1 jour