MONTRÉAL, le 5 juin – À 24 heures du Grand Rassemblement du MMF pour le français dans les services publics au Québec, Luc Thériault dénonce la prétendue obligation pour un ou une candidat-e à la mairie de Montréal de parler anglais. Monter en épingle un tel critère et y acquiescer, c'est oublier qu'il y a trente-deux ans, la loi 101 faisait du français la seule langue officielle de l'espace public québécois, la langue de travail, la langue commune et la langue d’intégration des nouveaux arrivants. C'est oublier que les villes anglophones de l'Ouest-de-l'Île se sont défusionnées animées entre autres par une logique d'enclave linguistique. C'est oublier qu'elles ne voteront pas à Montréal. C'est oublier que Montréal est la seule métropole francophone des Amériques. Vivement une candidature compétente qui saura promouvoir la spécificité francophone de Montréal dans le monde. Depuis quand, un représentant ou une représentante francophone devrait-il s'excuser d'exister et de travailler dans sa langue, la langue commune de l'espace public montréalais? Un espace public montréalais où tous les jours la Charte de la langue française est bafouée. Luc Thériault invite la population à prendre part au Grand rassemblement pour le français dans les services publics le 6 juin à 13 h 30 au parc des Faubourgs (coin De Lorimier, Ontario).
Les médias sont invités à une conférence de presse du président du Mouvement Montréal français, Luc Thériault, aujourd’hui :
Lieu : Maison Ludger-Duvernay
82, rue Sherbrooke Ouest
Montréal
Moment : le vendredi 5 juin à 11 h
-30-
Information : Philippe Perreault, 514-835-6319, 514-839-4140
http://montrealfrancais.info/
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Mme. Harel et l'anglais!!
Que se passe-t-il avec les Montréalais francophones depuis quelques années? En plus de rester impassibles devant l’anglicisation croissante de leur ville, voilà que certains d’entre eux appuient, sur les tribunes téléphoniques, l’argument de la minorité anglophone voulant que mme. Harel ne puisse prétendre exercer les fonctions de mairesse de Montréal à cause du fait qu’elle ne maîtrise pas parfaitement l’anglais. Depuis quand les intérêts des francophones sont-ils que leurs représentants s’expriment en anglais? La langue française, selon la Charte du même nom instaurée en 1977, ne se veut-elle pas la langue publique commune du Québec, dont Montréal fait partie? En ce sens, les élus de cette province, outre s’ils veulent s’attirer les votes de telle ou telle communauté linguistique, ne sont pas tenus de connaître d’autres langues que le français. Cet argument voulant que les prétendants à la mairie de Montréal doivent s’exprimer en anglais est celui de la communauté anglophone en pleine expansion, qui sait se montrer solidaire pour faire valoir ses intérêts.
Il est vrai que l’intérêt commun de tous les Montréalais confondus, à l’heure actuelle, est de se libérer de cette administration qui a laissé le banditisme s’infiltrer à l’hôtel de ville. Toutefois, en plus de cela, il y a les intérêts des deux communautés linguistiques à une époque où Montréal est en pleine transition. Soit la ville s’anglicisera davantage jusqu’à éventuellement devenir une ville anglophone; ou alors soit les francophones manifesteront leur volonté de perpétuer le visage francophone de cette ville, durant le temps que ces mêmes francophones forment encore la communauté majoritaire de l'île.
Ainsi, à présent qu’une personne ayant fait ses preuves en tant que personne intègre et digne de confiance est candidate à la mairie de Montréal, en plus du fait que cette personne favorise la francisation de la ville, les francophones doivent être solidaires et faire bloc derrière elle, en l’occurrence derrière mme. Harel. Car quant à eux, les anglophones, notamment sous les auspices de l'avocat Brent Tyler, ont déjà commencé à se mobiliser contre celle qui a voulu les noyer dans le grand tout francophone montréalais et contre celle qui ne maîtrise pas leur langue.
De plus, les francophones ne doivent pas se leurrer, les intérêts de la communauté anglophone de Montréal n’ont jamais été les mêmes que ceux des francophones. Ses intérêts sont de faire rayonner la langue de Shakespeare à Montréal, que ce soit ou non au détriment du français, qui est pourtant minoritaire en Amérique du Nord. Ainsi, lorsque cette riche communauté grandissante en sera venue à être assez populeuse pour imposer ses vues à la mairie de Montréal, n’allez pas penser qu’elle se souciera de savoir si le futur prétendant à la mairie maîtrise le français ou si les intérêts des francophones sont comblés, car elle ne l’a pas fait dans toute l’histoire du Canada et du Québec.
Martin Lavallée