Nous, citoyennes et citoyens regroupés dans le Mouvement Montréal français, lançons un appel pressant à la mobilisation et à l’action, non seulement pour contrer les reculs du français à Montréal, mais surtout pour réaliser les objectifs de la Charte de la langue française :
p. 91 : Est-ce trop demander que l’État s’acquitte de ses propres responsabilités? Est-ce trop demander que les communications du gouvernement du Québec se fassent en français avec les entreprises établies au Québec? Est-ce trop demander que notre gouvernement, qui se met littéralement à fonctionner en anglais dès que quiconque l’aborde ainsi ou s’exprime simplement avec un accent étranger, ne donne des services en anglais que par l’entremise des organismes publics qui desservent principalement la communauté historique anglophone? Est-ce trop demander qu’il se penche sur cette exigence de la maîtrise de l’anglais à l’embauche dans les entreprises lorsque rien ne le justifie, alors que celle du français n’est souvent même pas prise en compte?
Serge Forgues, 24 Heures, 2 février 2010.
Monique Giroux a reçu son prix des mains de Luc Thériault, président du MMF
et de Mario Beaulieu, président de la SSJB de Montréal.
photo: Serge Forgues, 24 Heures
Je suis inquiète de la situation du français à Montréal. J’ai l’impression de me retrouver au début des années 70. Petite, je venais avec ma mère à Montréal et je me souviens qu’elle avait besoin de parler anglais sinon nous aurions été mal reçus chez Eaton ou Simpsons.
p. 17 : « ce qui est en jeu ici, c’est la volonté des francophones de continuer à imposer collectivement et individuellement leur langue dans le contexte inédit de la mondialisation. S’ils ne sont pas capables de donner un franc coup de barre à cet effet, je ne vois pas comment le français au Québec pourrait avoir véritablement de l’avenir. »
p. 22 : « En tout premier lieu, on pense à ceux que l’on entend répondre en mauvais anglais à des Québécois issus de l’immigration qui s’étaient pourtant adressés à eux en français. »
Albert Weber, Lesdéferlantes.Lemag, le Webmagazine sur les cultures et les musiques d'Amérique du Nord et d'Europe, 6 Février 2010
Par ailleurs, elle a aussi mis l’accent sur un projet destiné à « favoriser l’intégration des immigrants en les sensibilisant à la culture francophone ».
D'où ces propos : « Pourquoi il n’y a pas de spectacle de bienvenue pour les nouveaux arrivants ? Un grand party gratuit, disons à la Place des Arts, avec des représentations de tous les styles et de toutes les disciplines, où des gens viennent par la suite traduire dans chacune des langues ce que l’on vient de vivre? ».
« L'appel au maire Tremblay a été entendu! Des deux panneaux affichés - coin Bélanger et Chateaubriand (l'un français et l'autre anglais), il n'en reste plus qu'un seul. Devinez lequel! » - Caroline Moreno, 4 février 2010.
Yves Chartrand, Montréal, 4 février 2010.
Peu leur importe les inquiétudes des Québécois d’origine française devant le fait d’être maintenant moins de la moitié des résidents de Montréal et d’avoir une faible capacité de bien intégrer les nouveaux arrivants et en français. Peu leur importe l’érosion de langue française à Montréal notamment et le fait que le Québec ne contrôle qu’une partie de son immigration, alors que l’autre relève du fédéral et n’impose aucune connaissance du français pour être admis sur le territoire québécois. Peu importe que certaines communautés ethniques enclavées dans un ghetto comme Parc-Extension ne veuillent pas parler français. Enfin, peu importe pour eux que la nation québécoise d’origine française disparaisse un jour de la carte du monde noyée dans un melting pot à l’américaine ou le multiculturalisme ‘’ canadian ‘’avec comme langue commune l’anglais. Ils font sans le vouloir le jeu de ceux qui veulent nous voir disparaître dans une soupe multiculturelle et qui salivent déjà ailleurs au Canada à la lecture de leur texte.
Le Blogue-notes de Claude Thayse, 4 février 2010.
Étendre à d’autres pays l’action internationale que L’Association « Avenir de la langue française » a lancée en 2009 avec des syndicats et associations d’Allemagne, d’Italie et du Québec, pour affirmer le droit des travailleurs de travailler dans leur langue nationale dans leur pays.
Josée Legault, Voir, 3 février 2010
En passant, ce modus operandi n'est pas spécifique aux groupes dits religieux. En fait, pour tout vous dire, au Canada, les pionniers en sont les leaders anglo-québécois.
Depuis l'adoption de la loi 101 en 1977, certains mènent une "guérilla juridique" constante, patiente et efficace pour élargir les droits collectifs de la minorité anglophone sous le couvert de la défense des droits individuels (1). Et vous savez quoi? Ça fonctionne à merveille! Déjà en 1996, j'avais compilé plus de 200 modifications apportées à la loi 101 suite à divers jugements, dont la plupart l'ont affaiblie. C'est la même stratégie qu'empruntent maintenant des groupes religieux. Et pas seulement au Canada.
Jacques Noël, Tribune libre, Vigile, 1er février 2010.
Pendant qu’à Montréal et dans l’Outaouais, Charest laisse tout passer. Pendant que les affiches bilingues envahissent la Ste-Catherine, en Catalogne on multiplie les amendes pour ceux qui ne respectent pas la langue catalane.
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