Cri du coeur pour la langue française - Plus de 200 personnes manifestent à Montréal

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Reine Côté, Agence QMI, Canoe.com juin 2009.

« Plus de 200 personnes se sont rassemblés, cet après-midi, au parc des Faubourgs, à Montréal, pour exhorter les deux palliers gouvernementaux à établir le français comme langue commune des services publics au Québec.

L’événement organisé par Mouvement Montréal français a réunit une brochette d’invités dans le but de dénoncer le vote des députés de la Chambres des communes qui refusent de voir les institutions fédérales basées au Québec se soumettre à la loi 101. Luc Thériault, Pauline Marois, Gilles Duceppe, Pierre Curzi, Bruno Roy et Yves Beauchemin ont tour à tour pris la parole.

« Le rêve de Trudeau de faire un Canada bilingue d’un océan à l’autre, c’est un échec, a lancé Luc Thériault, le président de Mouvement Montréal français. Il n’y a qu’au Québec qu’on exige le bilinguisme. »

Inquiétudes au PQ

La situation du français au Québec, surtout à Montréal, préoccupe les députés du parti Québécois. « On est inquiets », avoue Pierre Curzi, qui remarque de plus en plus de Montréalais francophones quitter la métropole.«Il faut rattacher Montréal au reste du Québec», clame-t-il.

Le parti Québécois favorise un renouveau linguistique. Selon M. Curzi, il faudra trouver ce qui manque à la loi 101 pour forcer les petites entreprises à utiliser le français au quotidien et s’assurer que les immigrants choisissent cette langue an arrivant au Québec.

Des interlocuteurs à la Commission Bouchard-Taylor, en 2007, ont déjà proposé d’imposer un laps de temps limite de trois ans aux immigrants pour qu’ils apprennent le français. Une mesure bien vue par M. Curzi. « Ce n’est pas d’être intransigeant, mais d’être vigilant », insiste le député de Borduas.

Gilles Duceppe a, pour sa part, rappelé l’officialisation du Québec comme nation par Stephen Harper, l’an dernier. « Lorsqu’on reconnaît une société comme nation, on doit aussi reconnaître la langue de cette nation. »

Un maire unilingue?

Même pour diriger une ville comme Montréal, parler anglais n’est pas une nécessité, pensent certains. La chef du parti Québécois, Pauline Marois, refuse d’envisager l’unilinguisme de Louise Harel comme un handicap sérieux à la candidature de son ancienne collègue.

« Je ne veux pas qu’on lui reproche ça. Elle a manifesté très clairement son intention d’apprendre mieux l’anglais », a répondu la chef du PQ, à propos de la controverse soulevée plus tôt cette semaine.

Selon Statistique Canada, sur l'Île de Montréal, 52% des travailleurs francophones utilisent l'anglais dans leur emploi. »

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