Louise Beaudoin, députée de Rosemont et porte-parole de l'opposition officielle en matière de relations internationales et de Francophonie, Le Devoir, 21 et 22 mars 2009.
« Il faut se féliciter de ce que les pays de la Francophonie ont naguère eu l'idée de se donner une journée, le 20 mars, pour célébrer leur solidarité. Car ce sont bien les préparatifs de cette journée pour 2009 ainsi que la présence au Conseil de relations internationales de Montréal (CORIM) le 25 mars du secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie qui, enfin, permettent de discuter, cinq mois après l'événement, du bilan du Sommet de Québec.» (...)
« En outre, la grande première qu'aurait dû être le débat tant attendu entre les chefs d'État et de gouvernement sur la place de la langue française dans le monde fut marquée par l'absence du président de la République française. Le gouvernement du Québec aura, à son tour, contribué encore plus lourdement au caractère discret des délibérations sur l'état du français en s'abstenant d'en prévoir la télédiffusion en direct. De telle sorte que les citoyens, sceptiques quant à l'utilité de la Francophonie, n'ont pu constater par eux-mêmes sa réelle pertinence. » (...)
« En conclusion, les Québécois méritaient que le Sommet de Québec prenne une dimension historique en devenant pour la langue française ce que Beyrouth aura été pour la culture. Malheureusement, à cause des frileuses et médiocres combinaisons qui ont présidé aux décisions entre Québec et Ottawa dans la préparation des événements officiels d'octobre dernier, il n'en aura rien été.»
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