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Le NPD veut assurer le droit de travailler en français au fédéral au Québec

MARIE VASTEL - La Presse canadienne - 6 octobre 2009

« (...) le Nouveau Parti démocratique (NPD) a déposé mardi un projet de loi visant à assurer à tous les francophones qu'ils pourront travailler dans leur langue dans les entreprises fédérales du Québec (....)»

« OTTAWA - Se targuant d'être le seul parti fédéraliste à Ottawa qui ait les intérêts des Québécois à coeur, le Nouveau Parti démocratique (NPD) a déposé mardi un projet de loi visant à assurer à tous les francophones qu'ils pourront travailler dans leur langue dans les entreprises fédérales du Québec.

Le projet de loi C-455 obligerait les entreprises fédérales de la province à donner le droit à leurs employés francophones de travailler et communiquer dans la langue de Molière.

Les communications écrites et les conventions collectives devraient être disponibles en français, et les offres d'emploi devraient être publiées simultanément dans des quotidiens des deux langues officielles.

Mais "les exigences prévues (...) n'ont pas pour effet d'exclure une langue autre que le français; l'usage de cette autre langue ne doit cependant pas l'emporter sur l'usage du français", explique le libellé du texte de loi.

Le Bloc québécois a essayé à deux reprises de faire adopter un tel projet de loi à la Chambre des communes, mais n'a jamais réussi. Le NPD croit cependant avoir trouvé une formule que ni les conservateurs, ni les libéraux ne pourraient cette fois-ci rejeter.

Expliquant que le projet bloquiste ratissait trop large, en imposant la Loi 101 aux entreprises fédérales et empiétant ainsi sur la Loi sur les langues officielles, le chef adjoint du parti, Thomas Mulcair, a précisé que son projet de loi énumérait des droits spécifiques.

"C'est tellement net, clair et précis que j'ai l'impression que le gouvernement conservateur va avoir du mal à trouver un prétexte pour ne pas l'appuyer", a souligné le député d'Outremont, en point de presse pour expliquer le projet de loi. Il était accompagné de la présidente québécoise du parti, Françoise Boivin.

L'objectif, a détaillé M. Mulcair, "c'est de donner le droit de le réclamer (le français)".

"C'est une expression concrète de la reconnaissance de la nation québécoise. Et j'espère que le gouvernement conservateur va regarder ça avec un esprit ouvert", a ajouté celui qui est le seul député néo-démocrate du Québec.

Mais à en juger par la brève déclaration du ministre du Patrimoine et des Langues officielles, James Moore, il semble que le souhait de M. Mulcair ne sera peut-être pas exaucé.

"La loi fédérale sur les langues officielles s'assure déjà de protéger la langue française au Québec. Notre gouvernement a à coeur le sort de tous les francophones au Canada, et a livré la marchandise", a répondu le ministre, par le biais de son attachée de presse.

Du côté des libéraux, les troupes de Michael Ignatieff avaient dénoncé, au moment du vote sur le projet de loi bloquiste en juin dernier, que la préséance de la Loi 101, telle que proposée par le Bloc, brimerait les droits des anglophones du Québec.

La proposition bloquiste aurait également ouvert la porte à ce que les autres provinces canadiennes refusent de servir leurs citoyens francophones dans leur langue maternelle, selon le Parti libéral. Une position qu'a réitérée le porte-parole du parti en matière de patrimoine et de langues officielles, à sa sortie des Communes.

"Si ça peut faire avancer le fait français au Québec (...) sans porter atteinte aux droits des minorités, soit anglophone au Québec soit francophone ailleurs, on va l'appuyer. Mais ce n'est pas garanti, on doit voir ce qu'il y a dedans (le projet de loi)", a déclaré Pablo Rodriguez.

Mais M. Mulcair a certifié aux libéraux que son projet de loi ne retirerait aucun droit à qui que ce soit.

"On ajoute un droit aux francophones du Québec, on n'enlève rien aux francophones hors-Québec", a-t-il soutenu, en justifiant qu'il s'attaquait d'abord à défendre les droits des francophones du Québec, seule province canadienne à être à majorité francophone.

Et si les francophones du reste du Canada souhaitent réclamer à leur tour les mêmes droits linguistiques, "grand bien leur fasse".

"Mais ça ne peut pas servir de prétexte pour nier aux Québécois leurs droits linguistiques dans ces entreprises-là", a conclu M. Mulcair.

Le chef bloquiste, de son côté, a jugé que la proposition des néo-démocrates était insuffisante. "Si on reconnaît la nation québécoise, on doit reconnaître la langue de cette nation et c'est le français, pas le bilinguisme", a estimé Gilles Duceppe.»

Source.

Une mise au point

Soumis par Mazinger Z le 06 octobre 2009 - 23:59.

La loi 101 n'a jamais interdit l'usage de d'autres langues. Elle oblige simplement que le français soit présent et de façon prioritaire. Nous avons dû créer cette loi car les anglophones s'obstinaient à nous manquer de respect en n'affichant jamais en français. Avec cette loi, ils sont maintenant obliger d'afficher en français et ça je sais à quel point ça les insultent.

Encore aujourd'hui, plein d'anglos disent que la loi 101 est discriminatoire. Discriminatoire pourquoi? Car on vous oblige ENFIN à nous respecter après nous avoir méprisé pendant des siècles?

Alors que ceux qui disent que la loi 101 empiète sur les langues officielles, ce seraient plutôt les entreprises fédérales qui ne respectent pas volontairement leur propre loi en voulant travailler uniquement en anglais dans notre province francophone. Se soumettre à cette loi évitera juste de venir nous narguer chez nous

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