Forum : Lettre à Gilbert Rozon - NON à la bilinguisation de Montréal!

Texte soumis pour publication au MMF par Martin Lavallée, Montréal le 9 juin 2009.

« Ce sur quoi doit miser la ville de Montréal pour attirer les touristes et les investisseurs, c’est sur sa spécificité francophone qui en fait la seule ville française d’envergure internationale en Amérique du Nord. Le reste de cette même Amérique du Nord regorge de festivals et de projets culturels anglo-saxons. Montréal doit donc miser sur son particularisme, car les touristes américains et canadiens-anglais viennent à Montréal pour voir autre chose que ces nombreuses villes anglo-saxonnes nord-américaines. Ils aiment l’originalité francophone de Montréal et c’est cette originalité qu’il faut préserver. »

Lire le texte.

« En entrevue au Téléjournal du 8 juin 2009 et sur plusieurs tribunes au cours des dernières semaines, Gilbert Rozon ne demande rien de moins aux Québécois et aux Montréalais francophones que d’accepter de disparaître tranquillement en leur demandant de consentir à la bilinguisation de Montréal. Bien entendu, cela lui serait profitable, ainsi qu’à la classe économique montréalaise (en grande partie anglophone) qu’il représente. Il n’est pas nouveau que le caractère francophone de Montréal représente une entrave pour une certaine classe économique montréalaise qui dépend grandement des anglophones pour assurer la croissance de ses actifs. Pour cette classe économique, la bilinguisation de Montréal lui permettrait de mieux servir sa clientèle anglophone dans sa langue tout en augmentant progressivement cette communauté par l’ajout de gens de l’extérieur venant s’installer à Montréal, devenue ville bilingue.

À long terme et avec l’impact qu’aura cette bilinguisation sur l'expansion de la communauté anglophone de Montréal, Gilbert Rozon augmentera bien sûr la grosseur de son porte-feuille grâce à son festival “ Just for laughs ” qui prendra de l’ampleur, mais il aura aussi contribué à la disparition de sa propre langue maternelle sur l’île de Montréal. Les immigrants ne seront plus tenus d'apprendre le français et comme le renouvellement de la population passe en grande partie par eux, oubliez la possibilité de vivre en français à Montréal dans 100 ans. Il n'est pourtant pas sorcier de faire le calcul que le petit îlot francophone qu'est le Québec dans l'Amérique du Nord anglo-saxonne ne survivra pas longtemps si le caractère francophone de sa métropole n'est pas maintenu, à défaut d'être renforcé. Malgré ce calcul évident, Gilbert Rozon proclame la nécessité de bilinguiser Montréal. C'en est toutefois assez de sacrifier l’identité de la majorité d’un peuple et d’une ville pour faire prédominer les intérêts économiques d’une minorité d’individus qui ne se soucie guère des questions identitaires et des valeurs collectives, mais qui ne se soucie que de ses intérêts personnels.

Gilbert Rozon prétend qu’il en va de la prospérité économique de la ville de valoriser la bilinguisation de Montréal car ceci aura pour effet d'augmenter la créativité des projets économiques et culturels, et, en corrélation, les retombées économiques pour la ville.

Premièrement, Montréal se veut déjà une ville possédant une vitalité culturelle originale et francophone qui satisfait pleinement le public francophone du Québec et tous les touristes anglophones et internationaux désireux de s'imprégner d'une culture autre que la leur.

Deuxièmement, il est temps de mettre un terme à ces foutaises véhiculées par cette classe économique voulant que les projets économiques ou les festivals ont des retombées importantes pour les contribuables montréalais. Économiquement, ces projets ne rapportent rien à l’ensemble des contribuables montréalais qui ne voient pas leurs comptes de taxes baisser. Ces projets économiques n’ont de retombées que pour les quelques promoteurs qui s’en mettent plein les poches sans avoir à débourser par eux-mêmes, grâce aux subventions accordées par les contribuables à travers les pouvoirs publics.

Gilbert Rozon prétend que la ville se veut déjà bilingue dans les faits? Faux! La communauté anglophone de Montréal constitue toujours une minorité dans la ville et les Québécois francophones forment toujours la communauté majoritaire. La seule raison pour laquelle la ville s'anglicise davantage c'est que cette minorité anglophone s'accapare la majorité des immigrants allophones parce que nos lois ne sont pas assez sévères pour les obliger à se joindre à nous, les francophones. Ce qu'il faut n'est donc pas de bilinguiser la ville et ainsi augmenter le nombre d'immigrants qui se joint à la minorité anglophone. Ce qu'il faut faire consiste plutôt à renforcer la loi 101 pour démontrer clairement aux immigrants que s'ils veulent vivre à Montréal, ils sont les bienvenus et qu'ils doivent le faire en français.

De plus, il faudrait ajuster les subventions accordées pour les institutions de la minorité anglophone du Québec selon son taux de population. Car en ce moment, les Québécois francophones subventionnent l'expansion de cette minorité anglophone selon un pourcentage beaucoup plus élevé que le taux de population de cette même minorité. C'est notamment le cas du futur hôpital de Mcgill qui reçoit 50% des subventions comme le futur CHUM, alors que la minorité anglophone représente environ 8% de la population du Québec. Il faudrait donc remédier à ce non-sens au plus vite. Ainsi, en renforçant la loi 101 et en coupant les subventions en trop octroyées à la minorité anglophone, vous allez voir que les immigrants allophones vont se joindre à la majorité francophone et que la ville n'est pas si bilingue que ça. Tous les pays du monde intègrent leurs immigrants dans leur langue nationale et le Québec devrait permettre que les immigrants se joignent à la minorité anglophone???

De plus, Gilbert Rozon prétend qu’il en va de l’image de Montréal sur la scène internationale que de faire la promotion de son bilinguisme? Encore une fois fausseté!! Ce sur quoi doit miser la ville de Montréal pour attirer les touristes et les investisseurs, c’est sur sa spécificité francophone qui en fait la seule ville française d’envergure internationale en Amérique du Nord. Le reste de cette même Amérique du Nord regorge de festivals et de projets culturels anglo-saxons. Montréal doit donc miser sur son particularisme, car les touristes américains et canadiens-anglais viennent à Montréal pour voir autre chose que ces nombreuses villes anglo-saxonnes nord-américaines. Ils aiment l’originalité francophone de Montréal et c’est cette originalité qu’il faut préserver. La ville de Montréal ne doit pas se pervertir et devenir autre chose que ce qu'elle est, uniquement pour plaire aux touristes et remplir les poches des gens d'affaire tels que vous. Non, Montréal doit rester ce qu'elle est intrinsèquement, une ville francophone et accueillir les touristes ouverts d'esprit et curieux de découvrir une autre culture. Alors m. Rozon, n’allez pas penser que nous, les Montréalais francophones, allons vous laisser détruire l’identité française de notre ville pour vos intérêts économiques personnels ainsi que ceux des gens d’affaire que vous représentez. »

M. Rozon a d'or et déjà de s'angliciser

Soumis par Mazinger Z le 07 août 2009 - 14:32.

Il est clair que M. Rozon a cédé sous la pression et a décidé de s'angliciser. Montréal n'a pas plus de misère qu'une autre ville non-anglophone a attirer des touristes. C'est quoi qu'il nous dit celui-là? Que c'est une honte de parler français, que juste parce qu'on parle français, on aura moins de touristes que les autres villes non anglophones.

Si M. Rozon a honte de sa langue, moi non. Et il est hors de question de rendre Montréal bilingue car si nous permettons le moindrement aux commerçants de choisir entre le français et l'anglais, ce ne sera pas long que les affiches en français disparaîtront à vue d'œil.

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