Le sens de la fête et des réjouissances est au tréfonds de la culture québécoise. Il nous ramène à l’essentiel, à la plénitude de l’existence, à l’amour et à la liberté. C’est ce que j’ai le plaisir de vous souhaiter, de pair avec les présidents et les porte-parole des mouvements régionaux. Grâce à votre appui, en 2011, nous avons pu intensifier les actions pour défendre le français dans l’ensemble du Québec, contribuer à l’émergence et au développement de nouveaux mouvements pour la défense du français dans plusieurs régions (Capitale Nationale, Bas-Saint-Laurent, Centre-du-Québec, Saguenay-Lac-Saint-Jean, Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Champlain, Pierre-de-Saurel).
101 fois Heureux temps des Fêtes !
Mario Beaulieu,
Président du Mouvement Québec français

Encore une fois, ce sont des miettes que lance discrètement le gouvernement de Jean Charest en pâture pour calmer la grogne populaire montante au Québec suscitée par l’anglicisation. On a appris hier que la RAMQ continuera à octroyer automatiquement un code de langue stipulant que toute communication avec un immigrant allophone se fera désormais en langue anglaise s’il s'adresse en anglais à un agent de la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ), mais les modalités changeront légèrement.
En ce moment, le code s’applique automatiquement pour la vie durant. Avec la nouvelle mesure, au bout d'un an, la langue des communications va passer au français, à moins d'une demande contraire, dans quel cas le service sera tout de même donné en anglais pour le reste de sa vie, car pour la ministre responsable de la langue, Christine Saint-Pierre, il s’agit d’un droit qui leur est garanti. Cette affirmation est complètement farfelue en vertu de la Charte de la langue française, il n’existe aucun droit pour un immigrant allophone d’être servi en anglais, et pas davantage en vertu de la loi fédérale sur les langues officielles.
Reportage de RDI sur mesure annoncée par la ministre libérale Saint-Pierre
Malgré que plusieurs membres ont fait un excellent travail, le débat a été marqué par des interventions au micro d’Amir Khadir et François David contre la loi 101 au cégep. Pour l’un, les immigrants n’ont pas à porter le poids de la francisation (la francisation est-elle un désavantage, un poids?), pour l’autre les jeunes francophones doivent pouvoir s’éduquer en anglais au cégep. QS propose que le gouvernement du Québec continue à surfinancer les cégeps et les universités anglophones pour des étudiants allophones et francophones qui vont apprendre le vocabulaire de leur profession en anglais, et ensuite de vouloir leur imposer de travailler en français? Au niveau collégial, les établissements anglophones reçoivent 16 % du financement gouvernemental québécoise alors que la minorité historique anglophone ne représente que 8,2 % de la population québécoise. Au niveau universitaire, la disproportion s’accentue alors que 25 % du financement est injecté dans le réseau anglophone.
J’étais au congrès de QS en tant qu’observateur et sur le plancher, un délégué m’a demandé si les députés anglophones du NPD seraient d’accord avec la loi 101 au cégep. Est-ce que c’était un critère qui a joué pour plusieurs? Les progressistes qui pensent que le peuple québécois a le droit d’assurer l’avenir de sa langue peuvent-ils y voir un véhicule politique valable?
Le concert d’éloges orchestré par le cartel fédéraliste (Gesca, Radio-Canada) -qui pollue toujours autant l’espace médiatique Québécois- qui accompagne outre-tombe l’ex-chef de cabinet Jean Chrétien me laisse pantois.
A lire les cahiers spéciaux qui déferlent dans tous les journaux de Paul Desmarais, voilà un grand homme qui disparaît. Jean Pelletier, un grand homme?
Jean Pelletier, l’homme qui a mis en place et géré le gigantesque et mafieux détournement de fonds publics qui a pour nom le scandale des commandites, un grand homme?
Les élections se suivent mais ne se ressemblent pas.
Inauguration le 18 septembre d'un "Life Sciences Complex" de 73 M$ à McGill, gracieuseté de donateurs privés, du Canadian Government et du lamentable gouvernement du Québec.
Voir:
http://www.mcgill.ca/newsroom/news/item/?item_id=101831
Les institutions anglophones continuent de prendre de l'expansion à Montréal.
« McGill University » est mondialement connue et est devenue presque synonyme avec les mots « recherche » et « Montreal » (sans accent).
Les "fuites" du rapport Taylor-Bouchard présentées en exclusivité par The Gazette en fin de semaine ont causé un bel émoi.
"Ouvrez-vous et fermez-la" résumait Le Devoir.
Selon ces fuites, la crise des accomodements raisonnables serait due aux Québécois francophones, que l'on accuse de "manque d'ouverture" nous rappelant ainsi les subtiles accusations de "tribalisme" et de "nationalisme ethnique" de Trudeau. La charge est tellement outrancière et déconnectée de toute réalité que j'ai comme un soupçon.
Malheur aux vaincus!
Un article de Robert Dutrisac du Devoir nous apprenait le 6 mai 2008 que le gouvernement du Québec laissait le premier rôle en France au gouvernement Canadian en ce qui concerne le 400 ième anniversaire de la fondation de la ville de Québec qui constitue aussi l'anniversaire de naissance de l'Amérique française. Le gouvernement du Québec se contente de faire de la figuration provinciale et abdique ses responsabilités historiques.
McGill University vient d’annoncer que sa campagne de financement « Campaign McGill », lancée il y a 6 mois à peine et sensée durer 5 ans, a déjà permis d’amasser 400 millions de dollars, soit plus de la moitié du total prévu (750 M$).
"Quant à moi, qui prétendais gravir une pareille pente, je n'étais rien, au départ. À mes côtés, pas l'ombre d'une force, ni d'une organisation. En France, aucun répondant et aucune notoriété. À l'étranger, ni crédit, ni justification. Mais ce dénuement même me traçait ma ligne de conduite. C'est en épousant, sans ménager rien, la cause du salut national que je pourrais trouver l'autorité.
Si vous avez la chance d’avoir de jeunes enfants, vous connaissez sans doute l’existence des émissions pour enfants « Dora the Explorer-Dora l’exploratrice » et son pendant masculin « Diego », émissions qui sévissent quotidiennement dans le cas de Dora et les dimanche et samedi à 8h30 pour Diego. La particularité de ces émissions américaines, outre la marchandisation à outrance de produits dérivés qui leur est attachée, est d’être bilingue.
Jacques Parizeau a fait quelques sorties médiatiques bien senties dans les derniers mois afin de tenter d’alerter l’opinion publique aux dangers du processus de déconstruction des instruments et institutions à vocation économique québécois qui est enclenché depuis quelques années. Ce n’est pas parce que le PQ est dans un coma intellectuel depuis 12 ans que les ennemis du Québec, eux, sont inactifs.
Dans son texte dans Le Devoir du 13 février:
1) Elle affirme qu'il est impossible de "s'ouvrir au monde" en français.
"J’ai aussi dit que, à l’époque où nous vivons, dans la réalité dans laquelle nous plonge la mondialisation, je souhaitais que le monde s’ouvre à tous les enfants du Québec et qu’il n’y ait pas de limite à leurs aspirations. La méconnaissance d’une langue est souvent une barrière importante."
Je ne sais pas qui conseille Mme Marois sur la langue (est-ce Jean-François Lisée?), mais jamais chef du PQ n’a autant « scoré » dans son but que Mme Marois dans les derniers jours et jamais chef du PQ n’a exprimé des idées qui sont si diamétralement opposées à toute la logique du mouvement indépendantiste des 40 dernières années, logique qui réclamait (et réclame toujours!) un Québec français et libre.
« Marois veut des élèves bilingues » clamait le Devoir du 5 février 2008.
Le 31 janvier dernier, les médias apprenaient par voie de communiqué les nouvelles nominations au Conseil de la langue française. Aucun de ceux-ci n'a réagi (encore) devant la nomination de la directrice d'un groupe défenseur des intérêts «des» communautés anglophones: le Quebec Community Groups Network (QCGN), Mme Sylvia Martin-Laforge.
Tiré de : http://www.vigile.net/La-loi-du-silence-imposee-a-l-OLF
« Je ne cacherai pas que j’ai demandé aux membres de l’Office de s’assermenter », a reconnu Mme Boucher, en entrevue à La Presse.
Interrogé à ce sujet, le président du comité, et aussi membre de l’Office, Simon Langlois, professeur à l’Université Laval, a raccroché précipitamment le téléphone. « Je dois couper la ligne », a-t-il dit.
Pénurie d’infirmières et… accommodements
Je crois qu’il est encore temps de réagir devant ce fait vécu au CLSC Memphrémagog. Ça s’est passé, il y a près de deux ans. Ma fille, bachelière en Sciences infirmières, alors employée au CHUS depuis 23 mois, aspirait travailler au CLSC de son milieu. Elle fut convoquée en entrevue et répondait aux critères d’embauche.
Voici des données tirées des travaux du professeur Charles Castonguay qui indiquent à quel point l'heure est grave sur le front linguistique. Non seulement il est difficile d'obtenir du service en français dans plusieurs secteurs de la ville, non seulement les immigrants allophones se font assimiler par les anglophones, mais les francophones eux-mêmes se font assimiler dans l'Ouest-de-l'île.
Tout récemment, le chroniqueur Yves Boisvert de La Presse réagissait à l’enquête menée par le Journal de Montréal au sujet de la situation linguistique dans les commerces du centre-ville, du Plateau et de Côtes-des-Neiges. Faisant une lecture incomplète des résultats, il est sorti avec l’interprétation suivante : seulement 15 des commerces sur 97 ont engagé la jeune femme se disant unilingue anglaise, ce qui n’est pas significatif.
L’enquête de la journaliste Noée Murchison publiée dans le Journal de Montréal du 14 janvier 2008 « Le français pas important » vient mettre à terre en un superbe uppercut toute la rhétorique débile de l’Office québécois de la langue française (OQLF), du gouvernement du Québec et des éditorialistes de Gesca, rhétorique qui affirme que le français va bien et même qu’il progresse à Montréal!
Dans The Globe and Mail du 12 décembre 2007 :
Version envoyée au courrier des lecteurs du Devoir. Ne sera probablement jamais publié car les amis de Lulu siègent au conseil d'administration.
Tendances lourdes
Le recensement de 2006 vient confirmer ce qui se voit à l’œil nu dans les rues de Montréal; le français régresse et l’anglais progresse. Les statistiques ont été abondamment citées. Mais que signifient les tendances mises en évidence recensement après recensement? Deux choses :
1) La Canada français est un concept qui a vécu.
Le recensement de 2006 vient confirmer ce qui se voit à l’œil nu dans les rues de Montréal; le français régresse et l’anglais progresse. Et cette fois, la régression du français est marquée et visible même pour les esprits les plus obtus.
Voici ce qu'il en est:
• La proportion de Canadiens de langue maternelle française ne cesse de décroître passant, entre 1951 et 2006, de 29 % à 22 %.
• À l'extérieur du Québec, entre 1951 et 2006, la proportion de Canadiens de langue maternelle française passe de 7,3 % à 4,1%.
Si vous souhaitez vous faire une tête de ce qui se passe au Québec concernant la langue ou la question nationale, la lecture de The Gazette s’avère essentielle. The Gazette reflète et défend fidèlement les intérêts des anglo-Québécois, une communauté qui connaît ses intérêts, qui se tient et dont l’action politique est structurée et cohérente (la plupart du temps).
Michel Lapierre du Devoir recensait récemment (édition des 13 et 14 octobre) Heureux les nomades et autre reportages (1940-1945) recueil de textes journalistiques de Gabrielle Roy.
Ainsi donc le bon Docteur Couillard recule et gardera ouvert l’hôpital de Lachine, le dernier hôpital de langue française dans l’ouest de Montréal. L’urgence sera ré-ouverte à partir de janvier 2008. Bravo, belle victoire.
Il y a un seul hic au dossier : l’hôpital sera intégré dans le RUIS (réseau universitaire intégré de santé) de McGill.
Le dernier hôpital francophone de l’ouest de Montréal passe ainsi sous la coupe du McGill University Health Centre (MUHC)!
Le projet de loi sur « l’identité québécoise » du PQ a été accueilli avec une brique et un fanal et suscite une véritable crise d’hystérie dans les médias fédéralistes. Les mercenaires de Power Corporation (La Presse) font des heures supplémentaires pour étouffer toute éclosion d’un soupçon d’appui populaire envers ce type d’idée.
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